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Portrait de la Vallée de Garonne

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La vallée de Garonne forme une vaste plaine, large de 5 à 8 km, bordée de coteaux asymétriques. Meilhan-sur-Garonne

LIMITES

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Vallée de Garonne carte unité et limites

Au nord

Le coteau de la vallée de la Garonne marque une limite nette. Il est plus affirmé dans la partie amont entre la limite du département et la confluence.

A l’est

La vallée de la Garonne se poursuit dans le département du Tarn-et-Garonne avec un rétrécissement de sa largeur au niveau de Donzac.

Au sud

Entre la limite est du département et Damazan le coteau marque nettement la limite de la vallée de la Garonne. Au nord-ouest de Damazan c’est le rebord de la terrasse alluviale qui prend le relais, formant une marche moins haute.

A l’ouest

La vallée de la Garonne se prolonge dans le département de la Gironde.

PORTRAIT SENSIBLE

Des limites clairement définies par les coteaux

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Les coteaux forment des limites franches au nord et au sud de la vallée. Aiguillon

La vallée de la Garonne traverse la totalité du département presque en son milieu. C’est un axe qui permet de s’orienter et de se situer à l’échelle du grand paysage et du département. La référence au sud et au nord de la vallée est souvent employée. Celle-ci forme une vaste séparation entre des paysages nuancés de collines au nord et au sud. Par contre la vallée de Garonne arrive dans le département et se poursuit au-delà sans rupture, imposant sa présence et sa continuité bien au-delà des frontières administratives. Ce sont les coteaux, qui font partie intégrante de la vallée, qui en marquent la limite. Franchir la marche du coteau en le gravissant ou par l’ouverture d’une vallée affluente, c’est nettement entrer dans un autre paysage. Ces lignes de force se prolongent tout au long de la vallée. Toutefois les coteaux ne sont pas continuellement visibles depuis le fond, compte tenu de leur hauteur modérée et de la largeur du fond de la vallée. Seule la confluence avec la vallée du Lot vient brouiller ces repères par la longue interruption du relief et la vaste ouverture du paysage.

Un fond de vallée ample aux allures de plaine

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Le fond de vallée forme une vaste plaine où les dénivelées sont ténues. Ste-Colombes-en-Bruilhois

Une fois le coteau descendu, la perception du fond de vallée change. Son étendue ne se perçoit plus dans sa totalité. Le fond de vallée est suffisamment large et plat pour former une vaste « plaine ». Cela est renforcé par la mise à distance des coteaux, en covisibilité lointaine, qui amoindrit leur prégnance. De légères variations de hauteurs sont apportées par de longues terrasses, bordées par une dénivelée localisée qui forme par endroit une marche ou « petit coteau ». De petits reliefs apparaissent de façon ténue, jouant un grand rôle dans le positionnement des constructions et des villages anciens, des axes de circulations ou encore des cultures. Ces légères différences des niveaux ont donc une importance majeure.

Des étendues agricoles intensives avec peu de repères

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Un paysage agricole alternant ouvertures des champs et fermetures arborées. Couthures-sur-Garonne

Le fond de la vallée est résolument agricole mais diversifié, l’espace est dévolu aux cultures avec les céréales, les vergers, le maraîchage, la vigne. Le paysage s’ouvre au gré des parcelles cultivées. Les peupleraies, les vergers, les bosquets, les petits boisements et quelques lignes boisées modulent l’étendue des vues. Il y a donc une alternance d’ouvertures et de fermetures, d’écrans successifs entre lesquels le regard se faufile. Les saisons ont un fort impact, modulant les vues en fonction de la présence des feuilles ou de l’élévation du maïs. Au fil de la vallée, les contrastes sont forts entre des secteurs très arborés où les repères se perdent et de grandes parcelles où tout se voit de loin notamment l’hiver. Le moindre élément qui se dresse alors (arbre isolé, clocher, bâtiment agricole) forme par contraste un point focal. Car hormis les coteaux ou les villages belvédères, peu de repères existent dans ce relief plat.

Une forte présence de l’eau lorsqu’elle est visible

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La Garonne tumultueuse et ample, a une forte présence. Lafox

La Garonne est à l’image de l’échelle de la vallée : large et étendue. Ses méandres s’étirent dans tout le fond de la vallée entre coteaux et rebords de terrasse. Depuis de nombreux coteaux le fleuve est ainsi bien visible. Il est particulièrement prégnant depuis les villages et les bourgs dont l’histoire est intimement liée à son passage et à ses crues. Ailleurs le fleuve est plus discret, masqué par la végétation, mais annoncé par les systèmes de digues. Son accès y est moins aisé. Les ponts aux architectures remarquables le révèlent soudainement mettant en valeur l’échelle de la vallée et la perspective sur le le fleuve. Le canal latéral à la Garonne affirme une présence de l’eau dans un tout autre registre. Son tracé artificiel et très technique, dont le pont canal à Agen révèle le paroxysme, suit la vallée sur toute sa longueur. Avec ses longues perspectives, il constitue un fil conducteur facilement accessible. Son charme tient aux ambiances intimes et fraîches, dans la torpeur de l’été, sous la voûte des platanes qui l’accompagnent, formant presque une « forêt galerie ».

