Contenu
Les enjeux paysagers liés à la route et au chemin
Le paysage perçu depuis la route est souvent la première impression du territoire et l’image du département en dépend. C’est aussi l’un des principaux paysages quotidiens de ceux qui y vivent. Les grands axes de Lot-et-Garonne ont depuis longtemps privilégié les vallées de la Garonne et du Lot.
Dans les collines, les routes empruntent souvent les lignes de crête, reliant les villages dont beaucoup sont situés en hauteur. La route traverse les bourgs, passe par des points hauts et des vallées. Les voies offrent de larges vues panoramiques sur les paysages du département.
Valoriser les itinéraires majeurs de découverte
***Les atouts
****
Une autoroute vitrine de la vallée de la Garonne
Une organisation du paysage perceptible au fil des kilomètres
Une route qui compose avec la topographie et la révèle
Des alignements d’arbres majestueux qui accompagnent les axes majeurs
Des points de repères qui guident l’usager
Des séquences paysagères bien perceptibles qui se succèdent sur un itinéraire
Des vues sur le cours d’eau côtoyé ou traversé
Des panoramas remarquables depuis les collines
Des points d’appels qui incitent à faire une pause
Des aires d’arrêts offrant des vues sur le paysage
Des bas-côtés en harmonie avec le paysage alentour
***Les risques
****
Laisser la végétation progresser en bord de route et fermer toute vue.
Planter des espèces horticoles inadaptées avec le paysage environnant.
Couper les alignements d’arbres sans programmer leur renouvellement.
Oublier la possibilité de planter des arbres sur des axes en étant dépourvus.
Implanter des bassins d’orage standardisés sans insertion paysagère.
Concevoir des modelés aux formes raides, aux abords des ouvrages routiers parcourus quotidiennement.
Isoler la route de son paysage par de hauts talus de déblai.
Favoriser l’implantation de zones d’activité le long de l’ouvrage sans un réel projet d’aménagement qualitatif (recul des bâtiments, plantations…).
Implanter une aire d’arrêt sans point de vue sur le paysage alentour
Laisser s’implanter une urbanisation non contrôlée le long des grands axes.
**Mettre en valeur les grands axes vitrines du département
Ces voies principales constituent souvent le premier contact avec les paysages du Lot-et-Garonne. Elles concentrent l’essentiel du trafic de transit qui traverse le département. Ces axes constituent autant de vitrines du département qu’il est important de soigner. La mise en scène du paysage perçu par l’usager revêt une importance pour l’image du département. L’A62 ou la R911 le long de la vallée de la Garonne, la RN21 qui traverse la totalité du département nord/sud, la RD 911 dans la vallée du Lot et bien d’autres axes moins importants (RD15, RD16) offrent des parcours de qualité. Il convient donc d’être particulièrement vigilant sur l’évolution des paysages perçus depuis ces axes.
Pistes d’actions envisageables
Mettre en valeur le paysage perçu depuis les grands axes.
Révéler les points forts du paysage, ouvrir des vues.
Créer des points d’arrêts, en faciliter l’accès.
Maîtriser les implantations bâties limitrophes de l’axe.
Maîtriser l’urbanisation autour des points d’échanges.
Accompagner la route d’actions paysagères à l’échelle de l’ensemble du tracé. Mettre en place des chartes d’itinéraires.
**Aménager avec soin les abords des infrastructures
La route peut devenir un vecteur de découverte des paysages à condition que sa conception s’attache à valoriser l’identité des territoires traversés. Tout nouveau projet routier constitue une opportunité de création de paysage aussi bien à l’échelle de l’ouvrage que du territoire. Le risque est que les axes routiers proposent des aménagements standardisés, qui contribuent à banaliser les parcours en les rendant similaires L’axe devrait composer avec son entourage le plus finement possible. La gestion des abords directs de la route a une grande importance dans la perception des parcours des paysages et mérite une attention particulière.
Pistes d’actions envisageables
Adapter les aménagements à l’identité paysagère des lieux.
