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Portrait du Pays de Serres

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Pays de Serres. La vallée de la Masse entaille le plateau tabulaire des Serres. Clermont-Dessous

LIMITES

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Pays de Serres carte unité et limites

Au nord et à l’ouest

Le basculement dans la vallée du Lot forme une rupture nette avec un changement complet des perceptions. La vaste ouverture de la vallée contraste avec les reliefs plus intériorisés et escarpés des Serres.

A l’est

Au nord-est la sous-unité paysagère des Causses forme une transition avant la limite départementale qui annonce le passage vers les paysages plus fermés et viticoles des Causses du Lot.
Au sud-est, le paysage des Serres se poursuit en transition vers le Quercy Blanc.

Au sud

Tout comme au nord, la rupture est franche au niveau du coteau de la vallée de la Garonne qui offre de vastes étendues cultivées plates.


PORTRAIT SENSIBLE

Des limites qui s’imposent, sauf à l’est tout en transition

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Le basculement vers la vallée de la Garonne marque une rupture franche au sud du Pays de Serres. Clermont-Dessous vu depuis Bazens

Les vallées de la Garonne et du Lot forment sur la majeure partie des pourtours du Pays de Serres un fort contraste. Elles en constituent de ce fait une limite évidente. Les coteaux de Garonne constituent une rupture que l’on franchit en venant du fond de la vallée ou bien forment un tremplin en venant de l’intérieur du Pays de Serres. Sur une distance relativement courte, les panoramas s’ouvrent largement depuis les hauts tout en laissant une perception de l’organisation intérieure du Pays de Serres. Quelques reliefs élevés à l’intérieur de l’unité donnent une perception plus lointaine des vallées sans toutefois que l’on puisse parler de transition.
Au nord le passage à la vallée du Lot est dans l’ensemble plus progressif avec un relief plus doux et ondulé. Au nord-est, le changement géologique s’illustre peu à peu dans le paysage par une plus forte présence des boisements, une végétation témoin d’un sol filtrant sur les reliefs, l’apparition de pierriers et de murets de soutènement ainsi que de la vigne. Sur la frange sud-est, l’organisation du paysage du Pays de Serres se prolonge dans le Quercy blanc.

Des hauts simples plus ouverts, parfois en belvédère

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Les replats des Serres forment de petits plateaux ondulés aux limites boisées, où prennent place de vastes parcelles cultivées. Castella

Les parties hautes sont constituées de crêtes et de petits plateaux ondulés de taille variable relativement ouverts, occupés par des cultures. Elles présentent des niveaux relativement semblables sur la totalité de l’unité. Aucun relief ne ressort vraiment et les vues peuvent être limitées par quelques bosquets ou les franges des boisements qui ourlent le basculement du relief des vallées et des vallons. Ce paysage offre tout de même de nombreuses vues en belvédère, notamment en périphérie du Pays de Serres avec des vues sur les vallées de la Garonne ou du Lot. De larges vues se découvrent aussi depuis les replats et les crêtes ouvertes, enserrées entre deux vallées secondaires. Le regard peut alors plonger et s’insinuer vers les vallées, de part et d’autre de la crête.
Les horizons lointains restent tendus au même niveau mais forestiers. Des lignes de crêtes successives, avec un rythme souvent resserré, se combinent en lignes successives sans domination ou éléments émergents marquants. Dans ce paysage il existe une relative profondeur qui se laisse deviner. Depuis les hauts on perçoit un mélange de douceur et un caractère plus tranché qui constitue une des caractéristiques du Pays de Serres.

Le fort contraste des vallons plus intimes

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Les vallons qui entaillent les Serres offrent un paysage plus intime, aux horizons forestiers. St-Hilaire-de-Lusignan

Les nombreuses petites vallées incisent les plateaux formant un paysage en creux qui contraste avec les hauteurs des serres. Les replats ouverts des hauts laissent place dans les vallons à un relief plus dynamique avec des pentes abruptes par endroit. Les vallées reliées à la Garonne prennent l’apparence de sillons profonds et réguliers aux directions parallèles. La situation parallèle de ces vallées, évidente sur la carte, n’est par contre que peu perceptible sur le terrain en raison d’altitudes similaires des belvédères. Depuis les hauts, les directions des reliefs, souvent soulignées par les boisements sont bien lisibles. Les vallées affluentes du Lot sont nettement plus ramifiées et plus sinueuses, d’où une perception dynamique d’un paysage plus ondulé qui se découvre par séquences successives. Il existe de plus tout un gradient de formes et de tailles de vallons qui apportent une diversité et une perception renouvelée. Le débouché des nombreuses vallées intérieures du Pays de Serres dans les deux vallées majeures forment également autant de porte d’entrées vers l’intérieur des Serres.