Les confluences, des traits d’unions

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La confluence avec la vallée du Lot est marquée par la large interruption du coteau nord. Buzet-sur-Baise

La confluence la plus frappante est celle avec la vallée du Lot. L’espace se dilate. Le coteau nord de la vallée de la Garonne s’interrompt. Depuis le coteau opposé la rencontre des deux couloirs de vallée est bien visible, permettant de saisir l’ampleur de cette ouverture. Le Pech de Berre constitue un lieu privilégié pour saisir l’importance de cette confluence. Le village d’Aiguillon, sur un rebord de terrasse de la Garonne, trône en léger promontoire. La confluence des vallées s’affiche avec force mais la rencontre précise des deux cours d’eau reste plus confidentielle. D’autres rivières et ruisseaux plus petits rejoignent la Garonne tout au long de la vallée. Ils créent autant d’ouvertures dans les coteaux, qui forment des portes d’entrée vers les unités paysagères voisines, comme des corridors plus ou moins lisibles. Plusieurs villages sont venus s’installer à ces endroits stratégiques hors de portée des crues.

Des implantations urbaines très diversifiées

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Marmande, implantée sur le rebord de la terrasse dominant la Garonne, maintient un rapport prudent vis-à-vis du fleuve.

Le fond de la vallée au sens strict, c’est à dire inondable, comporte peu de cités (Coutures-sur-Garonne, Sauveterre-Saint-Denis). Des hameaux ou des fermes isolées en ponctuent le fond, souvent sur des petites buttes artificielles (terrat) pour minimiser l’effet de la montée des eaux. En bordure de terrasse, la position des bourgs a toujours un cachet étonnant avec des belvédères plus ou moins élevés. Situés à la rupture de pente, ils offrent des vues privilégiées sur la vallée et la Garonne, et parfois sur le canal, qui leur confèrent un charme particulier (Tonneins, Meilhan-sur-Garonne, Le-Mas-d’Agenais). Les villages de coteaux présentent quant à eux de vastes panoramas sur la vallée qui en soulignent l’étendue. Tous ces villages sont des lieux clés pour donner à voir didactiquement et sensiblement la vallée et le fleuve. La ville d’Agen et les bourgs alentours constituent une vaste conurbation occupant tout le fond de la vallée. L’urbanisation reste à l’écart de la Garonne, dont elle est séparée par un système de digues et des axes routiers importants.

Un couloir concentrant les voies de communications

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La vallée de Garonne est une voie de circulation historique qui concentre de nombreuses infrastructures. Puch-d-Agenais

Le couloir de la vallée de la Garonne concentre de nombreuses voies de circulations (RD 813, autoroute des deux Mers, voie ferrée, canal, rivière) qui empruntent cette direction naturelle en fond de vallée, sans relief affirmé. La position de la Garonne, ses crues et les terrasses ont influencé une partie des tracés. La RD 813 passe en rive droite, contrainte par la proximité du fleuve au pied du coteau dans la partie amont, puis sur une terrasse dans la partie aval. Cet axe est une des voies majeures reliant tous les noyaux urbains du fond de vallée. Elle est le support de développement de zones d’activités qui la jalonnent sur de longs linéaires. L’autoroute des deux mers passe elle en rive gauche, formant plus un effet de coupure. Le réseau secondaire offre une découverte plus intime du fond de la vallée ou des belvédères depuis les coteaux. Des barreaux transversaux permettent de franchir la Garonne et le canal, et de découvrir ainsi ces éléments majeurs du paysage de la vallée. Des alignements de platanes majestueux donnent à certains itinéraires une identité époustouflante compte tenu de l’âge des arbres et de leur taille. Ceux-ci forment une voûte végétale digne d’une cathédrale qui prend ici une forte valeur patrimoniale.

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Vallée de Garonne bloc-diagramme paysage
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Vallée de Garonne carte unité légendée

SOUS-UNITES

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Sous-unité : La Garonne Agenaise

Une vallée cadrée par des coteaux dissymétriques
Cette partie de la vallée s’étend de la limite sud-est du département jusqu’à la confluence avec le Lot. Au nord le coteau longe le Pays des Serres aux reliefs entaillés de vallées étroites et marquées. Ce coteau montre des pentes abruptes, colonisées par les boisements où affleure la roche calcaire. Il forme particulièrement sur cette partie amont un contraste affirmé avec le fond plat de la vallée de Garonne. Au sud le coteau borde les Terres Gasconnes. Il reflète alors la douceur des collines gasconnes par des pentes moins affirmées, où une grande part est dédiée à l’agriculture. Ce coteau sud est plus marqué ici que dans la partie marmandaise. Ces deux coteaux en covisibilité dominent un couloir rectiligne. La Garonne est majoritairement proche du coteau nord contraignant l’urbanisation et la RD 813 sur une faible largeur. Des vues associant le coteau et la rivière sont ponctuelles depuis les ponts de Port-Sainte-Marie et de Sauveterre-Saint-Denis. Le canal latéral à la Garonne s’affranchit de la rive droite pour traverser en diagonale le fond de la vallée.

L’agglomération d’Agen au centre et les villages sur les bords
Le coteau sud comporte, comme en sentinelle, plusieurs villages alignés en belvédère (Estillac, Moirax, Montesquieu, Sainte-Colombe-en-Brulhois). Ils jouent un rôle d’interface entre les collines des Terres Gasconnes et la vallée de la Garonne par leur double orientation. Les clochers constituent des repères. Plus bas les villages de Buzet, Bruch, Feugarolles et Layrac marquent les débouchés des petites vallées affluentes. A l’autre extrémité de cette partie Clermont-Dessous dresse sa silhouette sur le coteau nord. En rive droite l’espace est plus contraint, rassemblant urbanisation et infrastructures au pied du coteau. Port-Sainte-Marie, à la silhouette en léger belvédère sur la Garonne, illustre bien cette situation coincée au pied du coteau.
Agen et les communes limitrophes ont vu un développement urbain linéaire sur plus de 15 kilomètres le long de la RD 813. L’agglomération s’est également étalée transversalement à la vallée en occupant une grande partie du fond sur la terrasse en rive gauche au-delà du Passage jusqu’au coteau sud. Le lien avec le fleuve s’effectue par les ponts ou par le grand mail de platanes du Gravier, mais il est séparé par des digues maçonnées et une route à fort trafic.

