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Portrait de la Forêt Landaise

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La Forêt Landaise. Un couvert forestier qui forme le cadre du paysage landais. Pompogne

LIMITES

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Forêt Landaise carte unité limites

Au nord

A l’Ouest de Casteljaloux la multiplication des clairières crée un paysage intermédiaire. A l’est de Casteljaloux, la limite est plus nette, avec un basculement dans un univers boisé.

A l’est

La limite est franche sur toute la façade Est de l’unité. Sur la partie nord-est le paysage en patchwork avec les vignes s’affirme franchement. Au sud-est la vallée de la Gélise marque la fin du massif landais.

Au sud

Les boisements deviennent moins dominants, laissant la place aux prairies, cultures et aux vignes de l’Armagnac. Le Pays de Sos crée ainsi une large transition avant les paysages ouverts des Terres Gasconnes.

A l’ouest

La forêt landaise se prolonge sur une vaste étendue dans les départements de La Gironde et des Landes.


PORTRAIT SENSIBLE

La forêt qui s’impose, mais des limites toutes en nuances

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La vallée de la Gélise longe la lisière de la Forêt Landaise qui forme là une limite nette avec les Terres Gasconnes qui s’étendent vers l’Est. Nérac

C’est principalement la présence de la forêt qui caractérise cette unité paysagère. Elle en constitue l’élément majeur, fermant les vues et rendant les perceptions plus intimes. De loin la masse boisée de la Forêt Landaise peut constituer un front net et sombre qui signale fortement un changement. Mais à son approche le contact avec les unités la jouxtant présente des nuances. La lisière affirme par endroits des tracés bien nets et donc un fort contraste avec les prairies ou les cultures. Mais une certaine diversité peut la moduler. Vers Xaintrailles de petits boisements s’individualisent de la lisière, créant un paysage plus imbriqué et composite. A l’ouest de Casteljaloux l’alternance à part égale de boisements et de clairières crée une large transition. De petites ouvertures dans la lisière à la faveur du passage d’un cours d’eau (ruisseau de Criéré) modulent également cette limite. La vallée de la Gélise longe une partie de la lisière de la forêt, jouant une interface originale et étonnante avec l’unité des Terres Gasconnes.

Une périphérie de l’unité plus vallonnée

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Les franges de la Forêt Landaise sont animées de nombreux vallons qui offrent parfois des vues vers l’extérieur du massif forestier. Xaintrailles

Une large frange à l’Est et au Nord de l’unité présente des reliefs peu accentués, comme des plissements, ou coulent plusieurs ruisseaux. Ces reliefs sont plus dynamiques du côté des Terres Gasconnes. De rares vues sur l’extérieur de la Forêt Landaise peuvent alors apparaître en fonction de la topographie. Plusieurs ruisseaux (ruisseaux du Beas, de Criéré ou encore de Turlet) rejoignent la Gélise. Enfouis sous les arbres, ils restent peu perceptibles et leur direction n’est guère lisible. Il en est de même au nord avec le passage de l’Avance et de ses petits affluents. La présence de la forêt gomme les dénivelés que l’on ne perçoit que localement par une ondulation à la faveur d’une route ou d’une clairière.

Un immense plateau forestier pas si uniforme

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Vu de l’interieur, les parcelles se succèdent les unes aux autres, donnant l’impression que le massif forestier s’étend indéfiniment. Boussès

