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Dynamiques et enjeux paysagers de la Vallée de Garonne

Dynamiques paysagères de la Vallée de Garonne

La comparaison des cartes et photos aériennes permet de révéler les évolutions du paysage.

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Vallée de Garonne - Carte d’Etat-major 1850

La carte d’Etat-major montre une occupation différentiée de la vallée. Le fond de vallée est cultivé, seuls les abords du ruisseau de Tareyre et de l’Ourbise sont occupés par des prairies (vert bleu). Les boisements (vert jaune) sont rares.
Dans la basse vallée, le bâti est rare. Il s’agit essentiellement de fermes isolées. Toutefois une concentration bâtie est observable sur la rive gauche de la Garonne légèrement au nord de Tonneins. L’habitat privilégie les implantations sur la moyenne terrasse de part et d’autre de la Garonne. Ainsi Tonneins se protège des inondations du haut de la terrasse alluviale, renforcée de murs. Des châteaux se sont également implantés en hauteur sur le bord de la terrasse, profitant ainsi de la vue.

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Vallée de Garonne - photo aérienne IGN 1945

En 1945, la situation semble n’avoir guère changé. La photographie permet toutefois de préciser l’occupation du sol.
Le parcellaire agricole est découpé en lanières très fines, de 100 à 200m de longueur sur 20m de large. Au sein de ce parcellaire très découpé de nombreux fruitiers sont plantés en ligne. Autour des prairies, ripisylves et haies forment un paysage bocager de part et d’autre des cours d’eau.
Des évolutions sont tout de même sensibles depuis la carte d’Etat-major. En premier lieu l’apparition d’un cordon de petites peupleraies en bordure de rivière qui transforment le paysage aux abords de la Garonne. En second lieu la réduction du bâti en rive gauche de la Garonne, à proximité de Tonneins.

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Vallée de Garonne - photo aérienne IGN 2012

En 2012, les évolutions sont nombreuses, le paysage a considérablement évolué en 65 ans.

La simplification du parcellaire agricole

L’agrandissement du parcellaire agricole est spectaculaire. L’adaptation du parcellaire à la mécanisation dans l’après-guerre a radicalement transformé le paysage. Les champs font aujourd’hui entre 2 et 8 ha et les fruitiers ont disparus dans les parcelles. Les rampes d’irrigation ont fait leur apparition, de nombreuses cultures étant désormais irriguées.

L’extension des peupleraies

Le développement des peupleraies s’est poursuivi dans la vallée avec la plantation de grandes étendues, notamment sur d’anciennes prairies.

L’étalement urbain sur la terrasse

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Vallée de Garonne évolution du bâti entre 1945 et 2012

Sur les deux terrasses de la Garonne l’étalement urbain est considérable. Il est même spectaculaire au niveau de Tonneins où la ville a débordé ses anciennes limites pour s’étaler très largement sur la terrasse le long de la voie ferrée et de la RD 813. Dans la basse vallée on observe également l’implantation de carrières alluvionnaires, laissant derrière elles de nombreux étangs aux formes géométriques.


Enjeux paysagers de la Vallée de Garonne

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Vallée de Garonne bloc-diagramme des enjeux paysagers

Retrouver la présence de Garonne

Garonne… un fleuve dont le nom sans article témoigne d’une reconnaissance et d’un attachement presque mythique. L’imaginaire complexe qui l’accompagne, empreint de crainte et de respect, témoigne de son importance. Elle prend pour certains le caractère d’un être vivant, sauvage et impétueuse mais fascinante. Les représentations anciennes la place comme motif essentiel quand il s’agit de montrer la vallée. Mais les activités liées au fleuve ont disparues, on a petit à petit tourné le dos à Garonne, plutôt vécue alors comme un danger à maîtriser techniquement au regard des crues. Un carcan végétal l’enserre par endroits la coupant du reste de la vallée. De nombreuses peupleraies ont également été plantées, créant des écrans visuels aux abords de la Garonne. Ses abords sont peu accessibles. Sa place dans le paysage reste à reconquérir. Il est important de retrouver un nouveau rapport au fleuve et de valoriser sa présence. Plusieurs initiatives locales et artistiques signalent à nouveau l’importance de la présence du fleuve. Mais une stratégie reste à trouver en matière d’aménagement du territoire pour redonner à Garonne une place et une présence plus honorifique dans le paysage. Toute occasion de voir, d’accéder et de s’approprier le fleuve est riche de potentiels. La Garonne constitue une des images de marque du département et bien au-delà.