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Sous-unité : La Garonne Marmandaise

Une large vallée évasée en terrasses
A l’aval de la confluence avec le Lot, la vallée de Garonne s’élargit vraiment. La covisibilité entre les coteaux n’est plus effective. Si le fond de la vallée reste semblable, c’est la présence de longues et larges terrasses qui caractérise cette partie aval de la vallée. L’une au sud est bordée d’un talus de 50 mètres de haut que l’on pourrait associer à un coteau, mais celui-ci se situe plus au sud encore. Cette terrasse est isolée du reste de la vallée et s’accorde plus avec les étendues vers la forêt landaise. Son talus forme finalement la limite de la vallée de la Garonne. Au nord le coteau est doux et cultivé. Il est précédé également d’une large terrasse mais moins haute que celle au sud. Cette terrasse dont le bord est tutoyé par la Garonne reste en lien avec la vallée. L’agriculture dans cette partie aval s’illustre par de grandes parcelles de cultures intercalées de structures arborées résiduelles qui ont tendance à disparaître. Les cultures maraîchères ou fruitières et la vigne s’étendent aux abords de Marmande, donnant au paysage un aspect plus maîtrisé avec les serres, les tunnels et les alignements de fruitiers et de ceps.

Des villages et des bourgs en rebord de terrasse
Ce qui qualifie tout particulièrement cette vallée aval c’est la présence des noyaux urbains en rebord de terrasse. Comment ne pas être surpris par le front urbain de Tonneins, et ses protections, en belvédère sur la Garonne ? Marmande laisse transparaître un plus grand calme, le fleuve étant plus loin, mais rappelle la force des crues avec ses « remparts ». Toutes deux sont raccordées à un pont qui présente d’autres vues sur leur front bâti. L’urbanisation s’est étalée sans contrainte au nord-est jusqu’aux coteaux. La RD 813 est le support de zones commerciales et d’activités continues, donnant une image plus banale. En rive gauche le charme est tout autre. Les villages de Fourques-sur-Garonne, Mas-d’Agenais, Meilhan-sur-Garonne se situent sur le rebord de la terrasse. Ils offrent des situations en belvédère révélant l’échelle dilatée de la vallée et l’étendue des méandres de la Garonne. Le canal longeant le pied de la terrasse sur toute sa longueur vient parfaire la qualité du tableau. Garonne et canal sont parfois visibles en même temps.


LES PAYSAGES URBAINS

De grands axes qui orientent les implantations bâties

La vallée de Garonne est un paysage très habité, malgré les aléas des inondations. Une des caractéristiques de son développement tient à la présence de plusieurs infrastructures, de portée nationale, qui ont trouvé dans cette vallée un passage aisé. De la route royale en rive droite de Garonne, qui deviendra route nationale puis route départementale RD 813, à l’autoroute A 62 qui relie Toulouse à Bordeaux, en passant par la voie ferrée et le canal des deux mers, toutes ces voies et le maillage secondaire qui les connecte entre elles ont joué un rôle dans le développement des paysages bâtis.
L’ancienne RN 113 a placé les villes et les villages traversés dans une situation d’escale sur de grands itinéraires, commerciaux ou touristiques, favorisant le développement urbain aux abords de la route. Il y a une grande différence d’aspect entre les premiers faubourgs, composés de maisons mitoyennes construites à l’alignement dont les façades homogènes s’étirent le le long de la route et les développements plus récents, désormais baptisés “entrée de ville” qui se traduisent par un urbanisme lâche et banalisant, avec une faible qualité architecturale.

A l’inverse de la route, la voie ferrée s’est imposée comme une césure souvent traumatisante dans les paysages bâtis, même si l’objectif global de transit et de desserte était le même que pour la route. Ainsi, tous les passagers qui empruntent la liaison ferroviaire Bordeaux Toulouse perçoivent en traversant Port-Sainte-Marie combien la voie est venue cisailler le tissu bâti ancien et l’a coupé de son “port”, de son fleuve. Dans ce cas particulier la déviation routière est venue redoubler la césure.

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Le bourg de Port-Sainte-Marie coupé du fleuve et de son port par la voie ferrée et la route

Le canal et l’autoroute constituent deux autres barrières infranchissables en dehors des ouvrages prévus. Mais ces deux infrastructures très différentes et séparées dans le temps par plus de 150 ans, ont été implantés à distance des villes et des villages, donc leur impact sur les paysages urbains est plus faible. Pour autant, chacune d’elles a généré un paysage bâti particulier. Le canal est ponctué par les maisons éclusières, volumes modestes et semblables tout le long du parcours. Plus récemment, le développement de la navigation touristique a donné lieu à la construction de bâtiments contemporains sur les haltes, qui souvent empruntent au vocabulaire fluvial.

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Exemple d’une zone ouverte à proximité d’un échangeur : l’effort en terme d’architecture et de plantations est trés perceptible et renvoie une image positive de l’activité. Damazan

L’autoroute a généré un paysage bâti plus imposant. Autour des échangeurs, se sont implantées d’importantes zones d’activités. Si ce paysage bâti est peu visible pour l’usager de l’autoroute qui traverse le département, l’effet vitrine est développé sur les bretelles et les voies de jonction avec le réseau départemental.
Dans ces deux cas, le canal et l’autoroute, le paysage bâti qui est fabriqué le long de l’infrastructure a peu à voir avec le territoire, le vocabulaire formel des bâtiments est lié à l’imagerie du canal ou à la fonction d’usage des bâtiments d’activité.

