Contenu

Lieu particulier : le Pech de Berre, un éperon qui signale la confluence

La confluence, un passage marqué par le Pech de Berre

JPEG - 828.1 ko
L’avancée du Pech de Berre domine la confluence. Aiguillon

La fin de la vallée du Lot à l’endroit de la confluence avec la vallée de la Garonne est marquée par un resserrement. Le Lot et la Garonne sont venus éroder le coteau, ce qui a formé l’avancée rocheuse de plus de 130 mètres de haut du Pech de Berre. Cette pointe forme une articulation entre les deux couloirs des vallées. Depuis le fond de la vallée de la Garonne, l’éperon se dresse, souligné par la couleur blanche de la roche. L’immense croix de son sommet se détache nettement sur la crête.

Un lieu unique offrant de vastes panoramas

JPEG - 1.2 Mo
Le belvédère permet de dsaisir l’ampleur des deux vallées. Aiguillon

Une petite route sinueuse donne accès à la plate-forme et en constitue l’unique accès en cul de sac. Elle offre déjà des vues panoramiques au fur et à mesure de son ascension. La vue depuis le belvédère est spectaculaire. Le paysage perçu dans les fonds de vallées s’éclaire soudainement d’une toute autre dimension. Ce qui a été traversé avec des vues partielles en bas, affiche maintenant une grande cohérence. La géographie saute aux yeux avec une simplicité déconcertante, comme vu d’avion. Tout s’offre au regard : l’étendue des deux vallées, le dessin des parcelles agricoles, la facture des coteaux. Par contre le point de confluence précis entre la rivière et le fleuve reste mystérieux et caché. Ce lieu est utilisé pour plusieurs manifestations sportives et de découvertes de l’environnement (géologie) ou encore de lecture du paysage.

Un lieu stratégique

JPEG - 547.8 ko

Compte tenu de sa situation on s’étonne presque de ne pas y rencontrer les ruines d’une tour d’un château tant cet endroit offre à presque 360° des panoramas très lointain sur ce qui l’entoure et constitue naturellement une place forte incontournable pour contrôler les deux vallées. De fait le site semble avoir été occupé à plusieurs reprises : à l’âge du bronze final (c’est à-dire vers le VIIIe siècle av. JC), à l’âge du fer et au cours du Moyen Âge. S’il n’a pas encore été prouvé que, pendant la protohistoire, le Pech de Berre était un site de hauteur fortifié, un certain nombre d’éléments laissent toutefois présager l’existence d’un possible rempart barrant l’éperon sur sa largeur. (Source : Le site de hauteur protohistorique du Pech de Berre à Nicole, Lot-et-Garonne », Documents d’archéologie lot-et-garonnaise, 2, 1995)

JPEG - 1.2 Mo
Le Pech de Berre, un éperon qui signale la confluence