Des vallées couloirs insufflant une échelle plus vaste

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La vallée de la Petite Séoune ouvre un large couloir cultivé dont l’ampleur rompt avec l’étroitesse de la plupart des vallées du Pays de Serres . Beauville

En contrepoint des paysages intimes des vallons, plusieurs vallées (Boudouyssou, Séoune…) offrent une tout autre perception du Pays de Serres. Elles forment de larges couloirs à fond plat qui offrent un certain recul sur les coteaux et ouvrent plus largement les vues depuis les belvédères, donnant ainsi une tonalité plus lumineuse. Leur largeur oriente les vues et donne des directions dans le paysage avec un caractère linéaire bien visible. Ici encore le profil des vallées est changeant et modulé au gré de l’arrivée des affluents et de pentes, offrant tout de même par endroit une certaine symétrie. Les vallées de la Séoune et de la Petite Séoune sont plus marquées tandis que celle du Boudouyssou est plus évasée. Cette dernière est bordée de pechs, petites buttes boisées qui forment des repères et contrastent avec les coteaux cultivés. Dans ces vallées, des maisons de maître ou des villages ponctuent les hauteurs formant des points de repères et des jalons. Compte tenu des pentes plus faibles et des fonds plats, l’agriculture devient plus intensive avec une majorité de cultures. Les cours d’eau, même s’ils peuvent se manifester par des expansions, restent finalement très localisés. Ils ne s’imposent pas, seule la ripisylve témoigne de leur passage.

Les arbres comme trame de fond

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Les boisements ourlent la rupture de pente entre le plateau et les vallées. Cauzac

La forte présence des arbres confère au Pays de Serres sa singularité. Les boisements soulignent les formes du relief en signalant une pente plus forte ou un sol inexploitable. Ils s’étirent sur de nombreuses ruptures de pentes, accentuant l’orientation des vallons et des vallées par leurs lisières plus sombres. Ce n’est pas le dessin du parcellaire agricole qui donne l’unité ou le graphisme des vues, mais bel bien l’arbre. Par leur présence répétée, ils forment la toile de fond et l’horizon de la plupart des vues. Compte tenu des pentes qui permettent au regard de passer, les effets de cloisonnement sont réduits. L’arbre prend également d’autres formes (vergers, haies, bosquets) qui diversifient les ambiances et renouvellent la composition du paysage : lignes d’arbres marquant un talus, vergers graphiques sur une pente, bosquets sur les pentes, couronne boisée sur le haut des pentes, ripisylve dans les fonds, ou encore système de haies dans les vallons.

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Pays de Serres bloc-diagramme paysager
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Pays de Serres carte unité légendée

SOUS-UNITES

Sous-unité : Les Causses

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L’apparition progressive de tonalités plus « sèches »

L’entrée dans les Causses ne forme par une rupture brutale avec le reste du Pays de Serres, mais progressivement le paysage change, affirmant un caractère plus sec et plus calcaire. Le changement géologique et les sols peu profonds se traduisent par une végétation arborée, moins haute ou adaptée à des sols secs, de type méditerranéen par endroits (pelouse sèche, genévrier, chêne vert). La roche affleure et apparaît au travers des murets de pierre sèche le long des routes et des chemins. La présence de la forêt est plus forte, cloisonnant les vues. Les hauts forment des ondulations compartimentées par les boisements, les haies ou les bandes boisées qui délimitent des « chambres » ou des clairières. Le paysage a une échelle plus restreinte et intime que dans le reste du Pays de Serres. Les sols plus drainants et moins riches, limitent les cultures au profit des prairies. Le parcellaire est de taille plus réduite avec des associations renouvelées de cultures par endroit. La vigne peut côtoyer la prairie où paissent des blondes d’Aquitaine, avec en toile de fond des boisements. Une fois la limite départementale franchie, ce qui n’est en Lot-et-Garonne qu’une sous-unité devient une unité paysagère à part entière avec les Causses du Lot et ses domaines viticoles importants ainsi qu’une présence marquante de la pierre dans le paysage rural.

Des couloirs forestiers étroits et de petites vallées

Cette sous-unité se caractérise par des vallées et des combes sinueuses, enserrées dans les boisements. Au nord, le Dor (affluent du Lot) et ses ramifications creusent des couloirs étroits dont les fonds alternent prairies et cultures de céréales, que l’on découvre par de petites routes. Les coteaux peu élevés cadrent les vues et se couvrent par endroits d’une végétation clairsemée ou le calcaire affleure. Au sud les ruisseaux de Labarre et de la Riviérette (affluents du Boudouyssou) offrent un univers plus secret. Une touche d’isolement et une tonalité encore plus intime est apportée par les nombreux boisements qui ne laissent que peu d’ouvertures.

Sous-unité : La vallée du Boudouyssou

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Une vallée évasée à fond plat, ponctuée de pechs

La vallée du Boudouyssou, affluente du Lot, traverse sur une vingtaine de kilomètres le nord du Pays de Serres. C’est une vallée évasée à fond plat ce qui lui confère une ampleur peu fréquente dans le Pays de Serres. De nombreux ruisseaux entaillent les coteaux mettant particulièrement en valeur des buttes boisées, appelées Pechs, dont les silhouettes animent la ligne de crête. Les coteaux s’étagent avec des pentes variables, parfois des ondulations ou encore de petits vallons. Ces derniers prennent plus d’ampleur sur le coteau sud, lui donnant plus de profondeur. Les versants comportent une association de prairies, de cultures et de vergers, mêlée de boisements, de bosquets et de haies. Le fond de la vallée est plutôt dédié aux grandes cultures qui forment de larges ouvertures. Celles-ci font ressortir la ripisylve de la rivière qui sinon reste peu visible. En amont de Courbiac la vallée devient plus étroite avec des coteaux boisés plus linéaires et abrupts.

