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Portrait d’Entre Landes et Garonne

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Les paysages à la fois forestiers et agricoles marquent une transition entre le massif landais et la vallée de Garonne. Cocumont

LIMITES

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Entre Landes et Garonne carte unité et limites

Au nord
La terrasse de la Garonne se termine par une grande marche qui forme une limite franche avec la vallée de la Garonne. Le canal latéral à la Garonne accompagne cette limite.
A l’ouest
Le paysage de cette partie de l’unité paysagère se poursuit dans le Bazadais.
Au sud
L’approche de la forêt landaise s’annonce par un paysage plus compartimenté en clairières qui forme une transition à l’ouest de Casteljaloux. La lisière du massif forestier landais est plus franche à l’est de Casteljaloux.
A l’est
L’amenuisement de la terrasse de Garonne, l’avancée de la forêt landaise et l’apparition de la vigne sur un relief vallonné marquent la fin de l’unité Entre Landes et Garonne.


PORTRAIT SENSIBLE

Des limites bien marquées sauf la continuité vers le Bazadais

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L’approche de la Forêt Landaise s’annonce par un paysage compartimenté en clairières qui forme une transition à l’ouest de Casteljaloux. Poussignac

La forêt landaise forme un contraste fort avec l’unité paysagère d’Entre Landes et Garonne. Sa couverture majoritairement boisée fait place en direction de la Garonne à un paysage agricole plus ouvert. A l’ouest de Casteljaloux cette transition passe par une succession de petites clairières, tandis que la lisière de la Forêt Landaise apparaît plus nettement à l’est de Casteljaloux. Le basculement sur la vallée de la Garonne est annoncé par une grande terrasse cultivée puis par un coteau dominant la vallée. Le coteau bordé à ses pieds du Canal latéral à la Garonne, ouvre des belvédères remarquables surtout quand le fleuve est venu l’éroder auparavant, créant un à pic (Meilhan-sur-Garonne). Au sud-est, la large terrasse de la Garonne fait place à des coteaux plus marqués. La Forêt Landaise forme également à cet endroit une avancée vers la Garonne qui marque la fin de la terrasse. Plus à l’est les vignes apparaissent offrant un paysage plus composite avec le vignoble de Buzet. A l’ouest le relief vallonné se poursuit dans le Bazadais sans changement notoire, exprimant ainsi une continuité. La vigne qui apparaissait au niveau de Cocumont disparaît par contre au-delà de la limite départementale.

Un paysage vallonné avec une certaine profondeur

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Les nombreuses routes de crêtes offrent des points vues amples. Guérin

Le relief déroule des vallons marqués avec des dénivelés de 60 mètres, qui créent des ondulations resserrées. Tous les cours d’eau se dirigent vers la Garonne mais cette direction n’est pas forcément évidente en raison de la végétation qui module les perceptions. Des crêtes offrent tout de même de longues lignes dans le paysage. Les vues depuis les crêtes sont fréquentes, avec des belvédères autour de 140 mètres offrant de larges panoramas. Elles donnent à voir une succession de plans inclinés et de crêtes qui rythme la perception. Les versants ont des pentes marquées qui s’offrent ainsi au regard. Le regard rebondit sur ces mouvements de reliefs jusqu’à un horizon relativement tendu, avec une certaine profondeur, mais d’ou n’émerge aucun point saillant. Le paysage se vit aussi en creux avec les vallons plus intimes. Dès que l’on y pénètre le regard s’arrête souvent à la première crête, boisée ou non, donnant l’impression d’un petit monde intérieur. L’attention se focalise alors sur une découverte de proximité, cloisonnée par la végétation. Les rivières sont enchâssées dans les arbres ne dévoilant leur présence qu’au moment où on les traverse.