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Retrouver la présence de Garonne

Pistes d’actions envisageables
- Donner accès au cours d’eau. Créer ou rouvrir des chemins sur les berges.
- Regagner les emprises publiques oubliées le long de l’eau pour créer des chemins.
- Ouvrir les abords du cours d’eau pour le rendre visible. Mettre en scène ces perspectives sur le fleuve.
- Gérer la végétation pour voir l’eau, notamment aux abords des ponts, des routes et des villages.
- Réfléchir à la place du peuplier dans la vallée, notamment aux endroits les plus sensibles : confluences, proximité des bourgs et des ponts.
- Mettre en valeur le patrimoine lié à l’eau : anciens ports, quais, ponts aux architectures remarquables.
- Révéler les confluences et en premier lieu celle avec le Lot.
- Mettre en scène les façades urbaines ou les bords des villages sur la Garonne. Ne pas présenter des zones d’activités ou des arrières de parcelles en bord de fleuve, mais composer des façades urbaines de qualité le long de la Garonne.
- Aménager les espaces publics attractifs le long de la Garonne.
- Ouvrir des vues sur la vallée depuis les routes. Mettre en valeur des points de vue sur la vallée depuis les coteaux.
- Soigner les abords des ponts (éclaircie de la végétation) qui constituent des points de découverte privilégiés des cours d’eau.

Maintenir la diversité des paysages agricoles

Au cours des 60 dernières années le paysage du fond de la vallée s’est simplifié. Les parcelles se sont agrandies et une partie des arbres a disparu (fruitiers, arbres isolés). L’échelle du paysage a évolué avec la création de grandes ouvertures qui donnent aujourd’hui la perception d’une vaste plaine, notamment dans les parties amont et aval de la vallée. Le paysage a tendance à s’unifier et se simplifier. La présence de l’arbre anime pourtant les vues, apportant un cadre et des repères. La diversité de la taille des parcelles et cette armature arborée du paysage méritent une attention particulière afin de les maintenir et de les renouveler. Sur certains secteurs, des parcelles de vergers, de vignes ou de cultures maraîchères s’imbriquent avec l’urbanisation. L’agriculture devient alors périurbaine, surtout en périphérie des plus grandes villes. L’enjeu est alors de concilier cette activité agricole diversifiée en termes d’usages et de cohabitation avec les habitations, en préservant une multifonctionnalité de l’espace. D’autre part, certains coteaux, autrefois pâturés ou jardinés, se referment petit à petit par la végétation. Cela tend à uniformiser les perceptions surtout aux abords des villages et à masquer les points de vues. Pour tous ces points, il est important de maintenir un équilibre pour conserver à la vallée de la Garonne une diversité et une attractivité.

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Maintenir la diversité des paysages agricoles

Pistes d’actions envisageables
- Inciter à la gestion des coteaux de la vallée pour mettre en valeur le petit parcellaire. Gérer les points de vue en belvédère depuis les coteaux.
- Privilégier une diversité des cultures et notamment des cultures spécialisées : vigne, verger, maraîchage.
- Privilégier des filets de couleur sombre qui sont plus discrets dans le paysage pour protéger les vergers. Accompagner les serres par quelques plantations pour atténuer leur impact visuel.
- Maintenir ou créer un réseau de chemins agricoles accessibles sans culs de sac, surtout en périphérie des villages.
- Aménager les abords des exploitations pour en soigner l’image.
- Préserver et replanter des arbres (haies, arbres isolés, rideaux).Maintenir les ripisylves le long des petits cours d’eau.
- Donner à l’agriculture une reconnaissance lui permettant de rivaliser avec la pression foncière urbaine.
- Créer des zones de transition entre les parcelles bâties et les terrains agricoles exploités.
- Conserver des coupures agricoles entre les bourgs. Limiter le mitage.

Préserver le patrimoine bâti isolé

De nombreux petits groupes bâtis isolés ponctuent la vallée de la Garonne. Constitués d’une ferme ou d’une maison de maître ainsi que de leurs annexes (granges, pigeonniers, séchoir à tabac…), ils présentent une valeur patrimoniale non négligeable. Parfois de nouveaux bâtiments nécessaires à l’exploitation sont venus s’y accoler en accord ou en rupture avec le bâti existant. De grands arbres accompagnent souvent l’ensemble, venant magnifier les lieux.
Ces petits ensembles, outre leurs qualités architecturales, ont été implantés en adéquation avec leur site et composent avec le paysage environnant. En situation de belvédère sur le coteau, sur le bombement d’une colline, à mi-pente sur un versant ou dans la « plaine », chaque groupe bâti révèle une qualité et une harmonie que l’on rencontre peu dans les constructions récentes disséminées au sein des terres agricoles. Une vigilance s’impose en cas d’adjonction de hangars agricoles dont la facture peut venir banaliser les lieux. La qualité des petits groupes bâtis patrimoniaux mérite donc une grande attention afin d’encourager leur préservation en respectant leur qualité originelle. La maîtrise de l’urbanisation de leur abord constitue également un point de vigilance important.