Belvédères et points de repères

Le paysage de la vallée du Boudouyssou est animé par l’alignement et la répétition des pechs, la présence des châteaux et des villages-perchés. Tout cela insuffle au paysage une certaine majesté. Les pechs revêtus de boisements encadrent et ponctuent la vallée. Les châteaux (Puycalvary, Noaillac, Lamothe) dressés sur les hauteurs forment des points de mire. Les villages-perchés remarquables (Tournon-d’Agenais, Penne-d’Agenais), denses et groupés sur les éperons, imposent leur présence à la confluence de vallées. Les clochers des églises ponctuent la vallée en situation moins dominante. De nombreuses situations en belvédère et une relative ouverture du paysage offrent une bonne visibilité à ce paysage harmonieux.

Sous-unité : Les vallées des deux Séounes

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Des vallées linéaires et régulières

Ces deux vallées présentent un fond plat majoritairement cultivé. L’ouverture du paysage dans le fond permet de bien percevoir le contraste avec les coteaux. Ceux-ci conservent une certaine linéarité, tout de même interrompue par les nombreux ruisseaux affluents qui y dessinent des creux, créant ainsi des élargissements ponctuels. Le haut des coteaux les plus pentus est souligné par les boisements. Compte tenu de la douceur de certaines pentes, les cultures et les prairies remontent jusqu’à la crête par endroits. Le coteau nord au niveau de Puymirol en constitue un bon exemple. Le profil et la symétrie des vallées évoluent constamment et alternent des coteaux plus ou moins abrupts.

Ouvertures visuelles, villages repères et belvédères

Très lisibles, ces vallées ouvrent de nombreuses vues depuis les fonds ou en belvédères depuis les coteaux. Plusieurs routes rectilignes (RD 16, RD 215) suivent le pied de coteau renforçant ainsi la perception linéaire de la vallée. Les villages en belvédère de Beauville et Puymirol offrent de larges vues lointaines permettant de percevoir les vallées dans l’axe. Depuis Puymirol il est même possible de deviner en second plan le creux de la vallée de la Petite Séoune en raison des crêtes ouvertes et du relief plus arrondi. Ces villages-repères constituent les points forts de ce paysage. Ces implantations groupées en hauteur sur un pech ou une rupture de pente, constituent des points de repère et se mettent en scène avec un charme étonnant. Les formes des parcelles et l’imbrication avec la végétation arborée changent constamment, apportant une certaine diversité.


LES PAYSAGES URBAINS

Le Pays de Serres est habité depuis longtemps, si bien que l’on rencontre des ensembles bâtis de toutes les échelles, des corps de ferme implantés sur une croupe au centre des terres exploitées, jusqu’aux nombreux villages et bourgs qui émaillent le territoire. Cette présence du bâti est déjà attestée au XVIII ème siècle : bon nombre de lieux-dits d’aujourd’hui sont déjà représentés et nommés sur la carte de Belleyme, établie en 1785, ce qui ne veut pas dire que les formes de ces écarts n’aient pas évolué. Cette caractéristique très visible sur la cartographie est moins prégnante dans le paysage qu’on ne pourrait s’y attendre.

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Extrait du tableau d’assemblage du cadastre de 1811 de la commune de Sembas.
Le graphisme de ces cadastres anciens donne une bonne lecture de la morphologie, ombrant les vallons par un lavis brun. Les ensembles bâtis sont disposés, pour la plupart, en bordure des reliefs.
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Fermes et hameaux sont souvent implantés en rebord de pente à l’abri des vallons. Engayrac

La morphologie particulière du territoire, découpée en vallées étroites et profondes et en plateaux ondulants, semble « absorber » une grande partie des hameaux dans ses replis. Une des raisons de cette discrétion du bâti dans le paysage tient notamment au choix traditionnel d’implantation qui privilégiait les rebords de reliefs, alors que les voies de circulation traçaient droit sur les plateaux. L’élévation des bâtiments côté plateau est faible, légèrement escamotée par une légère pente en travers, tandis que côté vallon, l’escarpement rocheux de haut de pente est colonisé par des chênes pubescents qui masquent les autres façades.

Mais tout le bâti n’est pas tapi dans le paysage, loin s’en faut, de belles silhouettes se dressent, occupant soit un éperon soit un pech, et se repèrent des lieux à la ronde. Dans une logique comparable à l’implantation de hameaux en rebord de relief, des villages occupent des têtes de vallons, ce qui a produit des formes urbaines aux courbes insolites. Quelques villages sont implantés dans les vallées, ils sont peu nombreux, mais l’absence de contraintes topographiques a favorisé leur expansion récente. Le dernier type de paysage urbain du Pays de Serres se découvre aux abords des agglomérations, en lisière des grandes vallées, tant en bordure de la vallée du Lot au nord que celle de la Garonne au sud, c’est l’urbanisation récente, proche de l’étalement qui gagne les hauts de collines.

