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Repères géographiques de la Vallée du Lot

Relief et eau

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Vallée du Lot carte relief et eau
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Vallée du Lot bloc-diagramme relief et eau

Une vallée ample aux versants asymétriques

Le Lot présente de nombreux méandres avant son entrée dans le département de Lot-et-Garonne. Sa vallée possède alors des versants sinueux. En entrant dans le Lot-et-Garonne, la rivière retrouve une vallée plus linéaire et un cours globalement moins sinueux. La vallée du Lot s’élargit en suivant le cours de la rivière. Étroite en amont de Villeneuve-sur-Lot, elle atteint 5 kilomètres de large en aval, avant de se resserrer à la confluence, point de jonction avec la Garonne, à hauteur d’Aiguillon.

La vallée du Lot forme une large « plaine » bordée de versants asymétriques, avec au Nord un coteau raide et au Sud un coteau au faciès collinaire plus doux. La vallée est encaissée d’une centaine de mètres par rapport aux crêtes des versants. Aux pieds de chaque versant s’étend une terrasse plate, surélevée de 10 à 30 m par rapport à la plaine.
La rivière n’est pas en position centrale dans sa vallée, se décalant souvent vers la partie nord. Le Lot serpente au sein de ce vaste fond de vallée, formant de petits méandres qui s’approchent fréquemment du versant nord et ont ainsi dégagé de petites « falaises » calcaires.
La rencontre du Lot et de la Garonne est marquée par la présence du promontoire rocheux du Pech de Berre culminant la confluence de 130 m. À cet endroit, la vallée forme une surface plane qui se rétrécit avant de déboucher dans l’ample vallée de Garonne.

Une vallée inondable

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Le risque d’inondation.
Source : Géorisques, site de cartes interactives du BRGM
La rivière reçoit de part et d’autre de nombreux affluents dont les principaux sont au nord la Thèse, la Lémance et la Lède ; au sud le Boudouyssou, la Tancanne, la Masse et la Bausse. Les terrasses ne sont pas plates : un chevelu de ruisseaux espacés de 500 m, 1 km maximum, collecte leurs eaux et façonne un relief de légères rides.
Le risque d’inondation est élevé sur toute la largeur de la terrasse basse de la vallée du Lot à l’aval de Ste-Livrade. Il est ensuite présent mais de façon beaucoup plus réduite entre Villeneuve et Fumel.

Une rivière navigable

Le Lot était autrefois navigable sur sa partie domaniale d’Entraygues à Aiguillon. Mais vers 1900, la navigation fluviale s’est éteinte au profit du chemin de fer. La rivière Lot fut alors déclassée de la nomenclature des voies navigables en 1926. De ce fait, l’Etat n’a pas poursuivi l’entretien des diverses infrastructures : écluses, chaussées, berges, chemin de halage... Les chenaux de navigation n’étant plus dragués non plus, la continuité linéaire de navigation disparut.
Après 1945, la rivière est refaçonnée par l’hydroélectricité avec la construction de 5 barrages hydroélectriques au fil de l’eau, ainsi qu’une trentaine de micro-centrales. Considérant que la rivière n’est plus navigable, l’Etat n’impose aucune servitude de franchissement : certaines usines sont construites sur les écluses. La navigation apparaît alors comme définitivement abandonnée.

La remise en navigation du Lot en cours depuis 1990

Dès le début des années 80, l’Entente Lot et l’Association pour l’Aménagement de la vallée du Lot (AAVL) réfléchissent à des projets touristiques structurants, qui permettraient de faire de la vallée du Lot, une destination touristique de niveau français et européen. La remise en navigabilité du Lot apparaît comme un projet majeur qui aurait des retombées économiques sur l’ensemble du bassin du Lot. Au début des années 90, le Conseil Général de Lot-et-Garonne se lance dans la remise en navigation de la Baïse, du Lot et de leur liaison par la Garonne. Un tronçon de 78 km est ouvert d’Aiguillon (confluence du Lot avec la Garonne) à l’aval de St Vite. source : www.valleedulot.com, site de l’Entente interdépartementale du Bassin du Lot

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En entrant dans le Lot-et-Garonne, la rivière retrouve une vallée plus linéaire et un cours globalement moins sinueux qu’en amont. La vallée du Lot forme alors une vaste « plaine » qui s’élargit en suivant le cours de la rivière. Le Lot serpente au sein de ce vaste fond de vallée, formant de petits méandres qui s’approchent fréquemment du versant nord et ont ainsi dégagé de petites « falaises » calcaires, comme ici à Fumel

La roche et le sol

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Vallée du Lot carte géologie

La vallée du Lot est une gouttière creusée par la rivière dans les molasses. Ses alluvions s’organisent en terrasse haute (q1), la plus ancienne, la moyenne (q2), plus fertile, et la basse (q3, gris bleuté), qui reste inondable et peu habitée. Les deux coteaux qui l’encadrent sont des molasses oligocènes (jaune vif) coiffées, pour les plus hautes, d’une plaque de calcaire miocène (jaune clair).

