Contenu

Le pôle d’attraction aujourd’hui

JPEG - 700.3 ko
L’aire agenaise constitue le principal pôle de richesse du département. Agen

En Lot-et-Garonne certains pôles urbains sont plutôt riches en revenus et en cadres (Agen), d’autres sont plus ouvriers (Tonneins, Marmande). Les cadres et les retraités privilégient les centres urbains mais souvent aussi les coteaux attractifs dans les 10 km alentour : les vallées des Serres ou du Gers pour travailler à Agen, le Queyran pour travailler vers Marmande, les coteaux de la Lède pour travailler à Villeneuve, etc...
Les campagnes conservent leur population ouvrière dans les vallées actives. Ailleurs, les actifs sont surtout agriculteurs et les retraités sont nombreux, en particulier là où une activité s’est interrompue comme la sidérurgie à Fumel, ou le tabac vers la confluence.
Certains de ces secteurs restent cependant attractifs pour de nouveaux résidents : beaucoup de retraités s’installent dans le nord et le centre du département, et davantage d’actifs à moins de 10-20 km des centres urbains.

JPEG - 573.5 ko
La densité de population. Les densités restent modérées.
Carte Insee 2012
JPEG - 529.5 ko
Le revenu médian par habitant
Carte Insee 2012

Seule Agen atteint 3 000 habitants/km2, soit une densité proche de celle des villes centres majeures de France. Les autres villes centres ne dépassent pas 400 hab/km2. Les premières couronnes ont une densité autour de 100 hab/km2 -soit un habitant par hectare- (rose foncé), les secondes couronnes entre 60 et 80 hab/km2 (rose moyen).
La densité dans les communes rurales les plus habitées atteint 15-30 hab/km2, et tombe entre 5 et 10 pour les moins habitées. La plus déserte est Boussès dans les landes avec 0.9hab/km2, soit moins d’un habitant pour 100 ha.
Les secteurs à la fois densément peuplés et aux revenus aisés sont concentrés dans l’agglomération d’Agen et sur les coteaux en rive sud du Lot près de Villeneuve.
Plusieurs secteurs apparaissent « résidentiels », peu peuplés mais d’une population aisée : la seconde couronne d’Agen, qui comprend le sud des Serres, le secteur d’Astaffort à NomDieu au sud, les coteaux autour de Marmande et de la vallée de l’Avance.



JPEG - 10.6 ko

Marmande
La terrasse moyenne est très habitée (120 hab/km2).
Les cadres s’installent sur les coteaux des vallées secondaires proches - ruisseaux du Trec, vers Seyches, et de la Gupie- mais aussi au sud de la Garonne, sur les coteaux de l’Avance orientés vers l’ouest.
Queyran
Sur la rive sud, la terrasse agricole du Queyran est assez densément peuplée (30 à 80 hab/km2), de gens assez aisés.
Le chômage reste élevé, et particulièrement pour les femmes (>60% de l’ensemble des chômeurs).

JPEG - 10.6 ko

Les bourgs du nord
Des cadres actifs sont installés sur les coteaux de la vallée du Laussou, autour de Monflanquin.
On compte 20 à 80 résidences secondaires par commune, soit 15 à 30% des logements ; une tendance qui rappelle le Lot et l’est de la Dordogne tout proches.
Les bourgs comportent une part importante de retraités : Miramont surtout, et Duras, Castillonès, Monflanquin.
Plus de 10% des logements sont vacants dans les bourgs ; en campagne, plus de la moitié du bâti est d’avant-guerre.
1/3 des jeunes sont au chômage vers Duras.

JPEG - 10.6 ko

Les terres pauvres peu peuplées
Ces secteurs (<15 hab/km2) recoupent les affleurements de sables éocènes peu fertiles : la vallée du Verteuil qui forme une marche séparant les terroirs est et ouest ; la rive droite du Dropt et les collines entre Villeréal et Monflanquin.
Les nouveaux résidents, plutôt aisés, apportent un nouveau bâti sur les coteaux du Laussou.
Fumel-Tournon
La population est ouvrière, avec beaucoup de retraités installés dans les collines vers Tournon.