Mettre en scène les itinéraires en fonction des séquences paysagères.
Raisonner les emprises et les modelés en fonction du paysage traversé. Limiter les remblais-déblais qui déconnectent la voie des paysages qu’elle traverse.
Adapter les choix de plantations à l’identité des paysages traversés. Pérenniser et planter des alignements d’arbres sur des itinéraires choisis.
Élaborer des plans de gestion des dépendances vertes. Gérer la végétation proche de la route afin de pérenniser les vues.
Diversifier et modeler les lisières forestières.
Révéler les franchissements de cours d’eau et les événements du relief.
Valoriser les couches géologiques dans les situations en déblais.
Veiller à la qualité des talus ou des murs de soutènement.
Aménager des aires d’arrêt attractives aux endroits clés du paysage.
Ouvrir des points de vue.
{}
{}
{}
Affirmer les traversées et les entrées de bourg
***Les atouts
****
Le clocher ou le village comme repère dans l’axe de la route
L’écrin de petites parcelles agricoles que l’on traverse avant d’entrer dans le village
Un alignement d’arbres qui accompagne l’entrée
Une limite franche de l’urbanisation qui cadre l’entrée dans le bourg
Un projet urbain de qualité le long des pénétrantes. Des zones d’activités sobres.
Des circulations douces accompagnant les pénétrantes
La route qui se transforme en boulevard urbain ou en rue conviviale
La traversée de bourg bien aménagée, conciliant transit routier et vie locale
Des espaces publics attractifs qui donnent envie de s’arrêter
Des voies principales, traversant le village, aménagées simplement, en accord avec le contexte rural
***Les risques
****
Laisser se développer un paysage périurbain anarchique, sans qualité. Ne pas affirmer les limites de la ville.
Multiplier les voies qui ne sont ni vraiment des routes, ni vraiment des rues. Ne pas entretenir et aménager avec soin (plantations) les accotements et les trottoirs des voies pénétrantes.
Traverser le village par une route surdimensionnée, sans âme et sans espace public perceptible.
Installer des aménagements sophistiqués très urbains, inadaptés au cadre rural du village.
Implanter un bâtiment d’activité qui masque la silhouette du village. Développer une zone d’activités sans cachet, le long de la voie principale d’accès.
Laisser proliférer les enseignes le long de la voie.
Implanter des zones d’activités hétéroclites sans conception d’ensemble.
**Valoriser l’entrée dans la ville
L’entrée dans le bourg constitue le passage du paysage agricole à celui de la ville. Suivant l’échelle de la ville ou du village et bien sur des caractéristiques du site, l’entrée constitue une séquence plus ou moins longue, ou bien une limite plus nette. L’aménagement des abords de la voie participe à la qualité de cette progression, en marquant la transition (ou la rupture suivant les contextes) depuis la route vers une rue au caractère urbain : resserrement de la voie, aménagements structurants l’espace (alignements d’arbres, haies basses, contre-allée, revêtement de sols…), maîtrise des vues et des perspectives.... L’aménagement de la voie et de ses abords permet également de redonner une unité au tissu urbain parfois disparate des périphéries. L’enjeu est également de maîtriser finement les développements urbains futurs qui participeront fortement au caractère de l’entrée.
Pistes d’actions envisageables
Mettre en valeur les vues au fur et à mesure de l’approche du bourg. Mettre en scène le clocher ou le bâti en ligne de mire.
Créer un événement marquant l’entrée : mise en valeur d’un élément repère (pont, moulin, barrage, rivière, cimetière, alignement d’arbres…).
Soigner l’aménagement et la gestion des voies d’accès au bourg et de leurs abords. Enfouir les réseaux aériens.
Conserver ou préempter des emprises publiques le long des voies pour aménager l’entrée. Requalifier les pénétrantes en rue ou en boulevard.
Aménager les abords de la voie pour redonner une unité à une urbanisation parfois disparate.
Maîtriser les implantations bâties limitrophes de la voie d’entrée (recul, front urbain). Eviter l’urbanisation linéaire ou le mitage qui forment trop souvent le premier contact avec le bourg.