Une fois la périphérie de l’unité franchie, la topographie devient plate. Paradoxalement même si les vues ne portent pas très loin, sauf à la faveur de la perspective d’une route, une impression d’immensité se révèle petit à petit. Cela est dû à l’homogénéité du paysage dominé par les pins. Une géométrie rigoureuse structure pourtant cette étendue. Les coupes d’exploitations offrent des ouvertures rigides et des contrastes avec les parcelles encore debout. La verticalité graphique et répétitive des pins met en exergue par contraste l’horizontalité du sol. Des parcelles de peuplements homogènes d’âge différents se succèdent. Elles mettent en avant une gestion forestière de « culture » qui crée ainsi tout de même une certaine diversité. Ce découpage de la forêt par les grandes parcelles, les coupes et les plantations fournit finalement aussi ponctuellement quelques repères.
La gestion de l’eau se traduit par un maillage étendu de crastes (fossés) qui limitent les parcelles. Cette eau omniprésente se retrouve régulièrement à travers l’unité. On ne peut omettre le charme des ambiances de sous-bois donnant une profondeur par la transparence sous les hauts pins âgés laissant passer le regard, ou encore celles des tapis de bruyères rose ou de la lande d’ajoncs jaune. Cette forêt n’est en rien uniforme comme on aurait pu le penser à première vue mais constitue un univers bien spécifique dont le symbole est l’effluve des pins et le bruit du vent dans les cimes que l’on ressent en foulant un doux sol sableux.

Des routes aux longues perspectives

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Les routes et pistes forestières ouvrent de longues perspectives rectilignes à travers la Forêt Landaise. Houeillès

Dans ce paysage sans aucune contrainte topographique, les routes filent droit. Ce sont les vecteurs majeurs de découverte de ce territoire. Elles ouvrent de très longues perspectives dont on ne voit finalement pas le bout. Leur tracé vient appuyer la rigueur de la gestion du territoire et en même temps s’affranchit des perceptions très cloisonnées de la Forêt Landaise. Ces routes offrent de longs transects sans surprise. La rectitude et l’effet cinétique ont tendance à uniformiser les perceptions et en même temps à souligner la répétition des parcelles forestières. Les parcours peuvent aussi créer des perceptions fortes mettant en scène l’effet de troncs des pins, des rangs d’éclaircies, ou encore l’alternance avec les clairières. Les cours d’eau qui les traversent viennent également ponctuer et animer les parcours.

Des respirations agricoles et habitées

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Au coeur de la forêt s’ouvrent des clairières cultivées et des airials habités. Allons

En contrepoint des longues traversées de la forêt s’ouvrent les clairières. Celles-ci de tailles variables peuvent atteindre 3 kilomètres carrés. Le contraste de l’ouverture est fort, le regard file au loin jusqu’à la prochaine lisière si la végétation le permet. Certaines sont dédiées à la grande culture souvent associées à une rampe d’arrosage. Au cœur de quelques-unes est implanté un village de faible taille, un hameau ou un domaine (maison de maitre ou château). Les airials qui autrefois formaient des ilots boisés dans la lande, sont aujourd’hui des clairières ponctuées d’arbres vénérables. L’effet s’est inversé. Dans le paysage intime de la Forêt Landaise ces ouvertures permanentes offrent autant de respirations appréciables. Elles adjoignent une tonalité lumineuse à la présence du bâti peu nombreux à travers cette unité.

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Forêt Landaise bloc-diagramme paysage
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Forêt Landaise carte unité légendée


SOUS-UNITE : Le Pays de Sos

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sous_unite_Pays_de_Sos

Des vallées de transition vers l’Armagnac et la Ténarèze

Au sortir de la forêt, le paysage s’ouvre sur de petites clairières et le relief s’affirme. La forêt landaise laisse la place à un paysage plus composite alternant ouvertures et fermetures. Les arbres sont encore très présents mais les ambiances forestières ne sont plus celles de la Forêt Landaise. Les vallées de la Gélise et de ses affluents créent des sillons sinueux et touffus au relief affirmé. La Gélise reste souvent enfouie sous la végétation. Les perceptions intimes des fonds plats, localement cloisonnées par les peupleraies, alternent avec des situations en belvédère sur la campagne. L’arbre apparaît sous de nombreuses formes : bosquets, ripisylves, peupleraies, boisements, fruitiers… La vigne apparaît annonçant son plein développement plus au sud. Les replats ouverts en hauteur donnent une certaine profondeur aux vues. Cette sous-unité forme une large transition ente Forêt Landaise, l’Armagnac et la Ténarèze au Sud-ouest et les Terres Gasconnes à l’Est.