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Préserver le patrimoine bâti isolé

Pistes d’actions envisageables
- Sensibiliser les propriétaires à l’intérêt du bâti et à la spécificité de leur implantation.
- Créer des réseaux pour mutualiser les moyens (aide technique et financière, liens avec les associations, référence d’artisans spécialisés).
- Inventorier et réhabiliter le patrimoine isolé : ferme, moulin, pigeonnier, chapelle...
- Eviter l’accolement de lotissements ou de pavillons aux fermes ou maisons de maîtres existantes.
- Veiller à la cohérence des lots en cas de divisions de propriétés pour favoriser l’intégrité du bâti et son avenir.
- Favoriser leur visibilité en évitant l’enfrichement de leurs abords ou des plantations trop denses.
- Maintenir ou renouveler les arbres identitaires (cèdres, pins parasols) qui signalent domaines et fermes.
- Soigner les adjonctions de bâtiments aux fermes ou maisons de maîtres existantes. Réfléchir à l’implantation et à l’architecture des nouveaux bâtiments agricoles.

Mettre en valeur les sites urbains singuliers

Les villages et les bourgs de la vallée de la Garonne illustrent une belle diversité d’implantations, révélant chacune un rapport au site intéressant. Ils se sont installés en composant avec le relief et la présence de l’eau : en rebord de terrasse, au contact du fleuve, en pied de coteau, sur des crêtes, à des confluences. Cette diversité alliant large belvédère sur le fond de la vallée ou bien des ambiances plus intimes en bord de la Garonne, représente un atout. Ces villages offrent des formes urbaines et des compositions singulières avec le site environnant. Leur charme unique s’impose toujours. Ces lieux présentent un caractère patrimonial non négligeable, qui mérite d’être largement pris en compte. Ils sont le fruit d’une histoire, et force est de constater que peu d’opérations urbaines actuelles présentent une qualité équivalente. Bien souvent des développements récents sont venus s’y accoler sans tenir compte de la composition urbaine existante et des particularités du site. Il en résulte des assemblages hétéroclites qui font perdre la force des sites en banalisant le paysage. Il est important de percevoir ce qui fait la singularité des lieux en révélant l’originalité du site. La structure du village et ses particularités internes, la composition avec le relief, le maintien de belvédères, la gestion de la végétation et de l’espace agricole alentour, ou encore le contact avec la Garonne constituent les clés pour faire perdurer ces paysages urbains remarquables. Cela conditionne fortement l’attractivité de ce territoire.

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Mettre en valeur les sites urbains singuliers

Pistes d’actions envisageables
- Mettre en valeur les sites d’implantation des villages et des bourgs : village sur les hauts, au contact du fleuve, en rebord de terrasse par exemple. Révéler les particularités du site (rupture de pente, crête, fond de vallée). Valoriser les éléments singuliers qui donnent au bourg son côté unique (belvédère, place centrale, bord de rivière..).
- Respecter l’échelle du village et sa silhouette dans son développement.
- Prendre en compte la structure du village et de son site dans les projets d’extension.
- Respecter les vues vers les silhouettes des villages en belvédère.
- Eviter le mitage des environs du village.
- Dégager la végétation aux abords des villages pour conserver leur lisibilité.
- Soigner les parcelles agricoles formant l’écrin du village ou du bourg.
- Porter une attention particulière aux routes d’accès et aux entrées.
- Valoriser le patrimoine bâti (monumental, religieux) et les formes urbaines historiques (bastide, bourg castral).
- Renforcer le centre bourg plutôt que d’éparpiller des constructions dans les hameaux.
- Restaurer et dynamiser le bâti délaissé dans les centres bourgs. Identifier et promouvoir les bonnes solutions de rénovation.
- Conserver l’esprit et l’harmonie des lieux dans les aménagements des espaces publics.