Une topographie qui guide l’implantation urbaine

Si la topographie de la vallée a suscité le tracé de ces différentes voies de circulation, elle a aussi influé sur les formes urbaines des villes et des villages. Toutes les nuances des profils de la vallée, pendant sa traversée du département, ont servi à des implantations bâties diversifiées. Certaines villes se sont implantées sur des terrasses à distance du fleuve, c’est notamment le cas des deux bastides de l’unité, Caudecoste et de Damazan, d’autres ont colonisé des terrasses dominant le fleuve, d’autres ont choisi de se développer en rive. On dénombre quelques villages au milieu de la vallée, comme Fauguerolles, en rive droite, traversé par la RD ou bien Sérignac, en rive gauche. En interface avec les autres unités de paysage, il y a des villages de pied de coteau, comme Gontaud-de-Nogaret, également les villages juchés sur des hauteurs dominant la vallée, dont les silhouettes se perçoivent adossées aux coteaux boisés. C’est le cas par exemple de Clermont-Soubiran, Lusignan-Grand, Saint-Médard, Clermont-Dessous, pour la rive droite et de Moirax, Estillac, Roquefort, Sainte-Colombe, Puch d’Agenais, en rive gauche.

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La Garonne longe Agen par l’ouest. Depuis la passerelle, vue sur les anciens quais avec les platanes.
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La silhouette du Puch s’élevant sur le coteau sud de Garonne

Des implantations en terrasse à distance du fleuve

Quelques bourgs se sont implantés en rebord de terrasse alluviale. C’est le cas par exemple de Caudecoste et de Damazan, deux bastides de la vallée, mais également de Sainte-Sixte, village-rue étiré sur son rebord ou bien le quartier de Dolmayrac, sur la commune du Passage. L’implantation de Layrac en rebord de terrasse se lit très clairement depuis l’autoroute, “effaçant” la confluence avec le Gers, et soulignant l’assise horizontale du bourg. Layrac a fait l’objet d’un paragraphe dans l’unité voisine des collines gasconnes, mais sa visiblité dans le paysage de la vallée de la Garonne justifie cette brève évocation. De même Aiguillon situé à la confluence du Lot et de la Garonne a été abordé dans l’unité de la vallée du Lot. C’est un exemple de bourg implanté en rebord de terrasse de la vallée de Garonne et à distance du fleuve ; par contre sa particularité est d’être longé par le Lot. Ces situations en rebord de terrasse placent les bourgs en balcon, mais ils dominent la vallée et non le fleuve, distant de quelques kilomètres.

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Damazan forme urbaine et paysage
Si l’origine de la forme urbaine de Damazan était circonscrite dans son carré, dans une logique orthogonale, les développements du XX ème siècle se sont organisés le long des voies qui rayonnaient à partir de la bastide. La terrasse naturelle redoublée par le canal ont fabriqué du côté de la vallée, une limite très nette à la ville.

La singularité des bastides est leur forme urbaine régulière et compacte, posée au bord d’un grand paysage sans que pour autant la composition urbaine en soit affectée, déformée ou adaptée. Néanmoins, il reste les perspectives visuelles offertes depuis les rues qui révèlent, de temps en temps cette dimension de belvédère. L’effet de surprise n’est pas rare. Selon l’itinéraire par lequel on a rejoint la bastide, il est possible de n’avoir pas intégré cette singularité du rebord de terrasse que l’on expérimente soudainement au détour d’une rue. Le deuxième effet de l’implantation en rebord de terrasse est d’imposer une limite urbaine nette, côté vallée, avec une silhouette bâtie franche. Le développement urbain au delà du quadrilatère d’origine s’organise sur la terrasse, à “l’arrière”, à partir des rues, sans contrainte topographique.

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Damazan. A gauche : La place est en partie occupée par la halle-mairie. Au centre : Perspective sur la vallée depuis l’intérieur de la bastide. A droite : le rebord de terrasse, longé par le canal bordé de platanes, marque une limite urbaine nette.

Les implantations sur terrasse à proximité du fleuve

Les implantations sur des terrasses en rive même du fleuve, permettaient de se tenir à l’abri des inondations tout en gardant la main sur l’activité fluviale. Chaque cas reste unique, selon la rive, la hauteur de la terrasse et sa nature, terrasse naturelle ou profil renforcé par une paroi maçonnée. Pour chacune des villes, la topographie se conjugue avec l’histoire de la construction et la forme du maillage viaire, donnant naissance à des paysages bâtis variés. La constante est que le rebord de terrasse constitue une limite urbaine nette. Côté Garonne, la ville se dresse comme “posée “sur un plateau. Sous cet angle particulier, la silhouette la plus emblématique de l’unité est le front bâti de Tonneins qui se dresse en contre-haut d’un imposant dispositif maçonné (Voir lieux particuliers). Dans l’unité voisine d’Entre Landes et Garonne, sont évoquées Le Mas-d’Agenais, également Meilhan-sur-Garonne qui se trouvent à la lisière des deux unités. Ces deux bourgs sont construits sur le rebord de la terrasse, ils dominent le fleuve, également le canal qui s’est faufilé au XIX ème siècle entre le pied de coteau et la berge de Garonne, tout comme d’ailleurs à Lagruère.
Au nord de l’unité, en rive droite, se trouve Marmande. La ville fortifiée présentait un plan semi-circulaire aligné le long de la rupture de pente, mais la Garonne ne s’écoule pas en pied de terrasse. Elle forme une ample boucle vers le sud, et revient tangenter la ville à son extrémité ouest, point de rencontre où s’est développé le quartier du port, avec les quais. En limite sud de la ville, la dénivellation naturelle de la terrasse a été renforcée par des dispositifs défensifs. Mais la relation visuelle à la plaine de Garonne est occultée par la rangée de platanes en pied de ville et par les peupleraies qui occupent le méandre. En vision inversée, les arbres rendent difficile la perception du front bâti. Il reste la vue depuis le pont qui permet de découvrir partiellement la façade urbaine. Côté nord, depuis longtemps la ville a dépassé son enceinte.