Des villages repères en belvédère

En venant depuis le sud, les villages de Sos et Poudenas émergent de la végétation. Ils apparaissent comme des sentinelles adossées à la forêt sur le coteau gauche de la Gélise qu’ils surplombent. En fonction de la topographie leur approche n’est pas continue. La végétation fractionne les vues d’approche. On les perd de vue pour les retrouver ensuite, confortant l’idée d’un dédale. Poudenas compose avec la rivière (pont, ancien moulin, rue) qui participe à la qualité des lieux même si la vallée de la Gélise est très refermée par la végétation. De loin les peupliers plantés en ligne dans le fond de la vallée le long du cours d’eau apportent une touche italienne dans la composition du paysage. Le village de Sainte-Maure-de-Peyriac, implanté sur un replat entouré de vignes, indique le passage aux paysages plus ouverts de la Ténarèze.


LES PAYSAGES URBAINS

Dans la Forêt Landaise, la perception des paysages bâtis est inversée par rapport à la découverte que l’on peut en faire dans les autres unités. Ici le paysage est un « plein » végétal opaque, la forêt empêche toutes visions éloignées, rien ne signale à l’avance la présence des villages et des bourgs. Puis subitement, les boisements s’interrompent, laissant place à une clairière habitée. Cette dynamique de découverte est accentuée d’une part par le faible nombre de villages, d’autre part par l’aspect uniforme du paysage forestier qui ne semble abriter « aucune âme qui vive » si bien qu’arriver dans la clairière procure toujours le plaisir de retrouver des habitants. L’unité la plus petite de ces clairières habitées est l’airial. C’est une forme spécifique d’unité d’habitation liée à l’activité agricole, bien connue et bien étudiée, mais dont on retrouve les traits caractéristiques dans la forme des quartiers, des villages et des bourgs. Comme dans l’airial, la sensation d’une fluidité de l’espace, l’impression d’une composition aléatoire, sans souci d’orthogonalité, la relative disparité de l’architecture, tous ces éléments confèrent aux villages et aux bourgs de l’unité une identité particulière. Font exception les ensembles bâtis du Pays de Sos qui ressemblent davantage aux paysages bâtis du reste du département.

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Très large rue, calibrée pour les transports de grumes et urbanisée au XIX ème siècle, qui relie des quartiers plus anciens. Houeillès
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Faubourg XIX ème rectiligne, qui tangente le bourg ancien, côté est, avec une perspective sur le paysage de la vallée de la Gélise. Sos

Concernant cette unité, un point important à signaler est d’une part, la forte déprise du bâti que l’on peut constater en comparant le cadastre napoléonien et les cartographies actuelles et d’autre part, la modification des routes, sans doute motivée par l’exploitation sylvicole. Sur la carte IGN au 1/25000 ème, nombreuses sont les mentions de ruines qui correspondent sur le cadastre napoléonien, établi selon les communes de l’unité entre 1824 et 1834, à des lieux habités, notamment des moulins ou des brasseries. Le nombre de ces ruines mentionnées dans la Forêt Landaise est très important. Concernant ces routes rectilignes tracées au XIXe siècle, qui semblent trancher la forêt, elles ont également coupé les villages. Selon l’importance de l’agglomération traversée, le résultat est différent. Dans les bourgs plus dynamiques, une urbanisation s’est développée le long du nouvel axe, transformant la route en rue, tandis que dans les villages plus modestes, la route se perçoit encore aujourd’hui comme une césure.

