Contenu

Portrait de la Vallée du Lot

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La vallée du Lot forme une vaste plaine de 2 à 5 km de large encadrée de versants dissymétriques. Laparade

LIMITES

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Vallée du Lot carte unité et limites

Au nord

Le coteau nord de la vallée du Lot, au relief affirmé et aux pentes boisées, forme une limite franche qui contraste avec le fond et les terrasses plates. Les reliefs plus hauts des collines de Guyenne composent également un arrière-plan qui assoie la vallée.

A l’est

La vallée de Lot se poursuit. En amont de la limite départementale elle devient plus étroite et sinueuse avec des coteaux plus escarpés.

Au sud

Le coteau reste globalement plus doux mais marque une limite. Celle-ci prend suivant les sections des allures de petites transitions, modulées par l’arrivée de nombreux ruisseaux.

A l’ouest

La vallée du Lot se rétrécit légèrement avant de confluer avec celle de la Garonne. Le Pech de Berre, qui domine la confluence, forme une proue en belvédère qui marque l’entrée dans la vallée du Lot.


PORTRAIT SENSIBLE

Des limites nettes et affirmées

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Les coteaux forment la toile d’horizon des paysages de la vallée, affirmant des limites nettes. Bias

La vallée du Lot s’individualise par des limites clairement lisibles. Le coteau nord forme un front souvent boisé et relativement abrupt par endroits. Cette limite franche marque nettement le passage aux Collines de Guyenne. Au sud le passage au Pays de Serres est marqué par un coteau au relief plus doux, parfois précédé d’une terrasse ou d’une légère transition en collines. Les nombreux vallons perpendiculaires affluents du Lot modulent ce coteau lui donnant une certaine profondeur. En venant depuis l’est, la vallée s’élargit, après la limite départementale, devenant linéaire ce qui contraste avec le département du Lot où la rivière forme une série de méandres rapprochés qui ont sculpté des coteaux raides. A l’opposé vers l’ouest, la vallée du Lot se rétrécit juste avant de confluer avec la vallée de la Garonne. Le Pech de Berre, formidable belvédère sur les deux vallées prend place à un des tournants du coteau de la confluence.

Une vallée couloir ample

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La vallée du Lot forme une ample vallée à fond plat. Aiguillon

La vallée du Lot forme un large couloir régulier, aux doux changements de direction, mais conservant de longues sections droites. Les coteaux limitent les horizons et constituent la toile de fond des vues, constituant ainsi deux « lignes » de force qui orientent le paysage et délimitent le fond plat, agricole. L’échelle de la vallée laisse percevoir simultanément les deux coteaux depuis de nombreux endroits quand la végétation le permet. De même dès que l’on s’élève les coteaux guident de longues perspectives dans l’axe de la vallée du Lot. Ces vues lointaines sont cadrées et donnent bien à voir l’ampleur de la vallée. Rien n’émerge ou peu, pas même les villages en belvédère sur le coteau, ou un mouvement de relief plus haut qu’un autre. La continuité des reliefs et l’étendue du fond priment avant tout, relativisant les éléments plus ponctuels. Pour parfaire le tableau, le Lot affiche sa présence depuis les hauts en fonction des méandres et des axes des points de vue.

Un fond de vallée agricole formant une vaste mosaïque

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Depuis le fond de la vallée, les vues sont souvent limitées par la végétation : vergers, haies, peupleraies et ripisylves. Laparade

Depuis les hauts, le fond de la vallée apparaît dans son ensemble sur toute la largeur de la vallée. Il s’en dégage l’impression d’une grande diversité agricole laissant la part belle à la végétation arborée. Aucune organisation spécifique n’apparaît clairement dans l’organisation des parcelles. La ripisylve du Lot et les alignements routiers de platanes imposent tout de même quelques directions. Le graphisme offert par la végétation est d’une grande diversité : ponctuation des bosquets, traits des haies et rideaux en limite de parcelles, souvent discontinues, peigne ou pointillisme des vergers, volumes et alignement des peupleraies… Les aplats des cultures forment la toile de fond, révèlent et complètent ce graphisme agricole. Depuis le fond de la vallée, l’étendue des vues est souvent limitée. Les coteaux forment l’horizon le plus lointain au gré des ouvertures variables des grandes cultures. On se déplace au sein d’un vaste dédale dont l’intimité varie avec la plus ou moins forte présence de la végétation arborée. De ce fait, les quelques variations de niveau au gré des différentes terrasses ne sont pas toujours forcément perceptibles.