Tonneins et Aiguillon : la confluence
Toute la vallée de la Garonne est ouvrière.
La moyenne terrasse est très peuplée (60 à 120 hab/km2), plus ouvrière encore qu’à Marmande, avec une forte part de retraités.
Les logements sont souvent d’avant guerre (>50%) et vacants (>10%). Le chômage est assez important.
JPEG - 616.3 ko
Les aires urbaines de Lot-et-Garonne
Carte Insee 2010
Villeneuve - Ste-Livrade
L’habitat s’étend sur les coteaux de la Lède au nord de la ville, et une population assez aisée est installée sur la rive sud du Lot.
La vallée est très habitée jusqu’à Ste-Livrade. L’habitat s’étire sur le coteau nord jusqu’à Clairac, avec une forte proportion de fonctionnaires, de retraités (>30%), de résidences secondaires.
Le chômage est assez important.
Casteljaloux
La population de Castel jaloux est souvent retraitée, en augmentation (>2% par an).
Les alentours sont peu habités, mais par des gens assez aisés et des cadres.
Landes
La population des Landes est faible (<15 hab/km2). On y trouve moins de propriétaires de leur logement principal (<70%), les ménages ont souvent 2 voitures (>50%) et 80% des actifs - souvent dans l’industrie du bois- partent travailler dans une autre commune.
Des constructions récentes ont eu lieu vers Houeillès.
Agen
Une première couronne se concentre dans les 15 km autour d’Agen, et s’étend vers l’amont de la vallée de la Garonne.
Les logements sont occupés, et l’habitat ancien est franchement minoritaire.
Des habitations récentes s’étendent sur le coteau nord, ceux de la vallée de la Séoune et, au sud de la Garonne, sur les coteaux de la vallée du Gers.
Une seconde couronne, à 15-20 km d’Agen, est moins peuplée et assez résidentielle : le nord de Serres, la partie sud du pôle urbain.
Ces deux couronnes forment le principal pôle de richesse du département, et celui où les diplômés (>bac+2) représentent plus de 20% de la population.
Nérac
A l’ouest de Nérac, la large vallée de l’Auvignon reste active avec sa population ouvrière.
Les retraités sont nombreux (>30%) et la vallée de la Baïse attire (>2% par an).
Dans la campagne au contact du Gers, l’habitat est souvent d’avant-guerre (>60%).



Des villes dans les vallées majeures

JPEG - 603.8 ko
Sur le Lot, le pôle principal regroupe Villeneuve-sur-Lot (23 232 hab) et Sainte-Livrade-sur-Lot (6 182 hab).Villeneuve-sur-Lot

Les habitants, comme l’activité agricole et industrielle, se concentrent dans les principales vallées. On y trouve à la fois les terres les plus fertiles et les axes historiques de circulation : A62, N113, train, ainsi que l’aéroport à Agen.

JPEG - 851.2 ko
Les 3 aires urbaines principales et les 6 aires secondaires du Lot-et-Garonne. Chaque pôle urbain, majeur ou secondaire, se rattache à une rivière et à sa vallée.
Carte INSEE 2010
Le département comporte trois des douze grandes aires urbaines de l’Aquitaine, toutes situées dans les vallées majeures. Tous les autres pôles, plus modestes, sont également situés dans des vallées.

- Dans la vallée de la Garonne : le pôle principal regroupe Agen (33 620 habitants), Le Passage (9 389 hab), Bon-Encontre (6 151 hab) ; l’autre grand pôle est celui de Marmande (18 218 hab). Citons également les pôles secondaires de Tonneins (8 866 hab) et Aiguillon (4 300 hab), ville de la confluence et au centre du département

- Sur le Lot, le pôle principal regroupe Villeneuve-sur-Lot (23 232 hab) et Sainte-Livrade-sur-Lot (6 182 hab).

- Les autres villes secondaires sont respectivement Fumel dans la vallée du Lot ; Nérac (7 106 hab) dans la vallée de la Baïse ; Casteljaloux dans la vallée de l’Avance ; Miramont- de-Guyenne dans la vallée du Dropt.

Des centres urbains et leur première couronne qui restent accessibles

JPEG - 539.9 ko
La première couronne regroupe des communes jouxtant la ville centre, dans les 5 km environ des villes comme Villeneuve. Ledat

Le logement accessible

JPEG - 348.8 ko
Le prix de l’habitat au m2. L’échelle correspond à la carte de gauche. Elle varie de 500€/m2 au coeur des collines de Guyenne à 1500€ autour d’Agen, loin des 3000 €/m2 de Bordeaux
Carte Efficity et DGFIP 2008

Acheter un logement reste deux fois moins cher que dans le Bordelais, même dans la grande couronne d’Agen, le secteur le plus prisé.