Les villages en lisière de massif

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Les villages en lisière de massif
A gauche : L’étendue du massif forestier, vue depuis les espaces publics récréatifs, village du Bouchet. Beauziac.
Au centre : La place publique d’Antagnac, ouverte sur le sud.
A droite : Maison construite en maçonnerie, présentant un grand débord de toit formant auvent au-devant de la façade pignon, exposée à l’est, cœur de village. Antagnac

Nous commencerons par ces villages qui constituent des portes d’entrée dans la forêt de pins. Ce n’est pas tant leur forme urbaine ni l’architecture de leurs maisons qui les caractérisent mais plutôt leur rapport au paysage. Depuis ces villages s’offrent d’amples panoramas, soit vers le nord, la vallée de la Garonne ou de ses affluents, soit vers le sud, le massif forestier. Comme mentionné en introduction, c’est assez rare de trouver des fenêtres sur le paysage. Ces villages de taille modeste se situent en bordure nord de l’unité, se distribuant le long de routes de crête. Nous trouvons ainsi Antagnac, qui laisse le regard filer plutôt vers le nord, vers le vallon de la Cougouse, puis celui de l’Avance, ou bien le village du Bouchet, sur la commune de Beauziac, qui domine l’étendue forestière. Ces villages établis sur un point haut, sont groupés autour d’une église. Les bâtiments sont massifs, majoritairement construits en pierre, certains présentent de grands auvents à la manière des maisons landaises. Comme dans les autres villages de la Forêt Landaise, les espaces publics sont amples, ouverts, ils permettent de bénéficier des vues panoramiques et sont traités de manière champêtre.

Les villages-carrefours en étoile

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Les villages-carrefours en étoile : l’exemple d’Allons
A gauche, arrivée dans la clairière, découverte du village par le sud.
Au centre, traitement très simple de l’espace public autour du monument aux morts, à l’angle du carrefour routier.
A droite, l’église Saint-Christophe et son enclos, dans le bourg, a été reconstruite au XVIIe siècle sur les ruines d’une église détruite en 1568 par les troupes protestantes.
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Allons forme urbaine et paysage
A Allons, le noyau présent en 1824 était de taille très modeste, quelques bâtiments autour de l’église entourée par l’enclos du cimetière. C’était un petit carrefour de quatre routes qui convergeaient pour franchir la rivière. Des bâtiments se sont construits le long des nouvelles routes forestières, courant du XIX ème, proche du cœur d’origine, tandis que les extensions plus récentes se développent davantage au sud. La transparence des clôtures, le maintien de terrains ouverts, procurent une sensation de clairière dont l’horizon est tenu au nord, par le cortège végétal en berge de la rivière.

Dans cette unité des landes, avant même le développement intensif de l’activité forestière, les villages se sont implantés sur des carrefours de voies de circulation et de transit. L’église et l’enclos du cimetière sont proches d’une des voies et les maisons se distribuent elles-mêmes le long des autres branches du carrefour. Il y a très peu de construction à l’alignement, et la continuité bâtie quand elle existe ne concerne que quelques bâtiments. De même, il n’y a pas d’épaisseur. Cette composition conduit à des formes urbaines lâches dont la qualité tient à l’absence ou la transparence des clôtures. Entre deux maisons, se perçoivent le jardin, le pré avec quelques arbres, puis les premiers pins en toile de fond. De même, le bâti est relativement hétérogène, juxtaposant des maisons à 2 niveaux avec des maisons de plain-pied, des bâtiments ruraux type hangar ou grange avec de petits volumes annexes. La cohésion d’ensemble est assurée par l’horizon végétal qui enveloppe ces villages, complétée par la dispersion de grands arbres, chênes et platanes, soit dans les jardins privés soit sur l’espace public. Si les nouveaux quartiers se greffent facilement sur ces formes de village en étoile, par contre, ils introduisent une rigidité par l’emploi de clôtures opaques et orthogonales, et se distinguent souvent par le renoncement aux grands arbres qui assuraient le lien avec l’environnement boisé.