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Marmande forme urbaine et paysage
Jusqu’au XIX siècle à l’intérieur de la ceinture des boulevards, aménagés avec de larges promenades, le bâti se concentre le long des rues au tracé sinueux et forme un centre plus dense à l’est. C’est sans doute pour cela, que la densification qui intervient courant XIX et XX laisse une large place aux jardins en cœur d’’îlot qui reste encore notable aujourd’hui. A l’extérieur des boulevards, les faubourgs s’aménagent avec une densité plus faible qui s’amenuise au fur et à mesure de l’éloignement.

L’espace de transition entre la ville ancienne, et les extensions au nord, ont relevé d’un projet urbain intéressant, sans doute mis en œuvre au XIX ème. L’espace public est ample, les boulevards bordés par des façades de qualité sont plantés, la gare dispose d’un petit square et plus à l’est, une grande place accueille un kiosque à musique. Même si la voiture a colonisé l’espace, la qualité urbaine reste sensible. Par contraste, le développement plus récent qui s’est poursuivi au nord reste marqué par la césure que constitue la voie ferrée et les cisaillements des passages à niveaux. Puis l’étalement s’est doucement poursuivi jusqu’au pied de coteaux, voir aux premières pentes. Si bien, que dès que le fleuve est franchi, le pont traversé, plus rien ne permet de se situer, de se savoir près de la Garonne, dans la vallée, même la perception des coteaux n’est pas simple. Indépendamment de la qualité architecturale et des éléments patrimoniaux, la ville a “perdu” son site de bord de terrasse.

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Perception fugace du front bâti depuis le pont, avant que les platanes ne cachent la ville, Marmande
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La terrasse naturelle a été confortée par des murs de soutènement imposants. Marmande

Au bord de l’eau

Si les villages existent en rive de Garonne, il n’y a qu’une seule ville importante au bord du fleuve, c’est Agen. Le développement de la ville à cet emplacement date de l’époque gallo-romaine, en témoignent des édifices importants, théâtre, amphithéâtre dont les emplacements précis sont connus, à environ 500 m de la Garonne. Le noyau ancien était ainsi à quelques distances du fleuve et isolé des crues normales par une légère terrasse. Mais avec le temps, la ville s’est progressivement rapprochée du fleuve. Comme à Marmande, les remparts ont été édifiés sur la rupture de pente et soulignent la topographie naturelle. Malgré cette dénivellation, les batardeaux visibles dans le centre ancien montrent que la montée des eaux était un événement relativement courant. En contrebas des remparts, s’étendait la grève, aujourd’hui le gravier, grande place publique en lien direct avec le fleuve. Le quartier dit “des îles" prolongeait au nord la place du gravier. Il est considéré aujourd’hui comme un quartier inondable malgré les digues de défense contre les crues. Devant le gravier, les rampes de mises à l’eau, les bites d’amarrage, les perrés sont autant de témoins visibles de l’ancienne activité fluviale et portuaire. De la même manière, certains noms de rues sont très évocateurs, rue du port, rue des mariniers...
Certains cimetières comme celui de Monbusq, sur la commune du Passage, conservent des monuments funéraires de mariniers. C’est un passé qui semble à la fois relativement proche par ses marques construites et à la fois complètement révolu, disparu du paysage de Garonne.

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Les plaques de rues maintiennent la mémoire d’une activité disparue du paysage. Le Passage. A droite : Monument funéraire de familles de mariniers, cimetière de Monbuscq, commune du Passage

Ce sont ces bourgs et villes du bord de l’eau dont le paysage a le plus évolué. Comme évoqué en introduction, quelquefois, la voie ferrée s’est frayé un passage entre ville et Garonne, sectionnant la relation au fleuve. Parfois la coupure est seulement un obstacle de franchissement, d’autres fois elle est même visuelle quand la voie passe en remblais. Les projets routiers ont rajouté une seconde barrière. C’est le cas de la voie sur berge à Agen qui ne permet plus la libre circulation des piétons jusqu’à la berge à moins de s’enfiler dans le tunnel sous la route, c’est le cas aussi sur la rive opposée, au Passage d’Agen. Un troisième facteur est intervenu, c’est la lutte contre le risque d’inondation. En nombre d’endroits, à la place de regarder ”Garonne”, son débit, sa couleur soutenue, l’horizon s’est rétréci, le regard bute contre un mur de défense contre les crues ou contre un ouvrage en terre, une digue renforcée. C’est le cas à Agen, au Passage d’Agen, à Saint-Pierre-de-Gaubert. Il y a une certaine émotion à regarder les petites maisons de mariniers pressées les unes contre les autres dont les fenêtres s’ouvrent désormais sur une levée de terre.
L’activité fluviale a disparu, l’usage du fleuve s’est réduit si bien que ces différents projets n’ont pas interrogé, au moment de leur construction, la question de la relation à la Garonne, ni au paysage de la vallée. Bien évidemment la question de la sécurité des personnes dépasse l’enjeu de paysage mais on peut citer Bordeaux dont la dynamique urbaine actuelle a commencé par la reconquête de ses quais devenus inutiles. L’avenir d’une ville en bord de fleuve pourrait-il s’écrire sans son fleuve ?
Les villages en rive prennent souvent la forme d’un village-rue qui s’étire en bord de route, quelquefois contraint par le pied de coteau, comme à Nicole au pied du Pech de Berre. Certaines communes se divisent en plusieurs villages. C’est le cas de Clermont-Dessous qui en berge de Garonne a développé deux villages, Lapouleille et Fourtic.
Mais dans ces villages, la route, la rue a pris le pas sur la Garonne. Les maisons alignées, les services présents sur cet axe de transit fabriquent une sorte de “couloir urbain” que l’on peut traverser en ignorant la présence très proche de la Garonne. Il est possible de traverser Colayrac-Saint-Cirq sans se rendre compte que la Garonne est à moins de 30 m de la rue.