Les silhouettes perchées

Ces villages hauts perchés sur les reliefs, sont de deux sortes, liées à leurs origines historiques.

Des bastides juchées sur des plateaux
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Puymirol, forme urbaine et paysage
La bastide de Puymirol était défendue par des remparts, construits sur l’escarpement rocheux du relief naturel dominant la vallée de la Séoune. A l’intérieur de l’enceinte, toutes les parcelles n’étaient pas construites en 1831 (date du cadastre napoléonien). Encore aujourd’hui, il reste de nombreux jardins, qui occupent le haut du rempart et participent à la silhouette générale. La trame viaire de la bastide est encore en place, même si la halle d’origine a disparue du centre de la place pour être bâtie en bordure. La moitié Est de la bastide présente une trame viaire plus divisée ce qui a facilité la division parcellaire et la construction.

L’unité comprend deux bastides qui ont un fort impact dans le paysage par leur situation : Puymirol et Tournon-d’Agenais sont situées en bordure est de l’unité. Toutes deux de forme allongée, occupant d’étroits plateaux isolés des reliefs voisins, elles dominent les vallées qui les entourent de 80 à 100 de mètres environ. Les flancs trop raides n’ont pas permis de construction sur les pentes que la déprise agricole a progressivement boisées, ce qui a évité tout brouillage des silhouettes et théâtralise la mise en scène. Serties par d’anciens remparts édifiés sur le socle rocheux, les maisons, construites en calcaire blanc, composent un front bâti de grande qualité, très horizontal. Les seuls éléments verticaux marquants, sont les châteaux d’eau qui s’élèvent plus haut que la ligne des toitures. A Tournon, il occupe le clocher de l’église, rare exemple de polyvalence de cet édifice.

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Puymirol, espaces publics
A gauche : Rue royale, maisons à 2 ou 3 niveaux, alternance d’enduits traditionnels et de maçonneries mises à nu. Au centre : Fenêtre étroite sur le paysage alentour. A droite : Le tour des remparts offre un panorama discontinu, quelquefois fermé par les boisements. Puymirol

Dans ces bastides, le tour des remparts est accessible par un chemin public qui permet de « dérouler » le paysage environnant à 360°. De l’intérieur, les vues sont rares, à la faveur d’une brèche ou d’une porte dans l’enceinte, mais elles sont spectaculaires. Les paysages intérieurs de ces bastides sont assez proches, ils ont conservé la trame viaire hiérarchisée, une place centrale avec des couverts. En termes d’architecture, il reste quelques grandes maisons médiévales en pierre assisée, avec des baies anciennes, mais dans l’ensemble les façades présentent un aspect plus récent, XVIII, XIX et XXe siècles. Les constructions sont majoritairement en pierre, la plupart étaient enduites et badigeonnées. La mode depuis 20 à 30 ans tend à déshabiller les murs. Cette évolution modifie beaucoup le paysage urbain, mettant à nu des façades très blanches, qui prennent un aspect neuf, en lieu et place d’enduits colorés. Il y a quelques maisons à pans de bois mais peu nombreuses dans ces bastides. La hauteur des maisons sur rue est de à 2 ou 3 niveaux, les volumes plus hauts sont d’anciennes bâtisses médiévales.

Des bourgs autrefois bien défendus
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Les fortifications, extraits de cadastres napoléoniens
A gauche : Extrait du cadastre de Frespech (1830). L’enceinte dont on perçoit clairement la forme semi-circulaire est encore très visible aujourd’hui. Même si nombre de maisons ont disparu, la porte fortifiée et l’élévation imposante des maisons bâties sur le rempart donnent beaucoup de cachet au village.
Au centre : Extrait du cadastre de Clermont-Dessous (1826). Les fortifications ont épousé la forme en amande du relief. Cette ligne de rempart reste lisible dans le paysage, elle soutient des maisons ou bien des jardins en balcon.
A droite : Extrait du cadastre de Prayssas (1823). La forme ronde fortifiée est presque parfaite, les espaces publics sont déduits des espaces bâtis. La place actuelle était encore un jardin, seules deux portes principales permettaient de pénétrer à l’intérieur de l’enceinte.

Les villages édifiés autour d’un ancien château, quelquefois disparu, protégés derrières des remparts démantelés sont nombreux. L’origine castrale n’est plus toujours lisible mais elle a souvent conditionné la composition du village et sa silhouette. Ils se découvrent ou se devinent de loin en loin. Certains veillaient les grandes vallées, comme Clermont-Soubiran (ancien Clermont-Dessus), à l’aval et Clermont-Dessous, à l’amont qui dominent la vallée de Garonne, ou Penne et Pujols sur les flancs sud de la vallée du Lot. D’autres bourgs castraux existent dans l’épaisseur du Pays de Serres et se dressent sur des hauts de reliefs, par exemple Beauville, Frespech, Montpezat, Bazens. Cette origine défensive a donné des centres anciens denses, dont la forme compacte pouvait difficilement évoluer. A l’intérieur de ce noyau les espaces publics sont peu nombreux, sauf quand ils sont le fruit de démolitions.