Des quartiers réunis au fil du temps

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Des quartiers réunis au fil du temps
A gauche : Un des « villages » réunis pour former Réaup-Lisse, le village de Hougaillard, comme mentionné sur le cadastre napoléonien, avec quelques maisons traditionnelles à l’alignement d’une rue courbe.
Au centre : La place de l’église est une constante dans ces villages de la forêt. Quelquefois ombragée par des rangées d’arbres, elle sert aussi d’aire de stationnement. Réaup-Lisse.
A droite : La présence de bâtiments ruraux à l’architecture traditionnelle rappelle que ces bourgs et villages sont constitués de différents quartiers anciens réunis. Centre bourg de Houeillès.

Plusieurs villages ou bourgs sont composés de la réunion de quartiers anciens, agglomérés progressivement soit par la création d’une voie nouvelle, comme à Houeillès soit par la construction progressive des espaces non bâtis.

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Reaup-Lisse forme urbaine et paysage
Le recours au cadastre napoléonien permet de mieux comprendre la forme de ces bourgs qui sont constitués de plusieurs « villages », terminologie employée sur le document de 1834. Ici, le noyau ancien est constitué de trois villages qui se sont étendus progressivement, sans objectif apparent de centralité ni de densité. Seul le carrefour principal, proche de l’église crée une forme de polarité par la présence de commerces et de la place publique.
Par exemple, Réaup-Lisse correspond à trois villages d’après le cadastre napoléonien de 1834, Réaup, Campot, Hougaillard. Les intervalles se sont remplis, sans pour autant que la densité se soit accrue, si bien que l’impression reste celle d’un paysage de maisons éparpillées dans la clairière, excepté au niveau du carrefour principal encadré par une séquence plus urbaine. L’église reste un élément dominant avec une place au-devant. A Houeillès, l’urbanisation de la route principale a créé une sorte d’artère à partir de laquelle sont irrigués les différents quartiers. Mais cette façade urbaine n’a qu’une épaisseur de maisons et en second plan, le paysage bâti redevient lâche, les jardins se découvrent tout autant que les maisons. Le platane est très présent, soit en alignement, soit en quinconces sur les places. L’échelle de ces grands arbres par rapport à un bâti de taille modeste, tout comme leur omniprésence constitue un élément de cohésion et de structuration de ces paysages bâtis relativement hétérogènes.

L’airial

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L’airial se présente comme une clairière lumineuse et intime dans la maille serrée des boisements, qui prend des formes variables selon le parcellaire. Plusieurs bâtiments se répartissent dans l’espace, toujours planté de quelques chênes.

L’airial correspond à une forme d’habitat traditionnel, caractéristique des landes. Dans une clairière herbeuse, sans clôture, plantée de chênes, souvent devenus vieux, se distribuent différents volumes bâtis. La maison principale est généralement à ossature bois, elle présente une toiture à longs pans, et s’ouvre sur une façade principale en pignon, orientée à l’est. Elle est entourée de dépendances plus ou moins importantes, correspondant chacune à un usage agricole spécifique (parc à moutons, fenil, étable,…) qui semblent disposés dans la clairière sans ordre apparent. Cet habitat, dont la destination agricole est aujourd’hui souvent perdue, a évolué mais il reste un élément de patrimoine culturel. Pour autant il est peu visible dans le paysage, desservi la plupart du temps par une allée sableuse modeste qui semble se perdre dans les pins et contribue à préserver la grande intimité de ces ensembles.

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L’airial propose une clairière lumineuse mais arborée autour des bâtiments. Sos, Réaup

Le pays des sotiates

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Sos forme urbaine et paysage
Le cœur ancien de Sos a épousé la forme du relief et compose un centre bâti dense, organisé autour de sa place des cornières. Les extensions au XIX se sont développées alentour en utilisant les espaces publics comme articulation. Les extensions plus récentes occupent principalement la partie nord aux pentes plus faibles. Les nombreux jardins, souvent visibles, concourent à la qualité de ce paysage urbain.