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A gauche : La traversée du village ne permet pas de réaliser que le fleuve est à quelques mètres de la rue. Colayrac-St-Cirq. Au centre : Les villages en rive sont quelquefois protégés par d’imposantes digues qui modifient leur horizon, Saint-Pierre de Gaubert, commune de Boé. A droite : Les villages en rive possèdent des rampes de mise à l’eau, qui restent de beaux ouvrages bien appareillés permettant aux promeneurs de descendre vers le fleuve. Thouars-sur-Garonne

Un patrimoine architectural très présent

Dans cette vallée, si riche, vers laquelle ont convergé depuis des siècles des flux d’échanges culturels et commerciaux, un grand nombre d’édifices de belle qualité architecturale, sont concentrés dans les centres urbains : lieux de culte, hôtels particuliers, anciennes manufactures royales, de toiles à voile à Agen, de tabac à Tonneins...
Mais également, plus difficile à repérer, souvent préservés des regards par les frondaisons d’un parc, la vallée renferme un nombre important de châteaux privés. Si l’architecture est peu visible, les parcs sont bien présents, comme des îlots de verdure dans l’étendue des grandes cultures.

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A gauche : Vestiges de la forteresse médiévale, lovée dans les champs. Birac-sur-Trec Au centre : l’église de Clermont-dessous forme un repère dominant la vallée. A droite : Allée d’arrivée du château de Nazelles, site inscrit. Caudecoste

Les fermes de la plaine

Si les villages sont peu nombreux dans la vallée, par contre les corps de ferme sont très présents. En vue rapprochée, on peut constater que, la plupart du temps, ils sont implantés sur une légère motte qui les place à l’abri des crues “ordinaires”. Ces ensembles ponctuent et animent le paysage de la vallée. Bien que l’aspect des bâtiments ne soit pas toujours exemplaire, l’importance et la sobriété des volumes jouent en leur faveur et font de ces ensembles des motifs caractéristiques du paysage de la vallée. Par exemple, s’il reste des séchoirs à tabacs en bois, nombre d’entre eux sont bâtis en briques non enduites et bardés partiellement de tôle. En vue rapprochée, c’est décevant mais à l’échelle du grand paysage, c’est la volumétrie générale et l’agencement des différents bâtiments qui séduisent le regard.

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Les corps de ferme comprennent plusieurs volumes et souvent quelques arbres. Ils sont implantés sur une légère motte, formant un modeste ilot en période de crues. Sénestis
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Le séchoir à tabac est très présent dans la vallée, quelquefois ils sont groupés par 2 ou 3. Saint-Léger

L’architecture liée aux voies d’eau

Le canal est jalonné par les maisons éclusières dont l’architecture est relativement normée. Certaines sont de plain-pied, d’autres s’élèvent sur deux niveaux mais toutes se ressemblent. Ce paysage bâti est lié à la voie d’eau plus qu’au territoire traversé, il ancre le canal dans une échelle supra départementale.
Si le canal est régulièrement enjambé par des ponts en béton, sur un nombre limité de modèles, en revanche, le franchissement de la Garonne donne lieu à des réponses techniques et architecturales d’une grande diversité. C’est une véritable richesse patrimoniale, trop souvent sous-estimée, d’autant que la Garonne s’élargissant au fur et à mesure de son écoulement, par voie de conséquence, les ponts aussi atteignent des largeurs impressionnantes.
Deux ouvrages exceptionnels, permettent au canal d’enjamber les cours d’eau, l’un sur la Garonne à Agen, le second sur la Baïse à cheval sur les communes de Buzet et de Feugarolles.

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A gauche : Maison éclusière à deux niveaux, pimpante avec son enduit coloré. Saint-Christophe, commune de Villeton. Au centre-gauche : Le Pont suspendu du Mas-d’Agenais, avec ses arcs outrepassés et sa pierre ocre. Au centre-droit : Dans un vocabulaire complètement différent, le pont de Tonneins, trés longiligne et étiré. A droite : L’ouvrage monumental du pont-canal franchissant la Garonne à Agen offre une perspective spectaculaire

Une diffusion urbaine

La vallée de la Garonne n’échappe pas à des secteurs de banalisation de ses paysages bâtis. Si le risque d’inondation protège la vallée du mitage, la vallée se présente comme un large couloir agricole bien agréable à contempler de la fenêtre... Si bien que les versants sont convoités pour établir des quartiers résidentiels. Ce constat est flagrant à proximité des agglomérations principales mais également dans des communes plus petites.
L’autre vecteur de banalisation se focalise sur les entrées de ville, et particulièrement le long de la RD 813, ancienne route nationale. La vitrine que renvoie le territoire dans ces longues séquences d’entrées de ville à travers des zones commerciales et artisanales aux abords trop peu soignés, n’est guère flatteuse.