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Des fortifications encore bien lisibles
A gauche : La silhouette de Clermont-Dessous perçue depuis Bazens, avec le château à l’extrémité est, implanté sur un promontoire dominant la vallée de la Garonne.
Au centre : Un chemin public longe le pied des remparts de Beauville, permettant de découvrir les imposantes maçonneries et le paysage alentour. De ce point de vue, il est aisé de comprendre comment relief, rempart et forme du village s’emboîtent précisément.
A droite : La Porte des anglais s’ouvre dans la façade ouest des remparts de la cité médiévale de Pujols.

Les jardins quand ils existent occupent le haut du rempart. L’évolution de ces ensembles est très variable selon leur situation, en termes de relief et de desserte. Quelquefois, la topographie abrupte n’a permis aucun développement et le centre névralgique de la commune s’est déplacé hors de l’enceinte dès le XIXe, comme à Clermont-Dessous où la mairie s’est installée à Fourtic, en bordure de l’ancienne route nationale. Dans d’autres situations de relief et/ou de dynamique économique, le bourg s’est agrandi à partir d’une nouvelle composition urbaine autour d’une grande place, ou d’un champ de foire.

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Prayssas, forme urbaine et paysage
L’articulation entre le village fortifié et les faubourgs s’est organisée, dès le début du XIXe siècle à partir du foirail, grande place rectangulaire, également le long de la rue qui longeait le rempart. Aujourd’hui, les nouvelles extensions se font à partir des routes rayonnantes. La topographie abrupte de la tête de vallon, au sud-est, maintient une « fenêtre ouverte » sur le grand paysage.
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Bourg de Prayssas, aménagement de l’espace public en pied de remparts.

C’est le cas à Prayssas, également à Laugnac. Tous ces bourgs ou villages offrent des paysages bâtis, dont le caractère urbain, dû à la densité et la hauteur des constructions, peut surprendre. Leur forme « organique » contraste avec la rigueur de la distribution des bastides. Les rues sont courbes, les places, de petite taille, irrégulières, sauf dans les faubourgs du XIXe. La présence de la pierre est marquante, souvent les maisons sont construites sur l’ancien rempart. Tous ces éléments confèrent une identité forte à ces villages, c’est pourquoi, certains ont choisi de mettre en valeur cet ancrage patrimonial.
Par contre, l’urbanisation des 50 dernières années, s’est faite au fil des routes qui distribuent les villages, si bien que la première séquence bâtie que l’on découvre en arrivant, est souvent banale et sans lien de forme ni d’aspect avec le paysage du centre du village.

Des implantations en bordure de relief

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Des implantations en bordure de relief
A gauche : Cadastre napoléonien de Lacépède (1823).Certaines maisons sont en contre-haut de la rupture de pente, d’autres en contre-bas. Ces dispositions topographiques se traduisent par des maisons avec des entrées à plusieurs niveaux.
Au centre : Rien ne laisse deviner que le village ancien de Hautefage-la-Tour est implanté sur la rupture de pente et qu’en réalité la tour comprend trois niveaux de plus que la partie visible en arrivant par le plateau.
A droite : La rue principale de Hautefage-la-Tour épouse le bord du relief, elle adopte un tracé courbe et s’infléchit en suivant le terrain naturel. Les maisons « descendent » les unes après les autres, à la manière d’un grand escalier.

Ces villages ou bourgs en bordure de reliefs sont une caractéristique intéressante du Pays de Serres. En effet, ils épousent le bord du plateau, en particulier les lobes découpés par les têtes de vallons secondaires. Citons par exemple Monbalen, Laugnac, Lacépède, Hautefage-la-Tour. Les maisons s’implantent sur la rupture de pente, elles surlignent le relief. Souvent, cette disposition réserve des surprises. Venant du plateau, ces villages ou ces bourgs donnent l’impression d’être en terrain plat, les maisons masquent la déclivité abrupte, et semblent adossées sur l’horizon du plateau suivant, si bien que l’on ne découvre la position de balcon qu’en parcourant à pied le cœur de ces villages. A l’inverse, en arrivant du vallon, on découvre une façade urbaine dressée sur un escarpement. Cette implantation a façonné une limite très nette à la forme des villages, aussi tranchée qu’un rivage.

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Laroque-Timbaut, forme urbaine et paysage
Le bourg ancien s’est implanté en rive du vallon. Le bâti est dense, les rues sont courbes, la place de la halle est irrégulière. La route percée au cours du XIXe passe au large du cœur de bourg mais garde un tracé arrondi. Les faubourgs XIXe sont accompagnés de nombreux jardins qui agrémentent l’espace public par leurs grands arbres. Les extensions récentes se font sur les terres agricoles du plateau, elles ont considérablement élargi la forme urbaine.
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La halle dans le centre ancien, entourée par un espace public de forme irrégulière. Laroque-Timbaut

Comme pour les bourgs castraux, le tracé des rues est courbe, il épouse les façades qui ont épousé le relief. Qu’il soit intervenu dans les siècles passés ou plus récemment le développement s’est fait à l’arrière, côté plateau. Les extensions anciennes sont « tricotées » avec le cœur d’origine, elles sont organisées à partir d’une grande place ou d’un bâtiment public, école, mairie, tandis que les plus récentes semblent simplement accolées. Laroque-Timbaut, nous semble être une bonne illustration de ce type de bourgs directement liés à la morphologie du Pays de Serres.