Historiquement la sous-unité du Pays de Sos correspond au territoire des Sotiates, et non plus à celui des Nitiobriges comme dans une grande partie de ce département. Mais ce n’est pas cette histoire ancienne qui a marqué le paysage bâti, mais plutôt une situation en lisière de la forêt, et surtout en bordure de la vallée de la Gélise.
Les deux principaux villages, Sos et Poudenas sont ainsi implantés sur le versant nord de la vallée, chacun à la faveur d’une proue délimitée par des vallées affluentes. Ce sont donc des villages en pente. Ils présentent une forte densité bâtie avec des maisons à deux niveaux minimum, la plupart sont construites en maçonneries de pierre, mais il existe également des maisons à pans de bois. Poudenas est dominé par son château qui se dresse sur ses anciens remparts tandis que Sos semble se serrer autour de sa place des cornières. Ces villages ne ressemblent pas aux villages de la forêt, ni par leurs formes urbaines compactes ni par leurs architectures, ils sont plus proches des paysages bâtis de l’unité des Terres Gasconnes.

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Place des cornières ombragée par de vieux platanes. Un aménagement récent a mis au jour les vestiges de l’ancienne église, que l’on retrouve dessinée au sol. Sos.
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Réinterprétation intéressante des couverts traditionnels dans les bâtiments de la poste et du marché (années 1950). Sos
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Les maisons, volumes traditionnels à deux niveaux, rehaussés par un étage d’attique ventilée par des occuli ovales s’étagent en contrebas de la terrasse du château. La plupart ont conservé leur enduit, tout comme le château. Poudenas


LES ELEMENTS DU PAYSAGE

Les éléments liés à l’eau

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La rivière. Farges-sur-Ourbise
La rivière
La rivière est perçue souvent dans une découverte de proximité ou lors de son franchissement compte tenu de la fermeture des vues par la forêt. Elle devient plus lisible dans le Pays de Sos où les vallées sont plus marquées.
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Le craste. Allons
La craste
C’est un fossé de drainage. Son existence a permis de valoriser des terrains exondées pour la « culture » forestière. Un réseau important quadrille la Forêt Landaise. Elle révèle la présence de l’eau en traçant parfois de longues perspectives.
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La ripisylve. Saumejan
La ripisylve
Contrairement au paysage de vallée, où elle signale de loin le passage de la rivière, ici c’est le contraste de la ligne de feuillus avec les conifères qui annonce l’eau. Cette ripisylve forme par endroit un petit corridor intime sous lequel passe la rivière.

Les éléments liés à l’agriculture

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La clairière. Allons
La clairière
Dans ce paysage forestier elle apporte une respiration non négligeable. Son ouverture apporte lumière et contraste par rapport aux longues traversées forestières. Elle présente un caractère plus naturel quand elle est occupée par la lande en attente d’un repeuplement forestier. Ailleurs les cultures s’étendent sur de grandes parcelles, voire de vastes cercles autour de rampes d’irrigation.
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La prairie. Sos
La prairie
Peu représentée dans la Forêt Landaise, elle apparaît toutefois dans certaines clairières du massif forestier et surtout dans le Pays de Sos.
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La vigne. Sos
La vigne
Ses rangs bien ordonnés en petites unités annoncent le passage à l’Armagnac et à la Ténarèze. Elle apporte une palette graphique dans le paysage.
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Le petit champ. Poudenas
Le petit champ
On le retrouve dans le Pays de Sos que cela soit en fond de vallée, sur les coteaux ou sur les hauts. Il y anime de son graphisme le paysage en partie cloisonné par la végétation.