Maîtriser les extensions urbaines et le mitage

La présence de grandes villes, du couloir naturel de la vallée de la Garonne et d’un réseau viaire important, a favorisé le développement de l’urbanisation. La maîtrise du fleuve pour partie a aussi favorisé l’étalement urbain. Celui-ci se prolonge pourtant dans des secteurs soumis aux crues, de façon dispersée ou bien en périphérie des bourgs et des hameaux, déconnecté des centres anciens. Les abords des villes et des bourgs ont vu leur physionomie fortement changer. L’urbanisation constitue un élément d’évolution très visible, mais surtout irréversible. Des extensions bâties mal positionnées peuvent altérer la lisibilité de la silhouette du bourg ou l’identification/perception des centres urbains. Elles viennent également combler petit à petit les espaces ouverts de la vallée de la Garonne ou encore les hauts de coteaux altérant les vues en les privatisant. L’urbanisation linéaire et le mitage desservent la qualité des paysages en le banalisant. La façon dont les nouvelles habitations sont organisées entre elles et connectées au reste du bourg conditionne la qualité des lieux. L’idée est de créer de véritables quartiers plutôt que des lotissements stéréotypés sans aucun lien avec la logique urbaine du village. Ce qui fait la particularité du site initial d’implantation (relief, rivière, carrefour, site défensif…) constitue une qualité à mettre en valeur pour que chaque bourg puisse continuer d’affirmer son identité propre. L’adéquation des nouveaux quartiers avec le site constitue un enjeu majeur à prendre en compte pour conserver une harmonie et une cohérence, garants d’une qualité paysagère des lieux.

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Maîtriser les extensions urbaines et le mitage

Pistes d’actions envisageables
- Préserver la silhouette groupée des villages. Harmoniser le développement en fonction du relief. Etre vigilant sur l’emplacement, les volumes et les couleurs des nouvelles habitations.
- Prôner un développement durable et économe de l’espace dans les documents d’urbanisme. Interdire l’urbanisation linéaire et le mitage.
- Dynamiser les centres bourgs pour inciter la restauration des habitations.
- Faire évoluer le bâti ancien en centre bourg pour mieux correspondre à la demande actuelle (restructuration d’îlots).
- S’inspirer du bâti existant et favoriser l’alignement des façades ou des pignons et la mitoyenneté qui font le charme des centre-bourgs.
- Envisager d’autres formes d’urbanisation que le lotissement au profit de quartiers reliés avec le centre bourg. Créer de nouvelles voies et un maillage viaire.
- Veiller à l’impact paysager des bâtiments d’activité en périphérie. Requalifier les abords des zones d’activités situées le long des axes départementaux et des entrées de villes.
- Soigner les périphéries des villages : plantations, chemin de tour de village, abords du cimetière...
- Préserver les ceintures de cultures diversifiées autour des villages.
- Préserver un maillage de chemins autour des villages.
- Affirmer les entrées.

Mettre en valeur les espaces publics

Les espaces publics offrent une découverte du cœur de la cité mais aussi de l’entourage du village ou du bourg. Certains villages, implantés en limite de vallée, sont en interface sur deux unités paysagères (Clermont-Dessous, Sainte-Colombe-en-Bruilhois, Meilhan-sur-Garonne) et offrent de larges belvédères sur la vallée de la Garonne. D’autres font découvrir la proximité de l’eau en côtoyant le fleuve (Couthures-sur-Garonne, Tonneins). A chaque fois l’aménagement des points de découverte du paysage constitue un enjeu important. Plus largement le cheminement jusqu’au centre constitue la première impression du bourg. L’entrée dans l’urbanisation forme une transition entre les cultures et un environnement bâti. Elle doit apporter un changement d’échelle après un parcours routier. La route fait place aux rues dont la qualité d’aménagement est importante pour le cadre de vie des habitants. Les espaces publics, comme les places, sont des points stratégiques à soigner pour conserver le cachet du bourg et sa convivialité. Ils ont un fort pouvoir d’attraction pour les nouveaux résidents à venir et l’image de la cité. Dans le bourg la création d’une nouvelle place ou d’une avenue permet d’articuler un nouveau quartier avec l’existant. Les espaces publics sont aussi un formidable vecteur pour relier le village à son entourage par des chemins et des circulations douces (continuité des aménagements à promouvoir). Les aménagements pour améliorer le cadre de vie des habitants doivent conserver une simplicité pour garder l’harmonie et le charme des villages.