Des coteaux dissymétriques en covisibilité

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Depuis les hauteurs, de nombreux belvédères s’ouvrent sur la vallée du Lot. Penne-d’Agenais

Les coteaux conservent une présence en vis à vis bien perceptible malgré l’ampleur de la vallée large de 2 à 5 kilomètres. Leur crête apparaît relativement régulière formant sur certaines parties une « table » plate. Depuis les hauteurs, de nombreux belvédères s’ouvrent sur la vallée du Lot. Une différence entre le coteau nord et le coteau sud apparaît nettement dans le paysage, sauf dans la partie centrale (de Villeneuve-sur-Lot à Sainte-Livrade) qui observe une certaine symétrie. Le coteau nord, accompagné de boisements et d’affleurements rocheux, exprime plus de caractère avec ses pentes affirmées. Il forme par endroit un à-pic (Laparade) qui ouvre de larges vues sur la vallée. Le coteau sud exprime une grande variété de pentes. Il est sillonné surtout dans sa partie aval par de nombreux ruisseaux et vallons qui l’entaillent en le modulant. Les pentes déterminent l’occupation agricole, avec des grandes cultures sur les parties plus facilement mécanisables, tandis que les crêtes alternent boisements et cultures. Au sud, des pechs boisés viennent former des repères dans le paysage, soit en se détachant du coteau sud, soit en émergeant en arrière-plan.

Une rivière qui anime et fédère la vallée

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Le Lot reste peu visible de loin, ne se laissant découvrir qu’en vision rapprochée, depuis un pont, en bordure d’un bourg ou depuis une route qui le longe. Fumel

Depuis les hauts la rivière participe fortement à la composition des vues. Son passage a une certaine force avec ses grandes directions qui forment des perspectives. Elle forme alors un large trait d’eau qui contraste avec la diversité du fond de la vallée et le fédère en lui redonnant une structure. Mais depuis les fonds le Lot reste peu identifiable de loin en raison du fond plat et de la végétation. La rivière se découvre soudainement à proximité, en traversant un pont, en bordure des villages et des bourgs ou encore depuis routes qui le longent. Son tracé reste variable suivant les sections, divaguant alternativement dans tout le fond de la vallée avec de larges méandres (partie centrale), reste proche du coteau nord (partie aval) ou plus linéairement avec de légères alternances de tracé (parti amont). Quelques situations ressortent tout particulièrement quand le Lot vient au pied du coteau sculptant alors un versant raide ou apparaissent quelques affleurements rocheux. Ailleurs dans le fond, les terrasses et leur talus jouent subtilement avec la divagation de la rivière.

Des villages et des bourgs qui révèlent le paysage

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De nombreux bourgs et villages se sont implantés en bord de Lot, souvent dans le prolongement d’un pont. Villeneuve-sur-Lot

Les cœurs des villages et les bourgs entretiennent un rapport au site remarquable en composant avec la présence du Lot et du relief des versants. Ainsi sur les hauts, plusieurs villages en belvédère ouvrent une « fenêtre » de contemplation d’une grande partie de la vallée du Lot par de vastes panoramas (Laparade, Montclar, Penne-d’Agenais, Pujols). Mais un des charmes de cette vallée tient aux nombreux villages implantés au bord du Lot. Certains sont vraiment en fond de vallée (Granges-sur-Lot). D’autres se sont calés en pied de coteau qui forme un ados à l’endroit où le Lot vient le tutoyer (Casseneuil). D’autres encore sont en léger surplomb sur un rebord de terrasse érodé par la rivière (Clairac). Tous offrent un front bâti ou des bâtiments en bordure de l’eau (moulin), composant avec la berge, certains avec la présence d’un petit port ou d’une écluse permettant de franchir un barrage. Les nombreux ponts avec une architecture variée qui accompagnent les villages donnent d’autres angles de vision sur la perspective de la rivière.

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Vallée du Lot bloc-diagramme paysager
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Vallée du Lot carte unité légendée


SOUS-UNITES

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Sous unité : La vallée amont du Fumelois

Une vallée étroite qui s’évase localement

A l’amont de Villeneuve-sur-Lot la vallée tend à devenir plus étroite. Au niveau de Penne-d’Agenais il y a un véritable resserrement. Ce village en promontoire s’étend au sud sur un relief bien plus abrupt que celui en vis à vis au nord. Puis en remontant vers Fumel la configuration de la vallée du Lot redevient plus large mais change globalement de configuration, tout en restant dissymétrique. Le fond strict où s’inscrit le Lot devient moins étendu. Sur cette partie amont, la rivière forme de longs méandres étirés. Si les coteaux délimitent le fond ce qui confère un aspect plus étroit à la vallée, de part et d’autres apparaissent des reliefs en arrière-plan. Cela donne une dimension bien plus large à la vallée, équivalente sur certaines sections à la partie aval. Entre Penne-d’Agenais et Fumel, aucun village ne se trouve au bord de l’eau et aucun pont ne vient enjamber la rivière. La RD 911 en pied de coteau en rive droite, accompagné d’un alignement de platanes discontinus, trace une voie rectiligne et offre parfois des vues sur la perspective du Lot.