Donner une unité aux zones d’activités. Mutualiser et planter les parkings des zones commerciales. Donner une unité aux zones d’activités.
**Aménager les traversées de bourg
La traversée du village ou du bourg doit signifier au conducteur qu’il est bien en ville, avec tout ce que cela comporte. L’aménagement doit être adapté au contexte, rural ou urbain selon les cas, afin de respecter l’identité du bourg. Il s’agit d’éviter les solutions techniques localisées pour ralentir les véhicules au profit d’une réflexion plus étendue. L’emprise de la chaussée doit se faire plus discrète pour redonner une importance aux places, aux espaces piétons, aux mails, aux allées… Le long des grands axes, il est nécessaire de concilier le passage du transit routier et le maintien d’un cadre de vie locale de qualité. Dans les villages ou les bourgs la traversée devient une rue habitée, un boulevard urbain, ou encore une place centrale. Une traversée aménagée permet de restructurer l’espace public et de donner ainsi une certaine unité à la perception des lieux.
Pistes d’actions envisageables
Marquer la transition route-rue : réduire la largeur de la chaussée, aménager les bas-côtés.
Mettre en valeur les petits éléments du patrimoine.
Hiérarchiser les espaces publics.
Penser aux arbres dans l’aménagement des espaces publics : arbre isolé ou mail sur une place, alignements d’arbres le long des voies…
Valoriser tous les événements (croisement, circulation douce, passage de l’eau) rencontrés par la voie principale traversant le bourg.
Privilégier une continuité des aménagements pour conserver l’ambiance des traversées.
Aménager des déplacements doux depuis la périphérie jusqu’au centre.
** Maîtriser les vues depuis les contournements
Certains contournements récents (Marmande, Villeneuve-sur-Lot par exemple) offrent de nouvelles perceptions de la ville. L’implantation d’un contournement est bien souvent effectué selon une logique routière de transit, avec plusieurs giratoires. Depuis la voie nouvelle, ce sont alors les arrières de la ville ou sa périphérie qui deviennent visibles, constituant de fait une nouvelle façade de l’agglomération ou du bourg. L’enjeu est alors de réaliser un travail de composition entre la nouvelle voie et l’urbanisation existante afin de donner une perception positive du bourg. Il est important que cette voie ne soit pas déconnectée de son contexte. Le contournement est aussi souvent considéré comme une limite aux futures constructions, ce qui implique une anticipation pour la composition d’ensemble du secteur dans les documents d’urbanisme. Cela demande une certaine vigilance pour éviter de combler l’espace par des zones d’activités ou d’habitat disséminé, mal reliées avec la structure urbaine existante. L’aménagement du contournement doit aussi être questionné par rapport au développement urbain futur : un aménagement de type routier n’est pas adapté si la voie doit à terme traverser un quartier urbain.
Pistes d’actions envisageables
Créer les premiers plans le long de la voie de contournement pour former une transition : plantation d’arbres par exemple.
Conserver une surface non bâtie suffisante entre la voie et les premiers bâtiments si la logique routière est conservée.
Composer ou recomposer l’urbanisation en périphérie du bourg en tenant compte de la nouvelle voie.
Imposer un traitement des arrières de parcelles dans les zones d’activités.
Établir des règles simples de composition des futures tranches urbaines dans les documents d’urbanisme. Eviter le mitage ou le coup par coup.
Anticiper la structure du contournement si l’urbanisation est prévue à proximité.
Profiter du tracé neuf pour amener une réelle plus-value paysagère.