La couronne de revenus élevés et de diplômés

La ville centre

Les résidences principales dominent (résidences principales >80%), surtout en propriété directe, avec peu de copropriétés et de collectifs (<15% des habitations principales).

La première couronne

La première couronne regroupe des communes jouxtant la ville centre, dans les 5 km environ des villes comme Marmande, Villeneuve. Autour d’Agen, une seconde couronne s’étend jusqu’à 10-15 km de la ville centre et tend à englober toute l’entité des Serres, sauf la partie est (Beauville) et s’étend vers l’amont de la vallée de la Garonne.
Les logements sont occupés, et l’habitat ancien est franchement minoritaire.

JPEG - 990.3 ko
Le taux respectifs, de gauche à droite, d’ouvriers (foncé : > 21%), cadres (>8%), retraités (>27%)
Cartes Insee 2012

Ces premières couronnes forment le principal pole de richesse du département, et celui où les diplômés (>bac+2) représentent plus de 20% de la population, avec une part significative de cadres et de fonctionnaires. On y trouve des revenus plus élevés qu’en ville centre (> 15-20 000€/personne autour de Marmande, Villeneuve), une proportion importante de familles nombreuses disposant souvent de 2 voitures (>50%), un peu moins de propriétaires (< 70%), très peu de résidences secondaires (< 2%). Le solde naturel, résultant des naissances sur place, est positif autour d’Agen : c’est le seul secteur du Lot-et-Garonne dans ce cas.
La population comporte une concentration de bacheliers et diplômés (>15%), ce que l’on retrouve un peu autour de Marmande, et peu à Villeneuve, dont le caractère est franchement plus ouvrier.
Sous l’effet d’une pression immobilière modérée mais significative, le parc de logements augmente dans l’ensemble des couronnes de ces couronnes péri-urbaines de +1 à 2%/an et se rajeunit (logement antérieur à 1949 <10%). S’y installent des cadres (> 5%) et des retraités, davantage que des ouvriers (<20%).

Des coteaux prisés

JPEG - 809.2 ko
Avec moins de 60 habitants/km2, ces communes restent des villages ruraux dont certains coteaux sont parsemés de maisons avec de grands terrains. Dausse

Ce sont surtout des communes plus éloignées comme d’anciennes vallées industrielles et ouvrières -certaines le sont toujours- ou des vallées attrayantes dont les coteaux bien exposés en cours de résidentialisation.
Avec moins de 60 habitants/km2, ces communes restent des villages ruraux dont certains coteaux sont parsemés de maisons avec de grands terrains.
Le chômage y est plus faible (<7% de la population active). 80% des actifs partent travailler dans une autre commune.
Les deux dynamiques se croisent souvent dans une même commune.
Des habitations récentes s’étendent sur le coteau au nord d’Agen, ceux de la vallée de la Séoune et, au sud de la Garonne, sur les coteaux de la vallée du Gers.

La seconde couronne d’Agen

Une seconde couronne, à 15-20 km d’Agen, est moins peuplée. La population est plutôt aisée dans le nord des Serres, et au sud du pôle urbain sur les collines qui relient la vallée du Gers (Astaffort) à celle de l’Auvignon (Nomdieu, Francescas). D’autres secteurs sont plus ouvriers. Le bâti y est souvent vétuste avec la moitié des logements datant d’avant 1949. Là où l’activité régresse, le taux de retraités dépasse 30%.

La campagne

JPEG - 431.3 ko
La pression urbaine et le mitage qui consomment l’espace agricole.
Carte Diren Aquitaine
Avec 10 à 30 habitants/km2, les communes éloignées des pôles urbains sont avant tout agricoles, et comportent souvent plus de 30% de retraités, souvent ouvriers.
L’habitat a l’avantage de rester assez accessible, en-dessous de 1000, voire 500 €/m2 à l’acquisition, tout en restant proche de villages vivants.
Faute d’être réinvestis par des actifs ou des cadres retraités qui les rénovent, plus de 10% du bâti est souvent vacant.
Quelques secteurs sont très peu peuplés (<15 hab/km2). Ils recoupent les affleurements de sables éocènes peu fertiles : la vallée du Verteuil qui forme une marche séparant les terroirs est et ouest ; la rive droite du Dropt et les collines entre Villeréal et Monflanquin. Dans ce dernier secteur, de nouveaux résidents plutôt aisés apportent un nouveau bâti sur les coteaux pittoresques de comme ceux de la vallée du Laussou.