La limite modulée des coteaux

Le coteau nord conserve sa dominante plus abrupte. Mais plusieurs vallons perpendiculaires l’entaillent largement, lui donnant une certaine profondeur. Aucun village ne vient animer ce versant nord. Les coteaux de Trentels affichent une émergence boisée, sorte de butte ovale à toit plat culminant à 214 mètres, qui se distingue très nettement dans le paysage et forme un point de repère. Le versant nord laisse apparaitre la roche quand le Lot s’en rapproche, à l’ouest de Fumel par exemple. Au sud, un secteur vallonné précède les reliefs (pechs) qui forment la limite avec la vallée du Boudouyssou et le Causse. Quelques villages (Cavaillé, Saint-Georges, Saint-Martin, Trémons…) ponctuent cette partie vallonnée.

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Sous unité : La vallée urbanisée du Villeneuvois

Une vallée urbanisée et arboricole

Plus qu’ailleurs dans la vallée l’étalement urbain est ici important. Il couvre la totalité du fond de la vallée entre Villeneuve-sur-Lot et Pujols, formant une grande nappe urbaine diversifiée. Ailleurs de nombreuses constructions d’habitations, d’exploitations agricoles et de bâtiments d’activités ponctuent ce territoire lui conférant par endroits un côté périurbain. Elles s’entremêlent avec des cultures diversifiées qui donnent la part belle à l’arboriculture fruitière avec les vergers de pruniers représentatifs du département. Il s’établit ainsi un jeu d’ouvertures et de fermetures en fonction de la présence des écrans arborées. Les coteaux présentent une certaine symétrie. Le coteau nord offre localement au nord de Villeneuve-sur-Lot des pentes douces ou des ouvertures dues aux rivières affluentes (la Lède). Au sud une série de pechs aux pentes affirmées et boisées se dressent formant des repères importants dans le paysage. Le Lot divague avec des grands méandres sur une bonne partie du fond de la vallée venant alternativement tutoyer le coteau au sud comme au nord.

Des implantations urbaines remarquables

On retrouve ici des exemples de villages et bourgs qui mettent la vallée tout particulièrement en scène. Au contact du coteau nord, deux villages se sont implantés en composant avec les anses du Lot. Castelmoron-sur-Lot s’est édifié en rive droite à l’extérieur d’un méandre très resserré, le coteau formant un ados boisé. Casseneuil a fait l’objet d’un fort développement, notamment industriel et de cités y compris en rive gauche. Mais le centre ancien compose avec la Lède qui vient confluer en pied de coteau avec le Lot. Villeneuve-sur-Lot est la seule ville ancienne qui se soit établie de part et d’autre du Lot. Celui-ci passe au cœur de la ville, cerné des fronts bâtis sur l’eau. Trois ponts enjambent la rivière ce qui renforce la composition urbaine avec le Lot. Sur les hauteurs, les villages promontoires ne sont pas en reste avec les villages de Pujols et Penne-d’Agenais qui offrent de vastes panoramas sur la vallée. Monclar bien qu’en dehors de la vallée s’affiche en hauteur au loin grâce à un infléchissement du coteau. Tous ces bourgs et ces villages constituent des points de découverte remarquables qui donnent à percevoir et comprendre la vallée (vues panoramiques, intimité du Lot, centre urbain ancien révélant un site).


LES PAYSAGES URBAINS

La vallée du Lot concentre un grand nombre d’unités urbaines, plus ou moins étendues mais dont l’origine remonte à plusieurs siècles. Considérant que notre sujet est le paysage, nous n’évoquons ici que les éléments encore visibles. De l’agglomération d’Excisum (devenue Eysses), fondée par les romains au I er siècle, au carrefour d’une voie est/ouest qui suivait la vallée et d’une voie nord/sud, au nord-est de la bastide de Villeneuve, il ne reste que peu d’éléments en élévation, seulement l’abside de la curie. Par contre, le Moyen-âge est encore très présent dans le paysage de la vallée du Lot. Villages fortifiés, bastides, moulins sont nombreux qui ancrent ce territoire dans une histoire de la ville et de l’architecture très ancienne et façonnent des paysages bâtis intéressants et de qualité.
Ainsi, il existe quatre bastides dans l’unité de la vallée du Lot. Saint-Sardos est un peu à part, parce qu’elle ne s’inscrit pas dans un plan orthogonal, mais c’est une bastide avérée par laquelle s’engagea le conflit de la guerre de 100 ans. Les trois autres bastides présentent des plans réguliers « classiques », pour autant elles sont très dissemblables. Si l’on compare Granges et Laparade dont les plans de formes rectangulaires étirées sont très proches, leur relation au grand paysage, et le paysage bâti qu’elles ont généré sont très différents : Granges est implantée en rive gauche, pratiquement en berge, tandis que Laparade est positionnée en rebord de plateau, dominant la vallée sur un versant abrupt. La quatrième bastide, Villeneuve, présente la particularité d’un développement sur les deux rives, dès l’origine (seule ville dans ce cas en Lot-et-Garonne à part Nérac sur la Baïse).