Des boisements diversifiés qui modulent les vues

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Un paysage équilibré entre espaces agricoles et forestiers, où les boisements modulent les vues. Ste-Gemme-Martaillac

Les boisements ont une forte présence qui revêt de nombreuses formes ou situations. Le grand massif boisé de la forêt du Mas-d’Agenais, tout proche de la vallée de la Garonne offre une vaste étendue qui contraste avec les cultures alentours. Le paysage présente un certain équilibre entre les champs et la couverture boisée dont les étendues sont presque similaires. Les boisements occupent tour à tour ou en continu les crêtes, les pentes ou les fonds mais laissent souvent les hauts ouverts. Il n’est pas rare de percevoir une crête en cultures et les boisements situés en contre bas jusqu’au fond du vallon. Les bosquets ponctuent aussi les ouvertures. Des haies délimitent encore certains champs mais souvent de façon relictuelle. Le secteur de Leyritz-Moncassin est quant à lui le plus ouvert, les grandes parcelles cultivées dominent. A l’approche de la Forêt Landaise les ambiances changent avec l’apparition des pins qui se mêlent aux feuillus et délimitent des clairières aux vues limitées. Des peupleraies viennent par endroit s’y adjoindre créant des associations boisées peu courantes. D’un point de vue plus global les peupliers cloisonnent souvent le fond des couloirs des vallons et des vallées.

L’Avance, une vallée dissymétrique en partie boisée

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La vallée de l’Avance forme une vallée ample partiellement occupée par de vastes boisements qui cloisonnent son paysage. Grézet-Cavagnan

Cette vallée évasée, à fond plat, forme un couloir, plus large et rectiligne que les autres vallées, qui relie Casteljaloux à la vallée de la Garonne. Depuis les hauteurs on la perçoit souvent comme un vaste creux boisé avec des crêtes ouvertes en arrière plan. En effet une de ses caractéristiques est de comporter sur la moitié de son parcours d’importantes surfaces forestières et des peupleraies qui recouvrent une partie du fond de la vallée mais aussi du coteau. Les coteaux alternent une dissymétrie au long de cet axe, tantôt plus étalés aux pentes douces, tantôt avec des reliefs plus affirmés. La RD 933, en fond de vallée, constitue l’axe majeur de découverte. Cette route offre de longues sections droites avec des effets de perspectives qui tranchent au sein d’un paysage souvent cloisonné par la végétation.

Une urbanisation discrète

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Le bâti, bien que majoritairement implanté en hauteur, émerge peu de la végétation et ne forme pas de silhouettes-repères dans le paysage. Romestaing

Casteljaloux constitue le bourg principal de ce territoire. Il s’est installé à l’origine en fond de vallée à proximité de l’Avance non loin de la forêt landaise. Plusieurs secteurs de développement pavillonnaire ou industriels sont venus transformer la perception de l’approche de la ville et du noyau ancien. La vallée de l’Avance ne comporte aucun autre village hormis un peu à l’écart sur les hauteurs (Grézet-Cavagnan, Bougon). Ceux-ci offrent des belvédères sur la vallée et le paysage vallonné au loin. Globalement les autres villages, les hameaux et les fermes sont situés sur les hauts en se fondant dans le paysage sans créer de points de mire. Certains développements d’une urbanisation linéaire sont par contre bien visibles par endroits (Cocumont). Eglises isolées et châteaux ponctuent le paysage d’Entre Landes et Garonne constituant parfois des points de repères en léger belvédère. L’autoroute A62 joue sur une partie de son linéaire un rôle de limite, son implantation passant en bordure de la terrasse de la Garonne avant les reliefs vallonnés plus au sud.

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Entre Landes et Garonne bloc-diagramme paysage
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Entre Landes et Garonne carte unité legendée


SOUS-UNITE : La Terrasse de Garonne

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Des limites bien perceptibles

Cette longue bande de terre de 2 à 5 kilomètres de large environ occupe toute la façade nord de l’unité en bordure de la vallée de la Garonne. Cette terrasse domine la vallée de la Garonne par une marche abrupte de 25 à 40 mètres de haut. De larges belvédères s’ouvrent alors jusqu’aux coteaux opposés de la vallée de la Garonne. Le canal latéral à la Garonne passe pour partie à ses pieds, donnant un attrait particulier à ce basculement. Vers le sud le relief s’affirme, formant par endroits une petite marche comme un talus (Saint-Sauveur-de-Meilhan). L’ouverture à proximité ne la rend que plus évidente. L’autoroute des deux Mers (A 62) traverse la totalité de la terrasse et forme une coupure physique, croisée par de nombreuses routes secondaires, en passages dénivelés.