Un flux continu d’arrivants et de partants

JPEG - 632.8 ko
Un flux continu de personnes viennent travailler dans le Lot-et-Garonne au cours de leur vie, ce qui s’inscrit dans un vaste mouvement en France de migration en cours de la vie vers le sud et vers l’ouest. Lacapelle-Biron

Les enfants du pays qui partent

Naître au pays

Le Lot-et-Garonne s’inscrit dans une dynamique bien connue de la France du quart sud-ouest (aquitaine + massif central). Le taux de natalité est modeste (2.02 naissances/femme) et par conséquent, les familles nombreuses plus rares qu’au nord (moins de 4.8% de familles de 5 personnes ou plus).

Partir étudier

30% des 18-24 ans partent chaque année étudier dans une capitale régionale en dehors du Lot-et-Garonne. Le solde pour le département est une perte de 280 étudiants par an. Cela reste cependant plus modéré qu’en Dordogne ou dans le Gers qui perdent 350 à 400 étudiants par an.

Les arrivants qui adoptent le département

Un flux continu de personnes vient travailler dans le Lot-et-Garonne au cours de leur vie, ce qui s’inscrit dans un vaste mouvement en France de migration en cours de la vie vers le sud et vers l’ouest.
Le département gagne chaque année 75 emplois, ouvriers ou cadres, dont un quart de fonctionnaires.
Le PIB reste faible (20 000€/habitant) et il reste moyen rapporté par emploi (57 000 €/an).
Dans cette valeur ajoutée, les services publics pèsent lourd (25%) ; suivent l’industrie (14%), le commerce (14%) et enfin l’agriculture (5%) (chiffres 2005).

Tourisme : en retrait de pôles majeurs

Le département est en retrait des pôles majeurs que sont les Pyrénées et l’océan. Il assure 400 000 nuitées /an, contre 1 à 4 millions/an dans les départements touristiques voisins.
Les services aux particuliers pèsent 4% de la valeur ajoutée, contre 6 à 9% dans des départements touristiques.
Les campings représentent 280 000 nuitées, contre 1 à 3 millions en Dordogne, dans le Lot ou l’Aveyron.
L’Agenais a peu de repères identitaires et de sites emblématiques sur lesquels appuyer sa spécificité.
C’est un pays ouvert, sans barrière véritable avec les régions voisines ; il n’a pas de frontière que l’on franchit pour y pénétrer : ce département se traverse souvent sans s’y arrêter
Son caractère se découvre donc surtout en miroir, depuis un regard extérieur, quand celui qui est parti ailleurs revient ou repasse au pays.
Il ne se présente pas, même à ses propres habitants, comme un pôle d’attraction.
Quelques phrases souvent entendues :
« Ici on n’a pas d’architecture locale »
« Ici c’est la campagne. On aime les thuyas »
Il est surtout riche de petit patrimoine, de paysages quotidiens, qui font sa qualité de vie pour ceux qui y séjournent un minimum de temps.
Beaucoup de familles ont un bout de terrain, un mobile home, un appartement de vacances dans une région beaucoup plus emblématique à 1 ou 2 h de route de chez elle : Pyrénées, Périgord, Quercy, Pays Basque.
Au pays on travaille, on vit au quotidien, mais les locaux eux-mêmes parcourent peu leur département pour le plaisir.