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Paysages urbains de la Vallée du Lot
A gauche : depuis le pont, vue sur Fumel avec ses différents quartiers s’étageant dans la pente.
Au centre : en l’absence de contraintes topographiques, urbanisation lâche ; Port de Penne-d’Agenais et village de Saint-Sylvestre depuis la basilique ND de Peyragude.
A droite : Front bâti en rive droite du Lot, en cœur de ville, vue depuis le Pont vieux. Villeneuve-sur-Lot.

Plusieurs types de villages ou de villes se différencient par leur rapport à la topographie et leur lient à la rivière. Nous distinguons plusieurs cas : les villages à distance de la rivière, implantés sur des éminences, qui dominent la vallée et offrent des points de vue amples, que l’on retrouve dans les représentations culturelles ; les villes et les villages sur versant, qui semblent « dégringoler » jusqu’à la rivière ; les villes et villages en rive ; et ceux implantés discrètement sur les terrasses, ni au bord de l’eau, ni en tête de coteau.

Mais l’unité de la vallée du Lot se distingue également par deux autres facteurs particuliers, la dimension industrielle et la dimension « voie de transit ». La présence des mines et des forges des vallées de Lémance et de la Lède s’est traduite au XX ème siècle par un pôle industriel sidérurgique important, proche du débouché des vallées étroites, au contact avec le Lot, sur Fumel. La dimension industrielle s’exprime également au niveau de Castelmoron avec l’usine hydro-électrique en travers de la rivière et avec les nouveaux pôles industriels qui se sont développés, notamment aux abords de Villeneuve. Compte tenu des multiples belvédères qui s’offrent pour contempler la vallée, tous ces ensembles industriels sont très perceptibles, tout comme les grands volumes des silos agricoles.
Dans un autre registre, le confort du transit en fond de vallée, a également favorisé un développement linéaire de « vitrines » commerciales au fil de la vallée, conduisant par endroit à la sensation d’une urbanisation continue d’une ville à l’autre.

Les sentinelles haut perchées à distance de la rivière

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Depuis la vallée, la bastide haut perchée de Laparade, en rebord de plateau, se distingue à peine. Laffite-sur-Lot
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Du balcon offert depuis Laparade, la silhouette de Montpezat pourtant en vis à vis sur le versant opposé semble bien éloignée

La vallée du Lot est ample et l’horizon est tenu par les coteaux aux pentes plus ou moins abruptes. En tête de ces coteaux, sont implantés des villages qui offrent de remarquables panoramas sur la vallée. Nous avons évoqué la bastide de Laparade, en rive droite qui domine le Lot de plus de 140m. En rive gauche, le village médiéval fortifié de Pujols domine également la vallée mais, situé à proximité de Villeneuve, il donne à voir un paysage transformé par les grandes superficies consenties aux extensions urbaines. Dans cette position dominante, se trouvent également les villages en lisière nord du Pays de Serres, qui occupent les hauts des derniers reliefs, comme Montpezat, Lacépède, … Mais ces sentinelles sont paradoxalement peu visibles dans le paysage. La hauteur des coteaux, la largeur de la vallée ne permettent pas les effets de silhouette, à peine distingue-t-on la teinte claire du bâti, la forme du clocher ou du moulin.

Les implantations sur versant, en surplomb de la berge

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Les implantations sur versant, en surplomb de la berge
A gauche : le village de Clairac s’étage dans la pente, parallèlement à la berge.
Au centre : surplomb sur les toits du village ancien de Penne-d’Agenais, depuis les promenades autour de la basilique ; grandes ouvertures sur le coteau.
A droite : une des rues très escarpées du village de Penne, bordée de maisons anciennes à pans de bois.

Ces bourgs et ses villages, souvent d’origine castrale, se sont édifiés autour d’un château lui-même construit un point haut. Ils s’enroulent autour de la forme d’origine, épousent les inflexions du relief. Le tissu le plus ancien est en partie haute, les extensions suivent la pente, même si au niveau de l’eau, un îlot ancien marque l’ancien port. Généralement, la trame des rues est organique, en réponse à la morphologie du site, et les pentes sont très raides. Ces profils de voie convenant peu aux voitures, de nouvelles rues pour des accès facilités ont entamé ces formes urbaines contraintes, également modifiées par la modernisation et le déplacement des ponts. Chacune des villes ou des villages de ce type offre des particularités propres.
A Fumel, le château féodal, au moment de sa reconstruction au XVII ème siècle a été doté de terrasses ornées de balustres en pierre qui dégagent des vues magistrales sur la vallée. Comme le bâtiment est occupé par la mairie, ce spectacle de paysage est offert au public. A Clairac, l’organisation urbaine se fait par paliers progressifs perpendiculaires à la rive.