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Mettre en valeur les espaces publics

Pistes d’actions envisageables
- Valoriser les lieux urbains en belvédère.
- Valoriser les abords des cours d’eau dans les villages et les bourgs. Soigner l’aménagement des ports et des quais.
- Mettre en valeur les places. Trouver un équilibre entre stationnement et convivialité des espaces publics.
- Respecter et valoriser le caractère rural des centres des villages. Privilégier des aménagements simples mais de qualité pour les espaces publics.
- Réserver les aménagements à caractère urbain pour les bourgs principaux.
- Gérer et renouveler les arbres des mails sur les places ou autour des remparts sur les circulations périphériques.
- Affirmer l’entrée dans le bourg par des aménagements simples (alignements d’arbres, contre allée, gestion des bas-côtés, réduction de largeur de voirie…).
- Prévoir dans toutes extensions urbaines des espaces publics structurants de qualité en lien avec le centre bourg.

Valoriser les itinéraires routiers et pédestres

Itinéraire majeur de la vallée de la Garonne, la RD 813 suit tout le couloir du fond de la vallée en pied de coteau ou sur les premières terrasses alluviales. Elle traverse et côtoie bon nombre de villages ou de bourgs. Cette route est un vecteur essentiel de découverte de la vallée, la qualité de son parcours constitue un fort enjeu. Il est important de préserver la qualité des perceptions et de maîtriser les abords de la voie, souvent sollicités par un développement urbain. D’autres routes traversent perpendiculairement la vallée, parfois accompagnées de majestueux alignements de platanes « cathédrales ». Elles enjambent la Garonne, donnant enfin à voir l’eau.
Les voies basculant sur la vallée depuis l’extérieur proposent des vues en belvédère. Chaque voie met en avant des atouts du paysage à soigner : vue, présence de l’eau, basculement du relief. Les abords des voies et leur gestion conditionnent les vues et constituent donc un enjeu important. Les alignements de platanes cadrent la perspective, guidant ainsi l’usager et créant une transition avec les champs ou les zones d’activités. Tout le vocabulaire routier (signalétique, glissières, ouvrages) a également une importance dans la qualité des itinéraires. Les carrefours constituent des moments de réorientation et de ralentissement qui sont aussi des moments de découverte du territoire à soigner. En prolongement des routes, la connexion avec les chemins apporte autant d’occasion d’arpenter le paysage à une autre vitesse. Le canal latéral, déjà bien mis en valeur, propose d’ailleurs une artère « douce » qui constitue un parcours fédérateur à conforter.

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Valoriser les itinéraires routiers et pédestres

Pistes d’actions envisageables
- Soigner le paysage perçu depuis les grands axes.
- Aménager des aires d’arrêt attractives aux endroits clés du paysage. Les relier à des réseaux de chemins existants.
- Aménager les entrées et les traversées de bourg.
- Pérenniser et planter des alignements d’arbres sur des itinéraires choisis.
- Élaborer des plans de gestion des dépendances vertes et des alignements d’arbres. Privilégier des techniques douces d’élagage.
- Maîtriser l’urbanisation limitrophe de la voie, autour des carrefours ou des échangeurs.
- Mettre en scène les itinéraires en fonction des séquences paysagères.
- Maintenir ou créer des vues sur la Garonne.
- Soigner l’aménagement des carrefours. Privilégier un aménagement de la périphérie plutôt que de la galette centrale des giratoire.
- Valoriser les événements jalonnant les parcours (pont, carrefour, point de vue, point de basculement).
- Retrouver des réseaux de chemins à des endroits stratégiques pour percevoir le paysage : belvédère, berges de Garonne et de la Baïse.
- Préserver un maillage de chemins autour des villages.
- Relier la voie verte du canal latéral à la Garonne à un réseau de chemins.
- Valoriser ou créer des voies d’accès au fleuve.


Repères bibliographiques

Paysages
- Observatoire photographique des paysages en Val de Garonne, 2014 - Val de Garonne agglomération
- Etude sur les paysages de la Garonne agenaise, SMEAG , 2013
- Plan Garonne : analyse et valorisation des enquêtes de perception réalisées, 2013 - SMEAG
- Val de Garonne, escales et rencontres en Pays marmandais, 2012 – Editions Privat
- Etude pilote de la Garonne Marmandaise, SMEAG, 2011
- Atlas départemental des sites de Lot-et-Garonne, 2010 - DREAL Aquitaine
- Plan Garonne : volet paysager et culturel, 2008 - SMEAG
- Paysages de Lot-et-Garonne, 2008, CAUE47

Géographie
- Propriété forestière et types forestiers du Lot-et-Garonne, 2014- IFN

Urbanisme et architecture
- SCOT du Pays de l’Agenais, 2013
- PLUI de l’Agglomération d’Agen, 2013
- Guide Paysage et Urbanisation, 2001, DDE47