{}
{}
{}
Valoriser la variété du paysage routier
***Les atouts
****
Une séquence de paysage très lisible depuis la route
Des fenêtres dans la végétation sur les itinéraires
Des panoramas depuis les routes sur les crêtes des collines ou des coteaux
Le point de vue qui permet d’embrasser le bourg et son site
La route de fond de vallée donnant à voir les coteaux et l’eau
Les itinéraires intimes au contact de la rivière
Le patrimoine lié à l’eau mis en valeur près de la route
Une traversée forestière aux lisières laissant entrevoir la profondeur du sous-bois
Des alignements majestueux cadrant la route et l’ombrageant en été
Un paysage attractif aux abords des itinéraires
Des aires d’arrêts accueillantes pour voir les panoramas
***Les risques
****
Ne pas percevoir la singularité des paysages traversés par la voie.
Ne pas pouvoir s’arrêter en sécurité pour voir le point de vue.
Laisser pousser la végétation du bord de la route qui masque les vues. Franchir de « petits événements » masqués par des friches, sans s’en apercevoir.
Longer un cours d’eau dans une vallée pendant des kilomètres en l’oubliant progressivement faute de mise en valeur.
Laisser une urbanisation linéaire s’étirer le long des voies.
Couper le bel alignement le long de la route sans le renouveler.
**Pérenniser les alignements d’arbres le long des routes
De nombreux alignements de platanes majestueux accompagnent les itinéraires du Lot-et-Garonne. Les alignements d’arbres mettent en scène le tracé de la route, en la cadrant et en créant des perspectives. Depuis les alentours, ils signalent le passage de la route et participent fortement à la qualité des itinéraires. Aujourd’hui, ils sont fortement menacés par des abattages et l’absence de nouvelles plantations. Ce patrimoine vivant mérite une grande attention. L’enjeu est de les protéger, de les renouveler et d’en créer de nouveaux afin de donner une qualité paysagère aux routes.
Pistes d’actions envisageables
Établir un plan de gestion départemental. Promouvoir une politique de plantation tenant compte des nouvelles recommandations de sécurité.
Acquérir des emprises suffisantes dans les projets d’infrastructure pour pouvoir planter.
Restaurer les alignements existants sur des axes choisis.
Planter des arbres de haut jet sur de longues sections le long des voies principales.
Varier les essences utilisées en préservant l’homogénéité par voie ou par secteur pour garder une signature paysagère.
**Valoriser le paysage des itinéraires
La route est un médiateur entre l’usager et le paysage. Le charme d’un itinéraire tient au fait qu’il révèle la qualité et la diversité des lieux traversés. Il s’agit par exemple du basculement dans une vallée, d’une porte forestière, de situations en belvédère, de vue sur un coteau ou un village-perché ou encore du franchissement de la rivière. Voir et mettre en scène les parcours implique une gestion des abords directs mais aussi de périmètres plus larges. A une autre échelle, de nombreux petits éléments complètent l’animation des parcours. Il peut s’agir d’un pont, d’un muret de soutènement ou bien de l’arbre-signal au carrefour. L’enjeu est d’animer les parcours en valorisant la variété des paysages traversés.
Pistes d’actions envisageables
Mettre en place les actions du type 1% paysage sur les itinéraires.
Ouvrir des vues depuis les routes (belvédère, fond de vallée).
Inciter à gérer les plantations proches de la route (bois, peupliers) pour favoriser une perception de qualité.
Révéler les points de basculement du relief : ouvrir les vues, renforcer l’effet de surprise en créant des contrastes.
Préserver les arbres isolés, les bosquets, les murets en pierre, les haies basses qui accompagnent la route.
Créer des points d’arrêts, entretenir les points de vue.
Mettre en valeur les ponts et les cours d’eau.
Favoriser l’ouverture des prairies et des champs en fond de vallée et à proximité du cours d’eau.
Maîtriser l’occupation du sol aux abords de la route qui peuvent pénaliser les vues : bâtiment ou boisements oblitérant les vues.
**Veiller à l’aménagement des carrefours et des giratoires
Ce sont des lieux spécifiques des itinéraires où les modes de perception changent, ceux du paysage alentour également. Le ralentissement à l’abord du croisement accentue l’importance visuelle des abords de la route. D’autre part, la perception lointaine des carrefours permet d’anticiper cet événement sur le parcours. Il est important d’avoir une bonne lisibilité du point d’échange et que celui-ci s’accorde avec le paysage alentour. L’enjeu est que leur aménagement reste sobre tout en dépassant le seul aspect sécuritaire.