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Le cadrage large sur la commune de Penne illustre les deux polarités, le village médiéval avec ses remparts et le port en rive du Lot. On constate que les extensions sont dispersées entre ces deux pôles sans continuité. Les quartiers les plus récents se construisent sur le versant exposé sud en contrebas du village médiéval.

A Penne, c’est la basilique Notre-Dame de Peyragude qui se signale de plus loin, implanté sur le promontoire qui domine la confluence du Boudouyssou avec le Lot. L’ancien village fortifié occupe le haut du versant côté Boudouyssou, qui est exposé au sud. Il a conservé des vestiges des fortifications avec d’imposantes portes de ville et des bâtiments civils anciens avec des baies à meneaux. Il existe aussi des maisons d’aspect plus modeste à pans de bois. Les rues sont très escarpées. Les extensions les plus anciennes se sont faites le long des rues et des routes d’accès. Les plus récentes ont gagné les versants pour profiter des vues. Penne comprend un autre quartier ancien, c’est celui du port avec les vestiges d’un vieux moulin. Plus facile d’accès que le haut du village médiéval, il rassemble plusieurs commerces et services. Depuis la rive opposée à Saint-Sylvestre, il présente une façade urbaine intéressante, mêlant une architecture hétéroclite au premier plan, sur le quai, et au second plan, des façades homogènes de maisons de ville. Un quai sur la rivière est aménagé qui accueille des bateaux qui peuvent descendre ou remonter le Lot vers le département voisin.

Les villes en rive

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Casseneuil a composé une façade urbaine en rive de la Lède, côté nord mais pas en rive du Lot où le bâti est discontinu (prise de vue 2010)
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Façade sur la rivière de Saint-Sylvestre ; le bâti est lâche, plutôt récent et ne compose pas avec le paysage, seul le deuxième front offre des balcons.

Plusieurs villages et bourgs sont implantés en rive du Lot, tous les 6 à 7 km en moyenne, aussi bien en rive droite qu’en rive gauche. En général, ils disposent d’un pont ce qui a favorisé leur développement. Ils occupent souvent une boucle de la rivière offrant ainsi des angles de vues variés.

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Le bourg présente une forme urbaine compacte avec plusieurs places, dont la place centrale avec la halle. La construction du pont va entrainer le percement d’une rue dans l’axe. Les extensions concernent principalement des quartiers de maisons à l’est, contigus au cœur de bourg.

La plupart du temps, le premier front bâti, en rive, est juché sur des murs de soutènement, comme à Casseneuil, à Castelmoron, à Fongrave ou bien alors, le bourg s’est implanté à quelques distances de la rivière, comme à Sainte-Livrade, au Temple, à Saint-Sylvestre. A Villeneuve, le Lot est canalisé entre des murs de quais élevés sur lesquels ont été construites les bâtisses ce qui a fabriqué un paysage urbain intéressant et de qualité. La rivière fait alors partie intégrante du paysage urbain, d’une part par la présence de l’eau et d’autre part, par la « fabrication de façades composées » donnant sur le Lot et visibles depuis les ponts. Quand la rivière ne forme pas limite communale, le quartier sur l’autre rive, se présente davantage comme un faubourg, par exemple le quartier de Longueville, sur la commune de Clairac, en rive gauche du Lot. Excepté le cas particulier de Villeneuve, il n’y a pas à proprement parlé de façade urbaine composée donnant sur la rivière dans ces villes et villages, même si avec le temps, quelques maisons se sont tournés vers le Lot, comme à Castelmoron, le “chateau Solar”, bâtiment d’esprit mauresque qui abrite la mairie.

Les villages sur terrasse

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Rue principale bordée de maisons mitoyennes construites à l’alignement. Laffite-sur-Lot
Les villages sur terrasse présentent pour la plupart une urbanisation linéaire avec un front bâti de part et d’autre de la voie principale de transit de la vallée, ce sont des villages-rues. Ils sont situés à quelques distances de la rivière. C’est le cas de Trentels, Laffite, Bourran...

Une cité ouvrière

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Un des ensembles de la cité ouvrière. (Source : Architecture : du XIX ème et de la Belle époque, CAUE 47)

Le paysage de la vallée du Lot est marqué par des installations industrielles imposantes, désormais inactives et également par un patrimoine de cités industrielles de plusieurs périodes. Le pôle sidérurgique du fumelois a nécessité la venue de nombreux ouvriers pour lesquels furent construits des logements. La cité de Fumel a été réalisée en plusieurs étapes, de la fin du XIX ème jusqu’au premier quart du XX ème siècle. 330 logements subsistent avec une douzaine de types architecturaux différents*. Dans une même opération, les maisons sont identiques, mitoyennes et de taille modeste. Elles sont construites à l’alignement de la rue et disposent d’un jardin à l’arrière. L’appropriation par les habitants de maisons à l’origine identiques à généré une diversité. Dans ce département à dominante rurale, ce type d’urbanisation dense est assez rare, sauf dans les opérations les plus récentes qui tendent à préserver la ressource foncière. (* source : Architecture : du XIX ème et de la Belle époque, CAUE 47)

Un paysage bâti qui tend à s’effacer

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Un paysage bâti qui tend à s’effacer
A gauche : ancien panneau d’accueil reposé sur le mur de la halle.
Centre gauche : Il reste des baraquements encore non restaurés ni affectés.
Centre droit : Façade d’entrée de la pagode.
A droite : maisons en bande reconstruites en lieu et place des baraquements, accueillant principalement des descendants des premiers habitants.