Une étendue plate, entrecoupée de vallons

Les vastes étendues horizontales de grandes cultures forment un contraste étonnant en venant de la vallée de la Garonne ou depuis les vallons plus au sud. Le paysage se simplifie et la ligne d’horizon devient tendue. Une impression de calme, comme une pause, s’impose entre des parties de territoire plus complexes. Ces étendues se vivent aussi en creux par le passage de plusieurs vallons parallèles dont les cours d’eau, orientés vers la vallée de la Garonne, proviennent des vallonnements plus au sud. Ces vallons forment des dépressions intimes qui fédèrent une présence arborée qui tranche au loin sur l’étendue des grandes cultures. Ces corridors forestiers ne sont pas habités. Les fermes et les hameaux s’éparpillent sur la terrasse, parfois entourées d’un bosquet. Le grand massif forestier du Mas-d’Agenais et de Sénestis occupe d’un seul tenant une partie de la terrasse à l’est de la vallée de l’Avance.


LES PAYSAGES URBAINS

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Les paysages urbains d’Entre Landes et Garonne
A gauche : Perspective sur le clocher de Bouglon, depuis l’intérieur du village.
Au centre : Ces maisons anciennes, sur 2 à 3 niveaux avec leurs façades enduites et leurs élégantes baies cintrées composent un paysage urbain de qualité. La rue épouse la déclivité du terrain naturel. Meilhan-sur-Garonne.
A droite : Corps de bâtiment en ruine, mais église Notre-Dame des Prés restaurée ; Ensemble pittoresque implanté sur une croupe isolée qui focalise les regards. Leyritz-Moncassin.

C’est sur les hauteurs que se sont implantés la plupart des villages et des bourgs, à quelques exceptions près dans les vallées, correspondant à des paysages urbains singuliers de l’unité mais intéressants. Plusieurs configurations urbaines se rencontrent selon la situation dans l’unité. En limite nord, se trouvent les villages en rebord de terrasse dominant la vallée de la Garonne tandis que les autres villages occupent les crêtes des collines de l’arrière pays. Parmi ces villages de crête, il en existe plusieurs, de petite taille qui appartiennent à des communes étendues qui sont ainsi consitutées de différents pôles de vie, comme Leyritz-Moncassin, Labastide-Castel Amouroux, Saint-Gemme-Martaillac. Il ne semble pas exister de hiérarchie entre ces villages d’une même commune qui en placerait un, en situation de bourg centre. C’est une organisation urbaine que l’on retrouve particulièrement dans ce secteur, même s’il existe d’autres vilages regroupés dans le département. A une échelle plus modeste que ces petits villages éparpillés, on remarque également un bâti agricole relativement disséminé dans la campagne, sans doute implanté au plus près de leurs terres.
Au niveau du patrimoine, l’unité a conservé des ensembles bâtis anciens de qualité, soit dans les bourgs et les villages, soit à l’écart. Pour autant la dimension patrimoniale est peu sensible, peu visible, soit parce que le bâti n’est pas restauré, ou n’est pas mis en valeur, soit parce que privé, il est soustrait aux regards derrière les frondaisons de grands arbres. L’observation de la carte au 1/25 000 ème mentionne de nombreux lieux-dits indiqués en ruine, notamment des églises.

Les implantations en crête

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Les implantations en crête
A gauche : Place centrale occupée par les rues et les stationnements. Cocumont.
Au centre : Perception d’entrée dans le bourg polluée par les réseaux aériens très nombreux ; pas beaucoup de place pour le piéton sur les accotements herbeux. Cocumont .
A droite : exemple d’une maison de village présentant un décor années 50/60 qui tranche avec la sobriété tradtionnelle des façades simplement enduites. Bouglon.

Les villages semblent se distribuer de crête en crête. De cette contrainte topographique, découlent des formes urbaines linéaires, composées le long de la rue principale et des rues convergentes. Les maisons sont alignées, mitoyennes. Elles présentent un étage sur rez-de chaussée, quelquefois elles sont surhaussées par un niveau d’attiques.