Des vallées peu bâties, excepté au sud-est des Pays de Serres

Les rares villages implantés dans les vallées sont concentrés dans la partie sud-est de l’unité paysagère : La Sauvetat-de-Savères, Saint-Pierre-de-Clairac, Saint-Caprais-de-Lherm, Tayrac, et plus au nord, dans la vallée du Boudouyssou, Dausse.

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Extrait du cadastre napoléonien de La Sauvetat (1830)
On remarque le double alignement d’arbres, en lisière nord de la forme ronde, en bordure du ruisseau, affluent de la Petite Séoune. L’axe nord/sud ne coupe pas le village en deux comme aujourd’hui.
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La Sauvetat, forme urbaine et paysage
La Sauvetat a gardé de son origine médiévale une forme ronde que l’on perçoit bien depuis les rues qui entourent le noyau ancien. La densification du centre a été progressive. La Petite Séoune et son affluent sont peu perceptibles et les moulins sont entourés d’arbres. Seul le lavoir se voit. Les extensions récentes se font le long des routes, à la parcelle, sans densité, ni plan de composition. Elles occupent plus de superficie que le village ancien.

Si l’on examine les cadastres napoléoniens de ces communes, on a peine à trouver le village, excepté pour la Sauvetat. Les cours d’eau sont jalonnés par des moulins, mais il ne semble pas y avoir d’autres bâtis, dans la vallée à proprement parler. Le seul bourg important implanté dans une vallée est Pont-du-Casse mais nous l’abordons dans un prochain paragraphe considérant que son évolution tient à sa proximité avec Agen. Si nous choisissons d’évoquer néanmoins ces implantations dans les vallées c’est qu’elles ont connu une évolution récente avec des extensions bâties sur de grandes superficies. Les nouveaux quartiers gagnent les versants, les maisons s’implantent dans les pentes, ce qui en terme de paysage est impactant.

Les collines habitées

L’aire d’influence des pôles urbains d’Agen et de Villeneuve se traduit dans le paysage par une urbanisation expansive, constituée principalement de maisons individuelles. C’est notamment le cas sur les communes de Foulayronnes, Pont-du-Casse, côté sud, et de Pujols, côté nord.

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Pont-du-Casse et Foulayronnes, forme urbaine et paysage
Les quartiers sur les hauts de relief prennent possession de toutes les extrémités des plateaux. Ils sont cernés par les boisements spontanés des escarpements rocheux du haut de pente. Les pieds de versants sont également gagnés par l’urbanisation résidentielle. Les versants agricoles sont fragilisés par les césures récentes de maisons qui « montent ».
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Les maisons semblent occuper tout l’espace disponible du plateau, seule la topographie abrupte du rebord de plateau semble limiter leur progression. Foulayronnes

Ces nouveaux quartiers se développent à proximité d’un axe routier qui draine ses habitants vers les lieux de travail. L’attrait de la vue sur la campagne et d’une bonne exposition au soleil faisant recette, ce sont les collines et les hauts de versants qui sont progressivement ouverts à l’urbanisation, puis rapidement construits. A Pont du Casse, dont le centre bourg est dans la vallée, les nouveaux quartiers selon un mouvement ascendant, gagnent sur les versants. Ces extensions urbaines qui couvrent d’importantes superficies ne présentent pas de caractéristiques propres qui permettraient de les rattacher au site d’implantation, elles ne constituent pas de forme urbaine hiérarchisée, ni en termes de volumes bâtis, ni en terme de réseau viaire. La perception de ces quartiers, aussi bien en vue lointaine, dans le grand paysage qu’en vue rapprochée, depuis les routes, est ingrate. Elle renvoie l’image d’une juxtaposition de projets individuels, avec peu d’espace collectif, très éloignée des formes urbaines constituées dont nous venons de parler. C’est un paysage bâti banalisant qui ne dit rien du territoire, mais se perçoit de très loin.

Le calcaire blanc

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Le calcaire blanc apporte une luminosité au bâti.
Bâtiment annexe, maçonnerie de moellons, jambage et angle en pierre de taille, St-Antoine-de-Ficalba ; Maison, maçonnerie en pierres taillées, linteau cintré sur la commune de Cassignas, hameau de Fontanet ; Eglise St-Médard, modillon en pierres sculptées, Clermont-Dessous.

En termes d’architecture, le Pays de Serres comprend de beaux ensembles et des édifices remarquables, soit dans les cœurs de village soit isolés dans le paysage. Ces bâtiments sont construits dans un calcaire blanc lumineux, qui se caractérise aussi par une belle texture. La présence de cette pierre que l’on découvre en affleurements en rebord de plateau, et que l’on retrouve dressée en mur, pour un donjon, une église, une grange, un moulin, … est un leitmotiv très attachant de ce paysage. S’il a été dit plus avant que les maisons étaient traditionnellement protégées par un enduit, les architectures savantes en pierre de taille et les bâtiments ruraux étaient rarement enduits.