Bien qu’ils tendent à disparaître et qu’ils représentent des ensembles bâtis circonscrits, il est important d’évoquer les différents camps de réfugiés qui ont existés dans la vallée du Lot. Les camps de Bias, dans lequel furent placés des réfugiés espagnols puis des harkis et le camp de Sainte-Livrade, Centre d’Accueil des Français d’Indochine (CAFI) restent les témoignages d’une histoire nationale douloureuse. Le CAFI qui accueillait à l’origine plus d’un millier de personnes, a fait l’objet d’une opération de renouvellement urbain qui touche à son terme. Les baraquements d’origine ont été démolis pour être remplacés par des maisons en bande de plain-pied avec jardinets. Seuls ont été conservés et restaurés les baraquements qui abritaient la pagode et la chapelle. De même les espaces communs comme la grande prairie centrale qui accueille les fêtes traditionnelles et les deux commerces spécialisés ont été maintenus.

Une présence marquante de la brique

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Une présence marquante de la brique
A gauche : Pont neuf de Villeneuve-sur-Lot avec son parapet ouvragé construit en brique (prise de vue 2010)
Au centre : maçonneries de briques et pierre de taille que l’on retrouve dans plusieurs édifices dans la vallée. Castelmoron.
A droite : exemple de grange avec mur en terre crue. Fongrave.

Dans cette unité de la vallée du Lot, on rencontre plusieurs bâtiments prestigieux construits en brique et actuellement non enduits. C’est une particularité originale de cette unité. On peut citer des bâtiments aussi divers que la Tour du Roy, à Sainte-Livrade (XIII et XIV ème siècles), l’ancienne commanderie des Hospitaliers de Jérusalem au Temple sur-Lot (XIII, XV et XVI ème siècles), l’église Sainte-Catherine de Villeneuve, édifiée pendant le premier tiers du XX ème siècle dans un style romano-byzantin ou même encore le pont neuf de Villeneuve. La terre cuite est également très utilisée dans les maisons à pans de bois, elle est donc présente dans tous les villages. Par contre, ce qui semble devenu rare est l’emploi de la terre crue sous forme de torchis présent encore sur quelques rares granges.

Un patrimoine de moulins

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Le moulin médiéval de Lustrac, a conservé son aspect médiéval (prise de vue 2010). Trémons
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Le moulin de Pélagat, d’origine médiévale, est agrandi et transformé au XVIII ème, puis modifié encore au XX ème. (prise de vue 2010). Aiguillon

Les moulins sont nombreux sur la vallée du Lot et leurs fondations remontent à plusieurs siècles, certains attestés dès le XIII ème siècle. Certains sont encore de fières bâtisses, comme le moulin de Lustrac, à côté de son château tandis que d’autres ont perdu leur superbe, soit par abandon, soit par des rehauts bâtis sans qualité comme le moulin de Pélagat en rive droite, sur la commune d’Aiguillon. La restauration de la navigabilité sur le Lot pour des activités touristiques donne le loisir de découvrir ces vieux bâtiments par voie d’eau. Au bâti, s’ajoutent parfois les ouvrages techniques adjacents, quai bâti en pierre, écluse, qui renforcent le caractère du lieu. Comme illustré dans le chapitre sur les représentations culturelles, le motif du moulin est très présent dans l’iconographie.

Un paysage banalisé le long de l’axe de transit (DR 911 et RD 666)

La perception par l’automobiliste qui traverse le département en empruntant la vallée du Lot n’est pas la plus belle vitrine à découvrir, loin s’en faut. L’absence de contrainte topographique dans la vallée même, la présence des axes routiers et des bassins de vie a favorisé un étalement urbain au fil des routes, conduisant par endroits au sentiment d’une urbanisation continue d’une ville à l’autre, comme entre Villeneuve à Sainte-Livrade. Zones commerciales et zones artisanales se succèdent. Ce phénomène souvent qualifié “d’entrée de ville” n’est pas propre à cette unité paysagère mais dans le paysage ouvert de la vallée, il suffit d’un rang de bâtiments pour barrer les vues et fabriquer cet effet de couloir péri-urbain qui nous prive d’un paysage d’arrière-plan de grande qualité. Il ne s’agit pas de mettre en cause le développement économique mais de s’interroger sur ces formes urbaines linéaires sans épaisseur. L’étirement du paysage urbain n’est pas garant de sa qualité.