Pistes d’actions envisageables
Marquer le carrefour par des arbres dans les paysages ouverts. Utiliser les arbres de haut-jet qui laissent passer le regard et signalent le carrefour de loin.
Créer une clairière au niveau des carrefours forestiers.
Rester sobre dans l’aménagement des giratoires et des voies d’accès. Eviter une trop grande artificialisation des aménagements des galettes centrales des giratoires.
Conserver un vocabulaire simple évoquant la route et non le jardin (prairie, plantation d’arbres, de haies…). Ne pas déconnecter le carrefour de son site par des talus ou des plantations horticoles.
Concevoir les croisements et les giratoires avec sobriété dans l’esprit du paysage alentours.
{}
{}
{}
Découvrir le paysage « en mode doux »
***Les atouts
****
Des lieux remarquables à visiter
Des chemins accessibles autour des villages
Des liaisons pédestres et cyclables entre les quartiers de la ville
Une balade le long du canal en venant du centre du village
Un édifice religieux comme but de promenade
Des chemins entretenus et accessibles à travers les champs
Des points de vue en belvédère
Des vues panoramiques sur les vallées ou le moutonnement des collines
Des axes « verts » qui traversent le département
Des arbres majestueux offrant une halte à l’ombre
Des sites reconnus, vecteurs de l’image de ce territoire
Des abords soignés qui conservent le charme de l’endroit
Des aménagements de site sobres qui révèlent le paysage
Des points d’arrêts accueillants pour voir les sites et les panoramas
***Les risques
****
Oublier de développer les déplacements doux dans les documents de planification.
Ne pas disposer de chemin de balade autour du village. Bitumer tous les chemins proches du bourg. Marcher directement au contact des voitures.
Supprimer les chemins lors des aménagements fonciers. Couper un chemin pour récupérer une emprise agricole. Ne plus avoir accès au territoire rural en raison de la disparition des chemins.
Traverser le département sans percevoir les sites singuliers.
Avoir des difficultés à s’arrêter le long de la route pour regarder un panorama.
Détruire le charme d’un site par des constructions qui s’imposent.
Proposer des aménagements sans qualité dans des sites remarquables ou emblématiques, qui les banalisent.
Aménager un site puis oublier de l’entretenir régulièrement. Laisser les sites se refermer sous la végétation. Perdre l’attractivité d’un endroit par manque d’entretien.
Oublier de développer les déplacements doux entre les sites et les centres bourgs.
Laisser la végétation occulter les vues le long des routes, des chemins et des voies d’eau.
**Aménager de grands axes verts
Le département du Lot-et-Garonne bénéficie d’un fort potentiel pour constituer des « axes verts » traversant une partie ou la totalité du département : le canal, les voies ferrées désaffectées, le fleuve et les rivières… Ils constituent des supports intéressants à valoriser pour proposer d’autres modes de fréquentation du territoire. Certains ont déjà fait l’objet d’aménagements, d’autres restent à envisager. La maîtrise foncière constitue un préalable souvent indispensable. L’enjeu est également de leur donner un rayonnement conséquent en travaillant sur leur mise en réseau.
Pistes d’actions envisageables
Faire un recensement de toutes les emprises disponibles.
Prévoir les emprises réservées dans les documents de planification.
Utiliser la préemption pour constituer des itinéraires cohérents.
Aménager des liaisons douces sur ou le long des grands axes.
Trouver des accords pour des droits de passage.
Retrouver des cheminements le long des cours d’eau majeurs.
Connecter les grands axes entre eux et à des réseaux de chemins secondaires.