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Comme souvent, le développement urbain des zones commerciales s’étire dans la vallée, le long de l’axe routier. Fauillet
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Les coteaux sont souvent colonisés par un habitat résidentiel peu dense. Clermont-Dessous


LES ELEMENTS DU PAYSAGE

Les éléments liés à l’eau et à la roche

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Le fleuve et la rivière. Boé
Le fleuve et la rivière
La Garonne imposante et majestueuse, calme ou déchaînée… un élément d’attraction et de méfiance imposant le respect. La Garonne étale ses larges méandres dans un fond plat, souvent caché par la végétation. Son ampleur apparaît au moment de son franchissement sur des ponts étonnants ou bien depuis les belvédères des coteaux. Les rivières plus petites sont perçues dans une découverte de proximité, accompagnées d’une ripisylve arborée.
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La ripisylve. Le Passage
La ripisylve
Cette ligne arborée accompagne le passage de la rivière. L’ouverture du fond de la vallée cultivée la révèle, mais parfois elle peut être masquée par la végétation arborée (bosquet, peupleraie, vergers, haies). Ce corridor arboré constitue un repère signalant le passage de l’eau, participant à sa lisibilité dans le paysage. C’est aussi un support pour les continuités environnementales.
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La digue. Couthures-sur-Garonne
La digue
Ouvrage de protection contre les crues, sa présence rappelle la force de la rivière alors que tout est calme. Elle prend l’aspect de talus ou d’ouvrages plus architecturés, par endroits avec des palplanches, au contact des villages. Par sa hauteur elle offre des vues en léger belvédère sur la Garonne.
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Le quai, la rampe, le petit port. Thouars-sur-Garonne
Le quai, la rampe, le petit port
Ce sont des points de contact privilégiés entre la Garonne et les villages, qui ne sont pas si courant finalement. Leur facture simple s’accorde avec l’ambiance du fleuve, formant une petite terrasse au contact de l’eau.
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Le canal, le port, l’écluse. Damazan
Le canal, le port, l’écluse
Cette voie d’eau linéaire suit toute la longueur de la vallée de la Garonne. Les longues perspectives sont ponctuées d’écluses et de petits ports. Les ambiances charmantes sont tour à tour intimes sous la voûte de platanes ou ouvertes sur le grand paysage par un passage en léger belvédère. Son chemin de halage constitue une voie verte reliant différents points de la vallée.
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La sablière et ses étangs. Montpouillan
La sablière et ses étangs
Témoins de la nature du sol qu’elle rend perceptible à ciel ouvert, sablières et gravières ponctuent la plaine de Garonne. Les installations de criblages et les stocks de matériaux émergent dans ce paysage plat. Elles laissent derrière elles des plans d’eau une fois l’exploitation terminée.
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L’échelle et les témoins de crue. Couthures-sur-Garonne
L’échelle de crue
C’est un témoin et un rappel dans un paysage calme, des potentielles montées des eaux. On la retrouve de place en place sur les ouvrages (pile de pont, parapet, quai), ou sous forme de plaques mentionnant dates et hauteurs atteintes sur les murs des constructions.
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L’affleurement calcaire. Pont-Ste-Marie
L’affleurement calcaire
Il apparaît surtout dans le coteau nord, la roche calcaire créant une tache lumineuse entre les boisements des pentes. La roche apparaît également ponctuellement le long des routes qui desservent le coteau. La géologie du sous-sol apparaît alors clairement.

Les éléments liés à l’agriculture

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Le grand champ. Ste-Colombes-en-Bruilhois
Le vaste champ
On le retrouve sur l’ensemble de la vallée et majoritairement dans sa partie amont, associé aux grandes cultures. Ils forment de grandes ouvertures plates sans repère qui donnent à la vallée cette vaste échelle à l’horizon tendu. Dans le fond de vallée ces parcelles permettent de voir, en offrant un recul, le coteau ou bien encore la ripisylve signalant la rivière.
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Le petit champ. Colayrac-St-Cirq
Le petit champ
Ces petites parcelles sont plutôt situées sur les coteaux, on les remarque en raison de la pente qui les met en scène. Souvent entourées d’arbres ou de haies, elles y apportent un mélange d’intimité et de graphisme.
Ces petites parcelles se retrouvent aussi en fond de vallée, moins visibles, participant à l’imbrication des diverses cultures.
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Le verger. Aiguillon
Le verger
Plus présents au niveau de la confluence et dans la Garonne Marmandaise, les vergers s’étendent en parcelles de tailles variables, dans le fond de la vallée ou sur les coteaux. Par leur couleur et leur graphisme, les filets de protection donnent une tout autre tonalité au paysage en habillant les fruitiers sous une trame uniforme.
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La vigne. Marmande
La vigne
Surtout présente du coté de Marmande et de Buzet, la vigne apporte par son implantation ordonnée et permanente une certaine rigueur. Le graphisme des rangées de vignes et des parcelles s’imbriquent dans les prairies, les boisements ou les parcelles de grandes cultures, participant à la création d’une vaste mosaïque.
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La prairie. Pont-Ste-Marie
La prairie
Les prairies occupent les pentes plus difficiles à cultiver ou les fonds trop humides. Elles apportent un contrepoint aux cultures ou créent des transitions avec les cours d’eau, les verges, le maraîchage ou les grandes cultures.
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La serre, Le tunnel. Puch-d-Agenais
La serre / Le tunnel
Fixes ou saisonnières ces structures en verre ou en plastique ponctuent le fond la vallée, et attirent l’œil par leurs reflets blancs. Elles témoignent d’une évolution des pratiques agricoles et du maraîchage.
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La rampe d’irrigation. Damazan
La rampe d’irrigation
Tel un gigantesque insecte la rampe d’arrosage se déploie à travers les grandes parcelles de cultures. Elle témoigne avec force de l’irrigation des cultures et de l’existence d’un réseau d’eau qui lui est destiné.