LES ELEMENTS DU PAYSAGE

Les éléments liés à l’eau et à la roche

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La rivière. Ste-Livrade-sur-Lot
La rivière
Une grande rivière, pas tout à fait un fleuve… Le Lot constitue la rivière majeure de l’unité. Souvent visible depuis les coteaux, elle s’offre aussi au regard au contact des ponts et des villages. Les autres rivières, plus discrètes, entaillent les coteaux pour rejoindre le Lot en venant des Collines de Guyenne ou du Pays de Serres.
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La ripisylve. Fumel
La ripisylve
Cette ligne arborée accompagne le passage de la rivière. L’ouverture du fond de la vallée cultivée la révèle, mais parfois elle peut être masquée par la végétation arborée (bosquet, peupleraie, vergers, haies). Ce corridor arboré constitue un repère signalant le passage de l’eau, participant à sa lisibilité dans le paysage. C’est aussi un support pour les continuités environnementales.
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Le barrage et l’écluse. Clairac
Le barrage et l’écluse
C’est une trace de l’ancienne maîtrise technique de la rivière soit pour la navigation, soit pour utiliser la force motrice pour l’artisanat ou l’industrie. D’autres plus récents fonctionnent encore comme certaines centrales électriques plus modernes avec leur chute d’eau impressionnante et le bruit qui en découle.
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Le port. Penne-d’Agenais
Le port
Ce lieu témoigne du dynamisme commercial d’antan de la rivière. Utilisé actuellement pour une activité nautique de loisirs, liée au tourisme ou sportive, le port constitue une opportunité de côtoyer le Lot. Cet accès fait l’objet d’aménagement spécifique actuellement (pontons en bois).
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L’affleurement calcaire. Casseneuil
L’affleurement calcaire
Il apparaît surtout dans le coteau nord, particulièrement aux endroits ou le Lot vient tutoyer le coteau, créant un à pic remarqué. La géologie du sous-sol apparaît alors clairement. Parfois seule la route à la place de passer à ses pieds offrant une découverte particulière de la vallée (vue, escarpement).

Les éléments liés à l’agriculture

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Le verger. Laparade
Le verger
Les vergers donnent une tonalité particulière au paysage plat du fond de la vallée du Lot en raison de leur forte présence sur le secteur de Sainte-Livrade-sur-Lot. Ici pas de relief qui les révèle, leur découverte s’effectue par leur franges puis par la succession des rangées qui se dévoilent au fur et à mesure. Les vergers révèlent aussi leur graphisme sur ou en pied de coteau. Les plantations de noisetiers apportent une note plus dense et touffue. Les filets de protection donnent une tout autre tonalité au paysage en habillant les fruitiers sous une trame uniforme.
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Le vaste champ. Clairac
Le vaste champ
On le retrouve sur l’ensemble de la vallée associé aux grandes cultures. Toutefois les grandes parcelles qui ont progressé depuis les années 50 s’étendent plutôt dans la partie aval de la vallée du Lot. Elles forment de grandes ouvertures plates. Dans le fond de vallée elles permettent de voir, en offrant un recul, le coteau ou bien encore la ripisylve signalant la rivière.
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Le petit champ. Penne-d’Agenais
Le petit champ
Les petites parcelles, souvent entourées de haies ou d’arbres, apportent au paysage un mélange d’intimité et de graphisme. Leur présence, mise en valeur par la pente, anime ainsi les coteaux. Ces petites parcelles se retrouvent aussi en fond de vallée, participant à l’imbrication des diverses cultures.
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La prairie. Bias
La prairie
Les prairies occupent les pentes plus difficiles à cultiver ou les fonds trop humides. Elles apportent un contrepoint aux cultures ou créent des transitions avec les cours d’eau, les verges, le maraichage ou les grandes cultures.
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La serre / le tunnel. Fongrave
La serre / Le tunnel
Fixes ou saisonnières ces structures en verre ou en plastique ponctuent le fond la vallée, et attirent l’œil par leurs reflets blancs. Elles témoignent d’une évolution des pratiques agricoles et du maraîchage.

Les éléments liés à la forêt et à l’arbre

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Le bois. Laffite-sur-Lot
Le bois
Il n’y a pas de forêts dans la vallée du Lot. Les boisements accompagnent tout particulièrement le coteau nord plus abrupt. Des bosquets sont disséminés sur l’ensemble du fond de la vallée et le coteau sud, créant des ponctuations et participant à leur donner un coté touffu par endroits.
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La peupleraie. Laparade
La peupleraie
Avec ses volumes importants, la peupleraie s’affiche avec force dans le fond de la vallée. Sa masse s’impose et constitue un écran coupant les vues au-delà.
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La haie/le rideau d’arbres. Clairac
La haie/Le rideau d’arbres
Bien présents dans la vallée du Lot, ils marquent les limites des parcelles. Leur graphisme ressort bien depuis les belvédères ou sur les pentes des coteaux. Souvent résiduelles, ces lignes arborées discontinues témoignent de l’agrandissement des parcelles.
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Le cèdre. Fumel
Le cèdre
Sa silhouette persistante et architecturée se remarque de loin et constitue un signal. Il accompagne les parcs des demeures, signale les entrées de chemin ou les carrefours.