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Cocumont forme urbaine et paysage
Le village de Cocumont s’est implanté sur une crête légèrement courbe, à l’origine, au carrefour de 3 voies. C’est ce qui lui confère cette forme de Y avec au centre, la place triangulaire où se tenait l’ancienne halle (cadatre napoléonien de 1830). Cette urbanisation linéaire n’a qu’un front bâti de chaque côté de la rue. Même l’ouverture de nouvelles routes en second “rideau”, n’a pas servi à épaissir le tissu bâti.
En général il n’y a qu’un front bâti sur chaque rive de la rue, les maisons donnant sur des jardins à l’arrière. On remarque également la présence de maisons plus récentes, des années 50/60 qui tranchent avec le front bâti traditionnel plutôt homogène. Soit ce sont des maisons de cette époque soit c’est un bâti plus ancien “revisité” qui porte ainsi les attributs “modernes”. Malgré la position en haut de relief, il y a peu de relation au grand paysage depuis les espaces publics. Les places sont centrales, développées à la faveur d’un croisement de routes ou d’un replat permettant une sur-largeur. La position dominante se découvre en entrée ou en sortie de village, ou depuis les maisons. Comme indiqué en introduction, on constate peu de travaux récents pour la mise en valeur du patrimoine bâti ou des espaces publics.

Les villages en rebord de terrasse

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Les villages en rebord de terrasse
A gauche : A l’extrémité est de l’unité, le bourg de Meilhan occupe le bord de terrasse. De la place publique dite du tertre, la situation de balcon est époustouflante.
A droite : Rue donnant sur la collégiale Saint-Vincent, édifice implanté en rebord de terrasse. La déclivité générale est perceptible dans les rues. Le-Mas-d’Agenais.

Les bourgs et les villages en terrasse se trouvent en limite nord et est de l’unité, selon la courbe du fleuve. Ils sont implantés en rebord de terrasse mais dans deux sortes de configuration. Il y a des villages implantés complètement au bord dominant la vallée de la Garonne, comme le Puch-d’Agenais, Razimet, Le Mas, Meilhan, tandis que d’autres sont à quelques mètres en recul comme Monpouillan, Marcellus. Cette différence change la relation à la vallée de la Garonne et au grand paysage. Pour les premiers implantés en limite de la rupture de pente, la situation topographique les place en situation de balcon avec de larges vues ouvrant sur la vallée. Pour autant ces fenêtres sont rares.

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Le Mas-d’Agenais forme urbaine et paysage
Le Mas s’est établi sur le rebord de la terrasse avec une ligne de remparts appuyée sur la rupture de pente. La forme compacte et circulaire d’origne s’est d’abord développée en poursuivant la forme ronde puis les faubourgs ont occupé les bords des routes. Fin XX ème et début XXI ème, c’est l’arrière terrasse relativement plane qui a servi aux extensions urbaines qui faute de contrainte topographique ou réglementaire se sont diffusées sans densité. A noter la grande proportion de jardins dans le cœur historique.
Par exemple Le Mas et Meilhan composent des formes urbaines compactes, protégées à l’origine derrière des fortifications qui laissaient peu de place au paysage. Le contraste est fort entre l’ambiance bâtie très dense qui s’offre aux regards dans les rues et la surprise du panorama qui se découvre depuis les belvédères aménagés sur l’espace public, soit depuis l’esplanade du château au Mas d’Agenais, soit depuis le Tertre à Meilhan. Dans ces deux cas, le canal s’est faufilé au XIX ème siècle entre le pied de la terrasse et la rive gauche du fleuve, ce qui complète le paysage du panorama par la vue de ces deux rubans d’eau parallèles. A Razimet, où l’implantation est particulière dominant à la fois la vallée de l’Ourbise et la vallée de la Garonne, le rapport au paysage est différent parce que la forme urbaine est lâche et distendue par les extensions.

Les implantations dans les vallées

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Les implantations dans les vallées
A gauche : Faubourg XIX ème avec une voirie très large pour faciliter les convois de grumes. Casteljaloux.
Au centre : Rue principale de la bastide de Villefranche de Queyran. Maisons à deux niveaux, bâti en pierre ou à pans de bois.
A droite : Village de Saint-Léon groupé autour de son église, dans la vallée de la Gaubège.