Les éléments liés à la forêt et à l’arbre

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La lisière. Houillès
La lisière
Omniprésente, elle s’étend sur de nombreux linéaires à travers cette unité paysagère qui comporte une majorité de forêts. Selon l’âge du peuplement des pins la lisière offre plus ou moins de transparence vers le sous-bois. Dans certaines parcelles des feuillus sont conservés en lisière, ce qui permet d’animer un peu plus celle-ci.
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La coupe forestière. Barbaste
La coupe forestière
Elle constitue un évènement dans le paysage, transformant ponctuellement complètement la perception d’un endroit en quelques jours. La coupe révèle le sol sableux et l’horizontalité du plateau landais.
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La jeune plantation. Pompogne
La jeune plantation
Cette ouverture, parfois sur une ancienne coupe en régénération, s’anime au fil des saisons avec les ajoncs, la bruyère ou les graminées (molinie). Elle offre ainsi une référence au passé où la forêt n’existait pas. Elle est parfois ponctuée de chênes préservés lors des coupes. Progressivement les pins prennent le dessus sur la végétation herbacée refermant alors le paysage jusqu’aux premières coupes d’éclaircie.
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Le tas de bois. Pindères
Le tas de bois
Evénement temporaire dans le paysage, le graphisme des grumes stockées anime les abords des routes et des chemins. C’est un témoin et une vitrine de l’exploitation de la forêt.
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La peupleraie. Sos
La peupleraie
Sa présence en petites unités tend à compartimenter et refermer les fonds de vallée du Pays de Sos. Elle fait perdre par endroits la perception du relief.

Les éléments liés à la route

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La longue route forestière. Pindères
La longue route forestière
Cette longue perspective à perte de vue offre une ouverture singulière dans le massif boisé, par ailleurs synonyme d’intimité. Le contraste est fort. L’effet de vitesse tend à uniformiser les perceptions depuis ces routes. Le traitement de ses lisières en conditionne donc la qualité paysagère.
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La petite route forestière. Pompogne
La petite route forestière
D’un tracé moins rectiligne, elle permet une découverte plus fine de ce territoire intime. La vitesse moindre permet de ressentir les nuances et la perception des sous-bois.
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Le carrefour forestier. Pompiey
Le carrefour forestier
Il constitue un petit événement dans ces longs parcours qui pourraient sembler monotones. Il constitue un point de repère appréciable qui jalonne le parcours dans les longues traversées du massif.
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Le pont. Saumejan
Le petit pont
C’est parfois le seul endroit d’où il est possible de découvrir le cours d’eau. De taille modeste il signale le passage de l’eau (rivière, craste).
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La piste forestière. Bousses
La piste forestière ou pare-feu
Elle donne l’occasion de parcourir ce territoire boisé à une autre vitesse pour profiter de ces ambiances forestières donnant la part belle aux sous-bois transparents et à quelques perspectives. Compte tenu du sol sableux, ce sont des voies douces, accueillantes toute l’année.

Les éléments liés au bâti

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Le village dans la clairière. Allons
Le village dans la clairière
Les villages étaient autrefois implantés au sein d’espaces plus ouverts avant les plantations forestières généralisées. Les espaces publics y prennent une tonalité simple et rurale (trottoir en herbe).
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La place. Houeillès
La place
C’est un lieu de rencontre, de représentation ou de commerce qui fédère l’organisation du village. La place va d’un simple espace peu défini dans les villages du massif forestier à une structure plus architecturée dans le Pays de Sos.
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Mirador, Reaup-Lisse
Le mirador
La forêt reste fragile, les miradors permettent de surveiller les départs d’incendie. On aimerait bien contempler la mer de pins depuis ces plates-formes juchées si haut...
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L’airial. Saumejan
L’airial
Il offre une ambiance feutrée et singulière, empreint de simplicité et de calme, dans une clairière ponctuée de vieux arbres. La déclinaison des bâtiments simples d’habitations et d’exploitation instaure une certaine harmonie.
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Le domaine. Houeillès
Le domaine
On le découvre au détour d’un chemin au bout d’une allée ou dans une clairière. Il peut offrir une certaine mise en scène avec une allée ou des plantations.
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Le village en belvédère. Sos
Le village en belvédère
A flanc de coteau ou sur une butte dans le Pays de Sos, leur clocher émerge de la végétation du coteau. Des belvédères s’ouvrent sur la vallée de la Gélise depuis leur position élevée.