Habiter la campagne

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Un semis de bâti ancien ponctue le Pays de Serres
A gauche, un ensemble agricole implanté sur une croupe à mi-versant. Il se compose de plusieurs bâtiments, pigeonnier, maison, grange avec une longue toiture rampante, séchoir en bois. Un bouquet de grands arbres, d’essences de parc (cyprès, marronniers) accompagne ces architectures et les ombrage.
Au centre, exemple d’une grange traditionnelle, longue toiture à deux pans avec petite croupe sur l’avant, partie latérale maçonnée et grand auvent.
A droite, le hameau de Noaillac groupé autour de l’église Saint-Martin, commune de Pujols

Le Pays de Serres accueille un habitat dispersé ancien, lié à l’origine de son implantation, à l’activité agricole. Cet habitat est soit à l’écart, soit groupé en petits hameaux, quelquefois, eux-mêmes fédérés autour d’une église. Quand il s’agit de fermes, l’ensemble comprend plusieurs bâtiments, avec une hiérarchie de volumes correspondant aux fonctions de chacun. Si la construction en pierre domine, il peut y avoir des séchoirs en bois et des hangars modernes en ossature métallique. Les sièges d’exploitation rassemblent souvent des bâtiments d’époques différentes. Mais, même si un regard attentif repère quelquefois une fenêtre à meneau, un linteau en accolade, une ouverture cintrée, qui ancrent le bâtiment dans le XVI, XVII ou XVIII ème siècle, à l’échelle du paysage, dans l’aspect actuel de ces ensembles, c’est l’architecture des XIX et XXe siècle qui domine. Dans les hameaux, on ne trouve pas cette hiérarchie dans les volumes, les bâtiments sont de taille semblable, ce sont des maisons avec quelques bâtiments annexes, appentis, petites granges.
A ces ensembles traditionnels, sont venues s’ajouter des maisons neuves soit en extension de hameaux soit à l’écart.


LES ELEMENTS DU PAYSAGE

Les éléments liés à l’eau et à la roche

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La rivière. Tayrac
La rivière
La rivière est perçue souvent dans une découverte de proximité ou lors de son franchissement. Les situations en belvédère permettent, notamment l’hiver, de la voir en contrebas dans le fond de la vallée. Sa présence est surtout marquée par la ripisylve qui signale son tracé.
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La ripisylve. Cazideroque
La ripisylve
Cette ligne arborée accompagne le passage de la rivière. Elle est révélée par l’ouverture du fond de la vallée lorsque celui-ci est majoritairement occupé par des grandes cultures. Elle constitue un repère en signalant le passage de l’eau, participant à sa lisibilité dans le paysage. C’est aussi un support pour les continuités environnementales.
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L’étang collinaire. Beauville
L’étang collinaire
Ce miroir d’eau dans le creux d’un vallon constitue la présence de l’eau la plus visible. L’étang collinaire, artificiel, témoigne d’un système agricole nécessitant l’irrigation. Sa couleur bleutée ou azurée dans la chaleur de l’été captive le regard.
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L’affleurement calcaire. Anthe
L’affleurement calcaire
Il marque par endroits la rupture de pente sur les hauts de coteaux. Certaines petites routes descendant dans les fonds en sont bordées. Sa présence est plus fréquente dans les Causses, pouvant s’étendre sur tout un coteau. Les boisements l’accompagnent souvent.
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Le pech ou la butte. Dausse
Le pech et la butte
L’érosion a laissé des reliefs aux sommets boisés ou coiffés d’un village-promontoire qui se distinguent nettement dans le paysage. Ces éminences remarquables accompagnent notamment la vallée du Boudouyssou qu’elles jalonnent tout au long de son linéaire.

Les éléments liés à l’agriculture

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La vigne. Masquieres
La vigne
La vigne est rare, n’apparaissant qu’au contact des Causses à l’est du Pays de Serres, apportant au paysage la touche graphique de ses rangs. Elle apparaît aussi dans les joualles, mêlée à fruitiers le long d’un chemin menant à la ferme.
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Le verger. Bazens
Le verger
Peu présent à travers cette unité paysagère, les vergers sont surtout situés sur les franges à proximité des vallées de la Garonne et du Lot ou dans les vallées plus importantes de l’unité. Ils apportent un élément de diversité appréciable dans le paysage, intercalés avec d’autres productions ou en animant les pentes de leurs lignes.
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Le vaste champ. Cauzac
Le vaste champ
Les parcelles de grandes cultures forment des ouvertures sur les replats des serres ou bien dans les fonds plats des vallées. Elles remontent également par endroits sur les coteaux ou sur les crêtes. Dans le fond de vallée elles permettent de voir, en permettant du recul, le coteau qui se met en scène ou bien encore la ripisylve signalant la rivière.
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Le petit champ. Blaymont
Le petit champ
Les petites parcelles, souvent entourées de haies ou d’arbres, donnent une tout autre ambiance au paysage : un mélange d’intimité et de graphisme. Leur présence, mise en valeur par la pente, anime ainsi les coteaux.
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La prairie. Thezac
La prairie
Les prairies occupent les pentes plus difficiles à cultiver, les terres sèches des Causses ou les fonds trop humides. Elles nuancent les étendues agricoles en patchwork. Elles apportent un contrepoint aux cultures ou créent des transitions avec les cours d’eau, les vignes ou les grandes cultures.
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Le muret. Masquieres
Le muret
Il annonce le changement géologique des Causses. Sa présence anime les parcours routiers. Il délimite les parcelles et apporte un soutien aux terres arables moins profondes.