Agriculture : beaucoup d’emplois, mais parfois précaires
JPEG - 775.6 ko
Les emplois agricoles par commune (cercles violets) et le degré d’intensification en surface exploitée par emploi (beige clair : 1 emploi pour moins de 20 ha)
Carte d’après Maaf 2012, IGN GéoFra 2010, sur données communales Agreste

L’agriculture fournissait en 2008 12 000 équivalent emplois à plein temps, soit 7.5% des actifs. Les cultures spécialisées -arboriculture, légumes, polyculture- offrent une bonne partie des emplois salariés. Ces 5500 années de salaire sont réparties entre plus de 20 000 personnes, essentiellement des jeunes, dont 1600 salariés permanents. Ils viennent compléter les 6000 actifs exploitants « professionnels » - dont 800 pluriactifs - auxquels il faut ajouter 1000 actifs familiaux et 7500 chefs d’exploitation « non professionnels », avec une activité limitée.
Les emplois agricoles sont très concentrés dans les communes des 2 vallées majeures et les territoires voisins où les vergers et le maraîchage génèrent plus de 100 à 200 emplois par commune, soit plus d’un emploi pour 20 ha de surface agricole ; il s’agit surtout de surfaces irriguées.
Dans les collines du reste du département, le nombre d’emplois agricoles par commune retombe en-dessous de quelques dizaines, exploitant chacun au minimum 35 à 50 ha. Cette surface exploitée resterait très insuffisante en système céréalier ; même dans les collines, les emplois restent liés à des ateliers intensifs, qui sont souvent des vergers irrigués autour de lacs collinaires.

Faire souche en campagne

Trouver un emploi local

Le département reste l’un des rares territoire où l’on peut vivre et travailler au pays car l’agriculture occupe sa main d’œuvre toute l’année, contrairement aux gens du Périgord, du Lot, des Pyrénées qui doivent « descendre » faire une saison dans les vignes ou les vergers des plaines. Ainsi, l’ouvrier agenais voyage traditionnellement peu.

Apprécier la qualité de vie d’ici
JPEG - 609.8 ko
Les principaux secteurs de construction actuels. Les secteurs de construction sont les premières couronnes mais aussi les vallées secondaires prisées pour leurs paysages : Baïse, Gers, Séoune, Lède, Trec, Laussou, etc.
Carte INSEE, % des résidences principales construites après 1990
On vient de loin s’installer dans les grandes et les petites vallées du Lot-et-Garonne. Une part importante de la population est d’origine étrangère au département, parfois très ancienne à l’image des vendéens du pays des bois au nord de Marmande ou des italiens du XVI ème siècle, souvent plus récente à l’image des descendants de familles d’Espagne, d’Afrique du nord ou d’Indochine. Ces familles ont souvent fait souche localement, entre ceux qui sont restés travailler -ou passer leur retraite- au pays, et ceux qui sont partis travailler loin d’ici.
L’intégration passe par l’adoption de codes communs clairement identifiés : recettes culinaires, rugby, chasse à la palombe, pêche- mais aussi par une forme de rejet commun du pouvoir central de Paris et de Bruxelles considérés comme étrangers. Ces codes peuvent selon les cas peut faciliter ou faire obstacle à une intégration de chaque nouvelle vague d’arrivants qui s’installent dans ce paysage avec leurs maisons, leurs jardins, leurs filières de vente.

Avoir une résidence secondaire

JPEG - 607.5 ko
Les résidences secondaires par commune, en nombre
Carte INSEE 2012
JPEG - 592.7 ko
Les résidences secondaires par commune en proportion des logements
Carte INSEE 2012

Les résidences secondaires sont nombreuses dans les villes d’Agen, Villeneuve, Fumel et dans quelques communes très attractives : au nord de Villeneuve et à l’ouest de Nérac, et dans une moindre mesure dans tout le nord et l’est du département à l’approche du Périgord et du Lot.
Dans les secteurs peu habités, leur proportion dépasse 10%, voire souvent 25% des habitations : c’est le cas dans tout le nord et l’est du département, mais également dans les Landes.

Rester ou venir s’installer à la retraite

Pour 10 000 habitants, 50 retraités viennent chaque année s’installer dans le département, presque autant qu’en Dordogne ou dans le Lot (+70 arrivants retraités pour 10 000 hab). Ces migrants viennent chercher le soleil, et arrivent surtout des régions plus au nord.

Le Lot-et-Garonne est un paysage à vivre. Sa richesse est d’avoir permis jusqu’à présent à chacun d’y trouver un ancrage local, un lieu d’activité, un site de respiration pour 1h ou pour un week-end, une région pour vivre sa retraite, une tranche de vie active, voire pour faire souche pour plusieurs générations.