Il y a peu d’implantations dans les vallées. En rive droite de l’Ourbise, a été fondée Villefranche-du-Queyran seule bastide aboutie de l’unité. Elle présente un plan rectangulaire étiré, adapté au fond de vallée étroit. Elle a conservé une partie de son enceinte. Elle s’apparente aux bastides de l’unité voisine, en bord de Baïse, Vianne et Lavardac. Villefranche est aujourd’hui un village de taille modeste, à la composition bien ordonnée, avec des espaces publics restaurés récemment et qui présente la particularité d’être adossé visuellement contre le coteau, à l’est. Cette disposition, peu fréquente dans le département où souvent les villages se découpent sur fond de ciel, dégage la silhouette bâtie en adossement contre le relief. Cette vision se perçoit depuis les routes d’approche.
Casteljaloux est une autre exception. C’est une ville de l’entre-deux, en lisière de la forêt landaise, dont le développement a été dynamisé par l’activité forestière. La vallée de l’Avance offrait un passage aisé pour rejoindre la vallée de la Garonne. Si Casteljaloux comprend un cœur ancien avec des maisons à pans de bois, la ville s’est largement étendue à partir de ses faubourgs XIX ème puis le long des routes distribuant de nouveaux quartiers d’habitats. L’ouverture du centre thermal proche du centre-ville a fédéré un nouvel ensemble dédié à l’hébergement saisonnier. C’est la seule ville du département qui dispose d’un casino.
Comme autre exemple d’implantations dans les vallées, on peut citer Saint-Léon qui se trouve en pied de versant, dans la vallée de la Gaubège, à l’est de l’unité, également, au niveau de la confluence de l’Avance avec le ruisseau d’Argenton, le quartier du Clavier sur la commune de Bouglon et le bas du village d’Argenton. Ces implantations bâties sont peu denses et peu structurées, elles sont développées le long des voies.

Des châteaux discrets

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Des châteaux discrets
A gauche : Ensemble fortifié de Calonges, édifice construit en briques, en bordure nord de l’Unité, classé au titre des monuments historiques.
Au centre : Le château de Moncassin construit au XIX ème siècleémergeant des frondaisons du parc. Leyritz-Moncassin.
A droite : Le château de Malevirade, édifice du XVII ème siècle modifié au XIX, protégé au titre des monuments historiques. Grézet-Cavagnan.

L’unité recèle quelques beaux châteaux, construits souvent à l’écart et entourés de grands parcs qui protègent leur intimité. C’est donc plus souvent les frondaisons des grands arbres ou les silhouettes graphiques de vieux cèdres que l’on perçoit depuis les routes qui sillonnent l’unité que les édifices eux-mêmes. Pour autant il est intéressant d’évoquer quelques beaux exemples de ce patrimoine. Si le village de Marcellus est à quelque distance de la rupture de pente, par contre le château, édifice monumental reconstruit au cours du dernier quart du XVIII ème siècle occupe avec ses terrasses le rebord du relief et domine magistralement la vallée de la Garonne.
A La Réunion, en lisère de forêt, l’ensemble du château du Sendat se découvre depuis la RD 11 qui le longe au nord. L’édifice entouré d’un grand parc est desservi par une allée bordée de grands platanes. Les toitures altières du château de Moncassin émergent de l’épaisse frondaison du bosquet qui l’entoure. Non loin, le château de Lacaze est entouré d’un parc attribué au paysagiste Bulher, paysagiste de renom qui exerça à la fin du XIXe siècle et début du XXe. A quelques kilomètres, toujours sur le versant est de la vallée de l’Avance, se dresse le château de Malevirade. Cette unité renferme d’autres belles demeures, nous pouvons citer le logis fortifié de Calonges, édifice de briques construit au XVIe et XVIIe, ou le château de Beaulieu, organisé autour de sa cour fermée et qui domine ses parcelles de vignes émaillées de chênes verts remarquables. Ces derniers ensembles se découvrent notamment de l’autoroute.

Habiter la campagne

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Habiter la campagne
A gauche : Ensemble traditionnel à l’architecture éclectique. C’est l’accompagnement végétal progressif qui assure la cohérence et la transition avec l’espace agricole. Leyritz-Moncassin.
Au centre : Nouveau quartier d’extension implanté sur un point haut. Chaque parcelle s’entoure d’une haie qui dessine la forme du terrain, en rupture d’échelle avec le parcellaire agricole. Razimet.
A droite : Exemple d’une belle couverture de grange en tuile canal sur un bâti en briques. Grézet-Cavagnan.

