Contenu

Les vergers de Lot-et-Garonne

Un essor des vergers à la fin du XIXe siècle

JPEG - 819.5 ko
Verger de prune d’Ente. Anthe

Dans les pays de la moyenne Garonne, les cultures fruitières et maraîchères se développent à la fin du XIXe siècle en liaison avec les transports ferroviaires, en prenant d’abord la place qu’occupaient, dans la polyculture ancienne des cultures industrielles (plantes tinctoriales et textiles notamment). A partir de 1850 apparaissent les cultures légumières, sous des formes très variées et avec des réadaptations constantes aux exigences des marchés. Les cultures fruitières furent un peu plus tardives. Le point de départ de l’évolution vers les vergers spécialisés sera fourni par une vieille spécialité locale, la prune, plantée sur les coteaux des serres de l’Agenais et de la vallée du Lot (autour de Villeneuve) et commercialisée, par la route de la vallée de la Garonne, sous la forme séchée du « pruneau d’Agen » qui assurait la conservation dès avant les transports rapides. Sa culture sera fortement concurrencée par la production californienne vers la fin du siècle, mais des vergers très variés (cerises du bas Quercy, raisin de table de Moissac) se multiplient alors, dans les années 1880-1900, remplaçant notamment dans la polyculture traditionnelle, à partir de la crise du phylloxéra, les vignes abandonnées. (Source : Géographie historique de la France. Xavier de Planhol. 1988)

L’arboriculture en Lot-et-Garonne

JPEG - 700.3 ko
Le verger de Lot-et-Garonne s’est développé en s’appuyant sur une maitrise des apports d’eau. Monségur

Avec près de 16 000 hectares de surface fruitière, le Lot-et-Garonne est le premier département français devant la Drôme et les Bouches-du-Rhône. Il totalise à lui seul plus de la moitié du verger aquitain. La prune d’Ente, culture ancestrale, est la première production. Pommiers, kiwis, noyers et plus récemment noisetiers, élargissent l’éventail des cultures fruitières du département. D’autres productions sont présentes sur le Lot-et-Garonne avec des surfaces plus faibles : la pêche, la poire, la châtaigne, la cerise et l’abricot.

JPEG - 1.3 Mo
Carte des vergers de Lot-et-Garonne
(Attention, de nombreuses parcelles de petite taille échappent à l’analyse satellitaire par Corine Land Cover, ce qui minore la surface en verger sur cette carte)
JPEG - 296.4 ko
Le verger de Lot-et-Garonne en chiffres

La prune à pruneau au nord de la Garonne

Berceau du pruneau d’Agen, le Lot-et-Garonne détient plus de 80% des surfaces régionales de pruniers et la moitié des surfaces nationales. Le verger, en quasi-totalité destiné à la culture de la prune d’Ente, se concentre entre les vallées de la Garonne et du Dropt. Suite à un important effort de restructuration, à la fois du verger mais également des exploitations, les surfaces augmentent (+3% en dix ans) même si le nombre des producteurs a diminué de près du tiers. Une exploitation sur deux est spécialisée en arboriculture avec pour le plus grand nombre la prune comme seule culture fruitière. Ces exploitations détiennent plus des deux tiers des surfaces.

JPEG - 783.4 ko
Carte du verger de prunier
Source : AGRESTE Aquitaine - septembre 2012 - Les exploitations fruitières d’Aquitaine
JPEG - 699.3 ko
L’IGP Pruneau d’Agen obtenu en 2002 couvre 95 % de la production.
Carte d’après source INAO

Grâce aux efforts des producteurs et de l’interprofession, le pruneau d’Agen, issu du séchage de la prune d’Ente, a obtenu en 2002 une Indication Géographique Protégée. 95 % de la production se trouve dans le champ de l’IGP Pruneau d’Agen.

JPEG - 1.2 Mo
Les pruniers formés en gobelet forment des parcelles où le regard est attiré par les lignes des troncs et les formes arrondies des arbres. Allez-et-Cazeneuve

Pomme et kiwi, dans les vallées du Lot et de la Garonne

Le Lot-et-Garonne produit le tiers de la production de pommes régionale sur un peu plus de 2000ha. Les vergers sont essentiellement situés en vallées de Garonne et du Lot. Le verger de pommiers est resté stable entre 2000 et 2010. La culture du pommier est une affaire de spécialiste. Près de 90% des surfaces de pommiers sont cultivées par des exploitations spécialisées en culture fruitière et 9% par des exploitations de polyculture élevage.

JPEG - 764.5 ko
Carte du verger de Pommier
Source : AGRESTE Aquitaine - septembre 2012 - Les exploitations fruitières d’Aquitaine
JPEG - 756.9 ko
Carte du verger de Kiwi.
Source : AGRESTE Aquitaine - septembre 2012 - Les exploitations fruitières d’Aquitaine

Le premier verger français de kiwi

Le Lot-et-Garonne est le premier département français de production de Kiwi. L’essentiel de la production est concentré dans la vallée de la Garonne. Les surfaces ne cessent de progresser : +25% en dix ans et a atteint 860 ha en 2010. 60% des surfaces de kiwi sont cultivées par des exploitations spécialisées en cultures fruitières et un tiers par des exploitations de polyculture élevage. Avec 3,5 ha, la taille moyenne des vergers a progressé de près de 20% depuis 2000.

JPEG - 1.2 Mo
Les pommiers, pêchers et kiwis, aux formes palissées, s’accompagnent souvent de filets les protégeant des intempéries dont l’impact visuel peut être important lorsqu’ils sont de couleur claire. Beaupuy

L’essor du noisetier et du noyer

JPEG - 765 ko
Jeune plantation de noisetiers en fond de vallée de la Canaule. Agme

Au cœur du Haut-Agenais, Cancon s’est imposé comme le principal centre du traitement de la noisette dans le Sud-Ouest. Le Lot-et-Garonne est ainsi le premier département français pour la production de noisettes avec 46% des surfaces nationales, soit 1800 ha. En 1990, la surface en verger de noisettes était d’à peine 300 ha. Entre 2000 et 2010 la surface du verger de noisetier a augmenté de 76%. Parallèlement le verger de noix a presque triplé en Lot-et-Garonne entre 2007 et 2010.

JPEG - 787.3 ko
Carte du verger de noisetier, noyer et châtaignier
Source : AGRESTE Aquitaine - septembre 2012 - Les exploitations fruitières d’Aquitaine
JPEG - 620.9 ko
L’AOP « Noix du Périgord » recouvre en Lot-et-Garonne une partie de la vallée du lot et du Val de Lémance.
Carte d’après source INAO
JPEG - 841.3 ko
Le noisetier apporte une note plus sombre dans le paysage Lot-et-Garonnais. Son feuillage dense forme des lignes opaques à travers lesquelles le regard pénètre peu. Bias
JPEG - 1.1 Mo
Noyers et châtaigniers forment des plantations claires aux arbres alignés. Lacapelle-Biron

Source : AGRESTE Aquitaine - septembre 2012 - Les exploitations fruitières d’Aquitaine