Un large sillon avec ses terrasses enfoncées entre des coteaux de molasses

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La coupe de 14 km part de St Salvy au sud, franchit les vallées des ruisseaux du Chautard et du Salabert, decend vers la vallée du Lot à travers les molasses boisées oligocènes (g1aS), travers la vallée, remonte sur les crêtes au-dessus de Granges sur Lot et entame la redescente vers le Tolzac.
Source : d’après une coupe géologique BRGM

La rive sud est le rebord de l’entité des Serres. Les coteaux sont taillés dans la molasse oligocène (rose). En rive nord, en pied de coteau, quelques vallées (la Leyde, le Peyral) reposent sur les sables argileux éocènes (gris).

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La basse vallée du Lot, vue vers le sud-ouest depuis Ste Livrade.
Source : d’après fonds géologique Brgm & visualiseur Google earth.

La gouttière apparaît taillée dans les coteaux de molasse oligocène (rose), coiffée sur les crêtes de calcaire miocène (jaune).

Les bourgs se sont généralement implantés en rebord de la moyenne terrasse (gris moyen), limoneuse et fertile : Monsempron, St Sylvestre, Clairac, Aiguillon...
Plusieurs bourgs sont implantés dans la basse terrasse, à moins de 5-10 m au-dessus du fleuve. Ce sont des quartiers anciens des bourgs-pont comme Villeneuve-sur-Lot, les quartiers bas d’Aiguillon, et tous les bourgs de la basse vallée : Le Temple, Castelmoron, etc. Certains bourgs se sont récemment étendus sur cette basse terrasse : Casseneuil.

Agriculture

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Vallée du Lot carte agriculture
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Vallée du Lot bloc-diagramme agriculture

La vallée du Lot possède des terres fertiles riches des sédiments de la rivière, propices à des cultures diversifiées : vergers, cultures maraîchères, grandes cultures et prairies prédominent une vallée quasiment dénuée de boisements, hormis quelques peupleraies.
C’est aux abords de Sainte-Livrade-sur-Lot que l’on trouve l’une des plus fortes concentrations de vergers : prunier d’Ente (pruneau d’Agen), noisetier, pommier et kiwi. Cette caractéristique agricole s’atténue en aval, mêlant les vergers à des grandes cultures (tabac, maïs, céréales et semences) et à du maraîchage de plein champs ou sous serre : légumes, tabac et fraise (surtout en serre).
L’élevage est peu présent dans la vallée du Lot, hormis sur les versants où les prairies sont plus nombreuses.

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Les abords de Sainte-Livrade-sur-Lot présentent l’une des plus fortes concentrations de vergers du département : prunier d’Ente (pruneau d’Agen), noisetier, pommier et kiwi.
Vue vers Ste-Livrade en arrière-plan

Forêt

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Vallée du Lot carte forêt
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Vallée du Lot bloc-diagramme arbre

Les boisements sont rares dans la vallée du Lot. Il s’agit pour l’essentiel de boisements sur les coteaux les plus pentus, notamment le coteau nord, et dans la vallée de petites peupleraies et des ripisylves accompagnant les cours d’eau.
L’ensemble des boisements sont privés. Au point de vue forestier, le peuplement végétal est constitué par des essences à feuilles caduques (chênes, châtaigniers) formant des mélanges pauvres de futaie et de taillis qui occupent les sols peu fertiles.

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Les boisements, peu nombreux dans la vallée du Lot, occupent les versants les plus pentus. la ripisylve du Lot forme un cordon arboré continu dans la vallée, ponctuée de quelques petites peupleraies.
Vue sur le Lot et le village de Ladignac, commune de Trentels

Urbanisme

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Vallée du Lot carte urbanisation
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Vallée du Lot bloc-diagramme urbanisation

Un axe de communication ancien

La vallée du Lot est depuis l’Antiquité, une voie de communication importante : voie antique de la Méditerranée à Périgueux, artère navigable dès le XI ème siècle, route royale au XVIII ème siècle. Le chemin de fer en 1860 vient doubler l’axe du Lot et de la nationale… Aujourd’hui les RD911 et RD666 constituent l’axe majeur de circulation, parallèle au Lot.