Se distinguent deux types de bâti dispersé dans la campagne, les corps de ferme et les nouveaux quartiers. Les corps de ferme se découvrent de loin en loin, plutôt implantés à flanc de coteau qu’en crête. Compte tenu de cette implantation dans la pente, ce sont surtout les toitures qui s’inscrivent dans le paysage. Il est difficile de qualifier ce bâti, très souvent modifié par des adjonctions ou le voisinage de grands bâtiments agricoles standards qui cachent les volumes d’origine. Par contre, la constante est l’accompagnement végétal progressif qui assure une transition douce entre les parcelles réduites proches de l’habitation, réservées aux usages domestiques et les champs ou les prés qui les entourent.
Les quartiers d’extension sont plus souvent en crête, sur des replats faciles à construire. Il existe peu d’accompagnement végétal. Les végétaux plantés sont au service de chaque parcelle et non “au service” du quartier pour faciliter l’insertion dans le paysage.


LES ELEMENTS DU PAYSAGE

Les éléments liés à l’eau

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La rivière. Argenton
La rivière
La rivière est perçue souvent dans une découverte de proximité ou lors de son franchissement. Elle est couramment accompagnée d’une ripisylve ou de boisements formant des corridors.
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La ripisylve. Calonges
La ripisylve
Cette ligne arborée accompagne le passage de la rivière. Elle est visible quand les boisements ou les peupleraies dans les fonds de vallée s’ouvrent. Elle constitue alors un repère qui signale le passage de l’eau, participant à sa lisibilité dans le paysage. C’est aussi un support pour les continuités environnementales au sein des grandes cultures (terrasse de la Garonne).
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L’étang collinaire. Leyritz-Moncassin
L’étang collinaire
Ce miroir d’eau dans le creux d’un vallon constitue la présence de l’eau la plus visible. L’étang collinaire, artificiel, témoigne d’un système agricole nécessitant l’irrigation. Sa couleur bleutée ou azurée dans la chaleur de l’été captive le regard.

Les éléments liés à l’agriculture

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La vigne. St-Sauveur-de-Meilhan
La vigne
La vigne est surtout située à l’ouest vers Cocumont mais aussi avec des petites parcelles éparses dans cette unité paysagère. Elle apporte une certaine rigueur par son implantation ordonnée et permanente. Les rangs de vigne jouent avec le relief et en soulignent la pente. Le graphisme des rangées de vignes et des parcelles s’imbrique dans les prairies, les boisements, les parcelles de grandes cultures ou les vergers.
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Le verger. Romestaing
Le verger
Peu présent à travers cette unité paysagère, les vergers sont surtout situés à l’ouest de l’unité vers Cocumont ou sur la terrasse à proximité de la vallée de la Garonne. Intercalés avec d’autres productions, ils apportent un complément de diversité appréciable dans le paysage, en animant les pentes de leurs lignes.
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Le vaste champ. Guerin
Le vaste champ
Ils prennent toute leur ampleur sur la Terrasse de Garonne au sein des grandes étendues plates. Tout élément vertical forme alors un repère par contraste. L’échelle du paysage s’ouvre.
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Le petit champ. Labastide-Castel-Amouroux
Le petit champ
Souvent entourés de haies ou d’arbres, ils donnent une tout autre ambiance au paysage : un mélange d’intimité et de graphisme. Plutôt représentative de la partie vallonnée au sud de l’A62, leur présence, mise en valeur par la pente, anime ainsi les coteaux.
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La prairie. Cocumont
La prairie
Les prairies occupent les pentes plus difficiles à cultiver, les terres sèches ou des fonds trop humides. Elles nuancent les étendues agricoles et forestières. Elles apportent un contrepoint aux cultures ou créent des transitions avec les cours d’eau, les vignes ou les grandes cultures.