Les éléments liés à la forêt et à l’arbre

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La peupleraie. Meilhan-sur-Garonne
La peupleraie
Très représentées et étendues, les peupleraies colonisent une partie du fond de la vallée de la Garonne. Avec ses volumes importants, les peupleraient s’affiche avec force dans le fond de la vallée. Leur épaisseur s’impose et constitue un écran coupant les vues au-delà.
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Le bois. Gontaud-de-Nogaret
Le bois
Il n’y a pas de forêts dans la vallée de la Garonne malgré une bonne présence de l’arbre. Les boisements accompagnent plus particulièrement les coteaux. Quelques bosquets sont disséminés sur l’ensemble du fond de la vallée, créant des ponctuations et modulant les vues.
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La haie, la bande boisée. Le Passage
La haie, la bande boisée
Ces structures végétales marquent les limites des parcelles. Leur graphisme ressort bien depuis les belvédères ou sur les pentes des coteaux. Souvent résiduelles, ces lignes arborées discontinues témoignent de l’agrandissement des parcelles.
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Le cèdre ou le pin parasol. St-Hilaire-de-Lusignan
Le cèdre ou le pin parasol
Sa silhouette persistante et architecturée se remarque de loin et constitue un signal. Il accompagne les parcs des demeures, signale les entrées de chemin ou les carrefours. Ils constituent parfois des alignements.
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L’arbre isolé. Senestis
L’arbre isolé
Il apporte une ponctuation du paysage particulièrement remarquée au sein des grandes cultures. On le retrouve également comme un jalon à la croisée d’une route ou d’un chemin. Suivant les cas il joue un rôle de point de mire ou de repère par son isolement.

Les éléments liés à la route

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La route de coteau. Colayrac-St-Cirq
La route de coteau
Les itinéraires de coteau offrent une découverte à une autre vitesse, permettant d’admirer la vallée depuis des positions surélevées. L’échelle géographique de la vallée apparaît alors avec toute son ampleur, avec des vues possibles sur le coteau opposé au loin.
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La route de fond de vallée. Senestis
La route de fond de vallée
Itinéraires majeurs de découverte de la vallée, les routes départementales offrent de longs parcours en fond de la vallée, longitudinalement ou transversalement, mais conservent un caractère routier. D’autres itinéraires secondaires offrent une découverte plus intime, notamment des abords de la Garonne.
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L’alignement d’arbres. Tonneins
L’alignement d’arbres
Sa force s’exprime tout particulièrement sur les itinéraires de la vallée de la Garonne (RD 813, RD 3), créant une ambiance de « cathédrale » végétale tant la taille et le nombre des arbres est impressionnant. Les platanes jalonnent et cadrent le parcours donnant à la route un caractère patrimonial.
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Le belvédère. Clermont-Dessous
Le belvédère
De nombreux points en belvédère offrent des vues panoramiques depuis les coteaux et les villages. L’étendue de la vallée se révèle alors avec force. Le fond affiche sa forte valorisation agricole et parfois les méandres de la Garonne.
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Le pont. Boé
Le pont
Ces ouvrages présentent des aspects bien différents, depuis les ouvrages en pierre portés par des arches puissantes comme à Boé, jusqu’aux derniers ponts des déviations routières, en passant par l’aérien pont suspendu du Mas d’Agenais ou la passerelle d’Agen. Au delà de la qualité de leur silhouette et de l’évolution des modes constructifs dont ils témoignent, le passage sur les ponts est souvent un moment de paysage particulier, qui permet de découvrir la rivière dans sa longueur et quelquefois d’appréhender les villes sous un angle fugace ou global.

Les éléments liés au bâti

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Le village sur la crête. Clermont-Dessous
Le village sur la crête
Particulièrement attractif, sa silhouette trône sur les hauteurs. Ces villages constituent des points de mire incontournables et emblématiques avec souvent la pointe d’un clocher qui émerge. Ils offrent en outre de larges panoramas sur la vallée.
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Le bourg de bord de terrasse. Tonneins
Le bourg de bord de terrasse
Présentant une façade sur la Garonne, souvent avec des ouvrages de protections, il constitue un lien précieux avec la rivière. Le charme à double tranchant de cette proximité de la rivière génère toujours un pouvoir attractif non négligeable.
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La place. Bruch
La place
Lieu de rencontre, de représentation ou de commerce, cet espace est très utilisé. La place constitue une ouverture lumineuse dans le bâti dense du centre ancien. Parfois bordée de cornières, ou ombragée d’un mail, elle forme alors un ensemble urbain de grande qualité.
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La maison de maître, le château. Aiguillon
La maison de maître, le château
Accompagné de son parc où se dresse des cèdres ou d’autres grands arbres, la maison de maître et ses dépendances ponctuent le paysage en position haute sur la terrasse ou les coteaux.
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La ferme isolée. Sénestis
La ferme isolée
Constituées de volumes simples, parfois accompagnées d’arbres de haut jet, les fermes isolées sont éparpillées sur les coteaux ou dans le fond de la vallée de la Garonne. Elles ponctuent l’espace, formant un élément répétitif qui anime les vues, donnant au paysage une tonalité habitée.
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Ferme sur terrat. Gaujac
Le terrat
Cette petite butte a été érigée pour positionner les constructions en situation surélevée pour réduire les risques d’inondations des petites crues.
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Le séchoir à tabac. Puch-d-Agenais
Le séchoir à tabac
Vestige d’une production aujourd’hui en baisse, cette architecture en bois se dresse encore seule ou par groupe aux abords des fermes. Leurs volumes simples et répétitifs provoquent un attachement à travers l’ensemble de la vallée de la Garonne.