Une plaine habitée

Les bords du Lot ont attiré depuis le Moyen Age des hameaux de pêcheurs, des bourgs ecclésiaux, des maisons-fortes destinées à surveiller les passages, des bastides. Des domaines agricoles avec métairies s’y fixent, entre les XVIe et XVIIe siècles. L’habitat de la vallée est surtout dispersé, mais sa forte densité reflète une agriculture intensive. Brique, bauge et terre crue, ressources de la vallée, donnent un signe distinctif au bâti, une coloration plus chaude et contrastée, associée au calcaire agenais.

Des villes au bord du Lot

Historiquement, le territoire porte les traces d’une forte activité liée au Lot en tant que ressource vivrière (marins de rivière, pêcheurs), force motrice (moulins, usines), ou axe de passage (ports, quais, ponts, activités marchandes). Plusieurs villes possèdent ainsi une histoire portuaire : St-Sylvestre-sur-Lot, Villeneuve-sur-Lot, Casseneuil, Ste-Livrade, Castemorron-sur-Lot, Granges-sur-Lot, Clairac, Aiguillon.
Villeneuve présente la caractéristique unique sur le Lot, d’une ville développée sur les deux rives de la rivière. L’agglomération a aujourd’hui recouvert l’ensemble de la largeur de la plaine du Lot, diffusant le long des routes rayonnant vers le centre-ville et ses ponts. Autour de l’agglomération, entre Ste-Livrade et St-Sylvestre, la diffusion bâtie est très forte, les extensions urbaines diffuses, mitant l’espace agricole.

Des villages-belvédère sur les versants

La vallée du Lot est dominée par des coteaux affirmés où ont pris place plusieurs villages offrant autant de vues panoramiques sur la vallée. Sur le coteau nord se sont implantés Laparade et Fumel. Sur le coteau sud, le relief plus doux a facilité l’implantation urbaine, plusieurs villages se sont ainsi édifié sur des crêtes ou des buttes : Penne-d’Agenais, Pujols, Montpezat, Lacepède, Galapian.

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Villeneuve présente la caractéristique unique sur le Lot, d’une ville développée sur les deux rives de la rivière. L’agglomération a aujourd’hui recouvert l’ensemble de la largeur de la plaine du Lot, diffusant le long des routes rayonnant vers le centre-ville et ses ponts.
Vue prise depuis le Nord-est, dans l’axe de l’avenue du Général de Gaulle

Patrimoine

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Vallée du Lot carte patrimoine

Site et patrimoine bâti

Les bastides concentrent une bonne partie des protections patrimoniales de la vallée du Lot. Au détour des méandres du Lot, de nombreux sites et monuments s’articulent au bord de l’eau, nouant un lien étroit avec la rivière. Au gré des eaux de la rivière, ont ainsi été protégés des ensembles bâtis de caractère urbains et ruraux, des châteaux, des moulins et écluses, des plans d’eau.

Bastides : Villeneuve-sur-Lot, Castelmoron-sur-Lot, Sainte-Livrade-sur-Lot, Laparade, Granges-sur-Lot et Le Breuil (non aboutie).
Châteaux : Villeneuve-sur-Lot, Fumel.
Grand paysage : les sites de Pujols, des berges du Lot à Villeneuve-sur-Lot, de la confluence entre Lot et Garonne, des rives de la Lède à Casseneuil.

Patrimoine naturel

Arrété de protection de biotope sur la section avale du Lot
Natura 2000 - directive habitat : site du Griffoul, confluence de l’Automne
Znieff de type 1 et 2 : plusieurs Znieff couvrent les pelouses calcaires des coteaux du Lot.

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Vallée du Lot carte SRCE

Le Schéma Régional de Cohérence Ecologique Aquitaine met évidence les éléments suivants :
- Réservoirs de biodiversité : les milieux humides du Lot et de la Lède, les pelouses sèches des versants sud.
- Corridors : les boisements de feuillus

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Castelmorron présente une forme urbaine compacte avec plusieurs places, dont la place centrale avec la halle.