Les éléments liés à la forêt et à l’arbre

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Le bois. St-Gemme-Martaillac
Le bois
Les boisements occupent des surfaces d’un seul tenant, assez importantes. Leur implantation très variée (crêtes, pentes, fonds de vallée) représente une des particularités de cette unité. Une certaine parité entre boisements et cultures s’établit par endroits. Le fond de la vallée de l’Avance comporte un long boisement dans les fonds. La Terrasse de Garonne porte la grande forêt du Mas d’Agenais et de Sénestis.
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La pinède. Ruffiac
La pinède
Leur apparition dans le paysage, annonçant la forêt landaise, crée des associations forestières inédites dans le département. Les parcelles de pins se mêlent aux feuillus ou jouxtent des peupleraies.
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La peupleraie. Poussignac
La peupleraie
De nombreuses peupleraies se sont installées dans les vallons ou les replats agricoles. En fonction de leur gestion et de leur étendue, leur grande hauteur tend à couper les vues et la perception des reliefs.
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La lisière. Montpouillan
La lisière
Compte tenu de la forte présence de boisements et de la forêt landaise en bordure sud de l’unité, de nombreuses lisières sont visibles dans le paysage. Elles marquent une rupture franche entre les champs et les boisements. Elles structurent les vues par les contrastes ainsi apportés.
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La haie. Cocumont
La haie
On la retrouve souvent de façon discontinue ou relictuelle en limite de parcelles, attirant l’attention sur l’agrandissement récent des champs. Ces structures végétales aux lignes rigoureuses participent au graphisme du paysage.
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L’arbre isolé. Leyritz-Moncassin
L’arbre isolé
Il apporte une ponctuation du paysage, particulièrement remarquée sur une crête ou au sein des grandes cultures. On le retrouve également comme un jalon à la croisée d’une route ou d’un chemin. Suivant les cas il joue un rôle de point de mire ou de repère.

Les éléments liés à la route

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La route de crête. Ste-Gemme-Martaillac
La route de crête
Les hauteurs dégagées permettent les vues sur l’horizon depuis les routes. C’est aussi une situation privilégiée pour contempler la succession des lignes de crêtes, les ondulations du relief ou les fonds de vallon en contrebas.
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Le belvédère. Meilhan-sur-Garonne
Le belvédère
Fréquent depuis les rebords de la Terrasse de Garonne, le belvédère permet d’appréhender les lignes d’horizons boisées et tendues depuis les crêtes ouvertes, ou bien les panoramas sur la vallée de la Garonne.
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La route de fond de vallée. Grezet-Cavagnan
La route de fond de vallée
Caractéristique des vallées principales de l’Avance et de l’Ourbise, la route de fond de vallée révèle la topographie en traçant des perspectives dans ces vallées semi ouvertes.
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Le pont. Meilhan-sur-Garonne
Le pont
C’est un élément clé de la visibilité du cours d’eau qu’il donne enfin à voir en passant au-dessus. Il constitue également un point d’accès aux berges. Les ponts au-dessus de l’A62 sont aussi des points de basculement vers la Terrasse de Garonne.

Les éléments liés au bâti

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Le village sur la crête. Labastide-Castel-Amouroux
Le village sur la crête
L’habitat est globalement situé sur les hauts dans la partie vallonnée de l’unité. En l’absence de reliefs promontoires, les villages de crête se fondent dans le paysage, offrant une silhouette discrète mais bien visible.
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Le village de bord de terrasse. St-Léon
Le village de bord de terrasse
Ayant un rôle d’interface entre la terrasse et la vallée de Garonne, certains offrent de magnifiques panoramas depuis les belvédères qui s’ouvrent.
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La place. Cocumont
La place
Lieu de rencontre, de représentation ou de commerce, cet espace est très visité et utilisé. Elle joue un rôle urbain centralisateur non négligeable et incontournable. Allant d’un simple espace à un lieu plus architecturé ou urbain, elle peut jouer un lien avec le paysage environnant en offrant des vues suivant sa position dans le village.
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La chapelle/l’église isolée. Ruffiac
La chapelle/l’église isolée
On la découvre au détour d’une route. Parfois visible de loin, elle constitue un point focal. Avec son aura de mystère, une ambiance toute particulière l’accompagne toujours.
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La ferme isolée. Meilhan-sur-Garonne
La ferme isolée
Constitué de volumes simples, parfois accompagnées d’arbres de haut jet, les fermes isolées sont éparpillées sur les coteaux de l’ensemble de l’unité paysagère. Elles ponctuent les grandes ouvertures de la Terrasse de Garonne. Elles forment un élément répétitif qui anime les vues de place en place, donnant ainsi une tonalité habitée.
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Le château. Leyritz-Moncassin
Le château
Plusieurs châteaux ponctuent ce territoire mais occupent différentes positions. Ils peuvent être discrets, cachés dans la végétation (château de Malevirade), bien visibles face aux étendues en grandes cultures (château près de Calonges) ou encore en surplomb de la vallée de l’Avance (château d’Archambaud).