Les éléments liés à la route

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La route de fond de vallée. Fumel
La route de fond de vallée
Elle s’illustre par des tracés relativement rectilignes, parfois accompagnés d’alignements de platanes. Ces grandes voies drainent une grande partie des déplacements dans la vallée du Lot (RD 911) donnant d’Est en Ouest une perception majeure. C’est également un vecteur pour le développement de l’urbanisation commerciale qui forme de longues façades sur certaines sections.
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La route de coteau. Laparade
La route de coteau
Les itinéraires de coteau offrent une découverte à une autre vitesse, permettant d’admirer la vallée depuis des positions surélevées. L’échelle géographique de la vallée apparaît alors, avec les vues possibles sur le coteau d’en face par-dessus la végétation.
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Le pont. Laffite-sur-Lot
Le pont
On compte une quinzaine de ponts pour franchir la rivière. Ces ouvrages présentent des aspects bien différents, depuis les ouvrages en pierre portés par des arches puissantes comme le Pont vieux à Villeneuve, jusqu’aux derniers ponts des déviations routières, en passant par l’aérien pont suspendu de Roussannes. Au delà de la qualité de leur silhouette et de l’évolution des modes constructifs dont ils témoignent, le passage sur les ponts est souvent un moment de paysage particulier, qui permet de découvrir la rivière dans sa longueur et quelquefois d’appréhender les villes sous un angle fugace ou global.
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L’alignement d’arbres. Clairac
L’alignement d’arbres
Accompagnant avec une certaine majesté les longs itinéraires du fond de la vallée, ces alignements d’arbres cadrent les perspectives et jalonnent le territoire.
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Le belvédère. Penne-d’Agenais
Le belvédère
De nombreux points en belvédère sont plus particulièrement présents dans les villages. Certains ont fait l’objet d’aménagements simples avec une table d’orientation laissant la part belle au paysage. D’autres sont plus désuets, enfouis dans la végétation.

Les éléments liés au bâti

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Le village en belvédère. Laparade depuis Laffite-sur-Lot
Le village en belvédère
Particulièrement attractif, leur silhouette trône sur les hauteurs, en rupture de plateau ou sur une butte. Ils constituent des points de mire incontournables et emblématiques.
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Le bourg en bord du Lot. St-Sylvestre-sur-Lot
Le bourg en bord du Lot
Elément phare de la vallée du Lot, ces villages et bourgs tissent une composition avec la rivière avec la présence d’un front bâti en façade sur l’eau, de bâtiments imposants à proximité, d’accès à l’eau (quai, petits ports, rampe, plage).
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La place. Castelmoron-sur-Lot
La place
Lieu de rencontre, de représentation ou de commerce, cet espace est très utilisé. La place constitue une ouverture lumineuse dans le bâti dense du centre ancien. Parfois bordée de cornières, ou ombragée d’un mail, elle forme alors un ensemble urbain de grande qualité.
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L’église isolée. Allez-et-Cazeneuve
L’église isolée
On la découvre au détour d’une route parfois au bord de l’eau. Si elle est visible de loin elle constitue un point focal. Avec son aura de mystère, une ambiance toute particulière l’accompagne toujours. Elle est parfois accompagnée d’un petit cimetière.
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La maison de maître / le domaine. Condezaygues
La maison de maître/Le domaine
Des maisons de maitre, accompagnées de bâtiments agricoles ou de fermes, ponctuent la vallée du Lot. Leur chemin d’accès est parfois planté d’un alignement d’arbres. Certaines sont situées directement au bord du Lot.
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La ferme isolée. Clairac
La ferme isolée
Constituées de volumes simples, parfois accompagnées d’arbres de haut jet, les fermes isolées sont éparpillées sur les coteaux ou dans le fond de la vallée du Lot. Elles ponctuent l’espace, formant un élément répétitif qui anime les vues, donnant au paysage une tonalité habitée.
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Le séchoir à tabac. Montpezat
Le séchoir à tabac
Vestige d’une production aujourd’hui en baisse, cette architecture en bois se dresse encore seule ou par deux aux abords des fermes. Leurs volumes simples et répétitifs provoquent un attachement à travers l’ensemble de la vallée du Lot.
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Le moulin. Clairac
Le moulin
Elément bâti important du fond de la vallée et au contact du cours d’eau, les vestiges d’anciens moulins important ponctue les bords d’eau en marge du village ou du bourg.