**Retrouver des chemins de promenade quotidiens
Les chemins constituent l’espace public rural. Le charme des paysages ruraux tient pour partie au fait de pouvoir les parcourir à pied ou en vélo, ce qui permet de nombreux arrêts et vues révélant les particularités de ce territoire. L’enjeu est de favoriser l’accessibilité des paysages y compris ceux qui paraissent plus ordinaires. La diversité des itinéraires, des dénivelés, ou encore des vues, doit être l’occasion de révéler la richesse des paysages. Cela passe par la mise en valeur des chemins et des nombreux éléments qui animent les parcours : franchissement d’un cours d’eau, point de vue sur la vallée ou le village, belvédère, chapelle…
Pistes d’actions envisageables
Conserver et valoriser les chemins dans les réaménagements fonciers. Eviter la desserte agricole en cul de sac.
Conserver une maîtrise foncière publique des chemins.
Créer ou mettre en valeur des événements simples le long des parcours : vue, arbre isolé majestueux, accès à l’eau…
Relier les chemins aux villages et aux bourgs. Retrouver un chemin de tour de village.
Créer des départs de chemins bien identifiables. Prévoir des accès et des stationnements pour donner accès aux chemins de randonnée.
Continuer de mettre au point des itinéraires de randonnées. Rétablir des continuités aujourd’hui encore absentes.
Soigner les itinéraires en balcon en dégageant ou en préservant les vues.
Dégager des points de vue sur l’eau.
Accompagner certains chemins de fruitiers ou d’arbres de haut jet.
Proposer des itinéraires de découverte liés aux productions agricoles emblématiques.
**Valoriser les lieux de visite remarquables
Où emmèneriez-vous des amis venus pour le week-end ? De quels endroits du département parlez-vous à vos amis quand vous leur rendez visite ? Certains sites dégagent un charme singulier et laissent une impression profonde à celui qui les découvre. Ces sites historiques ou naturels offrent une perception originale liée à leur ambiance ou à leur emplacement. Le Pech de Berre, Bonaguil, Monflanquin, le belvédère de Meilhan-sur-Garonne sont les ambassadeurs de bien d’autres endroits à mettre en avant pour leur qualité paysagère. L’important est de concilier leur fréquentation avec la préservation de leur singularité. Dans tous ces lieux fréquentés, la qualité des aménagements d’accueil doit être exemplaire : routes d’accès, stationnement, belvédère, chemins, mobilier, informations… Les choix pour l’aménagement d’un site sont majeurs pour susciter l’émotion ou au contraire la détruire. Et c’est là tout l’enjeu pour conserver la force évocatrice de ces lieux emblématiques.
Pistes d’actions envisageables
Faire un bilan des sites à valoriser au-delà des protections existantes.
Promouvoir et aménager des sites aujourd’hui peu valorisés.
Mettre en réseau les grands sites du département.
Aménager en respectant l’esprit des lieux.
Prévoir des aménagements de fréquentation de qualité et respectant les lieux (sentier, belvédère, stationnement).
Eviter un traitement trop routier des stationnements et des accès.
Aménager des aires de lecture qui expliquent le site.
Maintenir et valoriser les points de vue. Gérer la végétation pour les révéler et leur conserver un pouvoir attractif.
Favoriser les vues successives, lointaines à proches.
Maîtriser l’urbanisation pour éviter les covisibilités.
Allier découverte progressive et effet de surprise, dans l’approche du site.
Aménager des circuits de découverte. Faire découvrir les milieux naturels par des circuits choisis.
Faire vivre les sites par le développement d’animations in situ de manière ponctuelle ou plus perenne
{}
{}
{}
Route, chemin et paysage- Repères bibliographiques
***Site internet
Circuits de randonnée en Lot-et-Garonne
***Guide
Concevoir les parkings en milieu naturel
***Ouvrages et études
Les arbres de bord de route et la sécurité routière, 2014
Plan de gestion des arbres d’alignement sur le réseau routier départemental, l’exemple de l’Ariège, 2009
Des ponts en Lot-et-Garonne, Le festin, 2003, n°47, p86-91 Mousset Hélène
Les plantations d’alignement le long des routes, chemins, canaux, allées, IDF, 1988, Corinne Bourgery, Dominique Castaner


