Les éléments liés à la forêt et à l’arbre

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Le cèdre ou le pin parasol. Laugnac
Le cèdre ou le pin parasol
Sa silhouette persistante et architecturée se remarque de loin et constitue un signal. Il accompagne les parcs des demeures, signale les entrées de chemin ou les carrefours.
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Le bois. Thezac
Le bois
Les boisements constituent un des éléments identitaires forts du Pays de Serres. Ils accompagnent, très lisiblement, les ruptures de pentes des vallons et des vallées, le haut des coteaux et les crêtes. De nombreux horizons sont boisés, ce qui donne un certain cadre à cette unité. Des bosquets animent également les pentes.
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La haie, la bande boisée. St-Maurin
La haie, la bande boisée
Bien présente dans le paysage, surtout dans les vallées principales ou les vallons secondaires, elle marque la limite des parcelles. Sa forme et sa taille varie souvent. Elle participe au graphisme des paysages du Pays de Serres, formant une « ossature » verte à travers le territoire.
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La lisière. Masquieres
La lisière
Elle s’étend sur de nombreux linéaires de boisements à travers cette unité paysagère. Elle marque nettement les bordures des champs qui remontent sur les coteaux. Elle accompagne les routes basculant dans les vallées.

Les éléments liés à la route

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Le belvédère. Tournon-d’Agenais
Le belvédère
Le belvédère permet d’appréhender les lignes d’horizons boisées et tendues, ou bien la perspective du couloir d’une vallée. Il offre ainsi une bonne compréhension du paysage de l’unité. Il s’illustre souvent depuis des situations bâties (demeures, village-promontoire) mais aussi depuis les routes de crêtes.
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Le pont. Auradou
Le pont
C’est parfois le seul endroit d’où il est possible de découvrir le cours d’eau. Son architecture est souvent de qualité et compose avec le site.
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La route de crête. Hautefage-la-Tour
La route de crête
La route sur la crête, ou parfois en balcon sur le rebord du versant, offre de larges panoramas sur les vallées principales ou les vallons plus intimes. C’est un élément de découverte important du paysage.
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La route de fond de vallée. Tayrac
La route de fond de vallée
Caractéristique des vallées principales, ces axes empruntent les vallées dans toute leur longueur. Ils donnent à voir les fonds plats, la frontalité des coteaux et les bourgs-promontoires en surplomb.

Les éléments liés au bâti

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Le village en belvédère. Beauville
Le village en belvédère
Particulièrement attractif, sa silhouette trône sur les hauteurs, en rupture de plateau ou sur une butte. Il constitue un point de mire incontournable et emblématique.
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Le village de fond de vallée. La-Sauvetat-de-Saveres
Le village de fond de vallée
Peu représenté sauf dans le sud-est de l’unité, il s’implante en pied de versant, surmonté par une église.
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La place. Puymirol
La place
Lieu de rencontre, de représentation ou de commerce, cet espace est très utilisé. La place constitue une ouverture lumineuse dans le bâti dense du centre ancien. Parfois bordée de cornières, ou ombragée d’un mail, elle forme alors un ensemble urbain de grande qualité.
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La chapelle/l’église isolée. Cassignas
La chapelle/l’église isolée
On la découvre au détour d’une route. Parfois visible de loin elle constitue un point focal. Avec son aura de mystère, une ambiance toute particulière l’accompagne toujours. Elle est souvent associée à un petit cimetière.
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La ferme isolée. Cauzac
La ferme isolée
Constituées de volumes simples, parfois accompagnées d’arbres de haut jet, les fermes isolées sont éparpillées sur les coteaux du Pays de Serres. Elles ponctuent l’espace, formant un élément répétitif donnant aux vues une tonalité habitée.
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La maison de maître. Tayrac
La maison de maître
En léger belvédère, accompagnée de son parc où se dresse des cèdres, la maison de maître et ses dépendances ou encore son mur d’enclos, ponctue le paysage. Ceci est particulièrement visible dans le couloir des vallées principales.
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Le moulin. Saint-Maurin
source Google Earth, Souabe
Le moulin
Elément bâti important du fond de la vallée et au contact du cours d’eau, le moulin ponctue les fonds des vallées principales (Boudouyssou, Séoune).
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Le château. Dausse
Le château
Accompagnant les vallées principales ou plus à l’intérieur des reliefs en différentes positions, les châteaux sont répartis sur une bonne partie de l’unité. Souvent en position dominante, ils constituent des points de mire et des repères remarquables.